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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
AURORA, Dante, le Paradis, la Divine Comédie.

Aurora.

Le Paradis trouve sa conclusion dans la contemplation du mystère de la Trinité divine.

En un ultime éclair, l'esprit de Dante est illuminé, l'ancien s'estompe.

Dante est désormais immergé dans la splendeur de la Lumière suprême.

Ainsi s'achève la Divine Comédie, offrant à votre coeur la magie de ces vers immortels :

"Dans la profonde et splendide substance de la haute Lumière, m'apparurent trois cercles de trois couleurs et de même étendue ; et l'un par l'autre paraissait réfléchi, comme Iris par Iris; et le troisième paraissait un feu qui de tous deux également émane.

O combien la parole est courte et combien faible à ma pensée !

Et celle-ci, auprès de ce que je vis, est telle que "peu" ce n'est pas assez dire.

O Lumière éternelle, qui seule en Toi reposes, seule Te connais, et connue de Toi et Te connaissant, T'aimes et Te souris !

Ce cercle qui, en Toi, semblait produit, comme fait la lumière réfléchie, lorsque mes yeux un peu le parcoururent, au-dedans de soi me parut offrir de sa propre couleur, notre image peinte, là où toute ma vue était plongée en lui.

Tel que le géomètre qui tout entier s'applique à mesurer le cercle et ne retrouve, en sa pensée, le principe qu'il lui faut ; tel étais-je à cette vue nouvelle : je voulais voir comment enfin l'image convient au cercle et comment elle y a son lieu.

Mais point n'auraient à cela suffi mes propres ailes, si mon esprit n'eût été frappé d'un éclair, par lequel s'accomplit son désir.

A la haute fantaisie manqua le pouvoir ; mais, comme une roue en rotation égale, tournaient déjà mon désir et vouloir, l'Amour qui meut le soleil et les autres étoiles."

Paradis, chant XXXIII, 115-145

Fin de la Divine Comédie.

AURORA, Dante, le Paradis, la Divine Comédie.
Publié par Pierre sur
Publié dans : #citations

Guitare dis-le moi...

Si je demande au monde
Le monde doit me tromper
Chacun croit être rester le même
Et que les autres ont changé

Et les matinées s’écoulent
A chercher un rayon de lumière
Pourquoi la nuit est-elle si longue ?
Guitare, toi dis-le moi...

Les hommes sont des dieux morts
D'un temple en ruine
Même leurs rêves n'ont pu être sauvé
Seule leur ombre a subsisté


Et les matinées s'écoulent
A chercher un rayon de lumière
Pourquoi la nuit est-elle si longue ?
Guitare, toi dis-le moi...

La tendre vérité d’antan
devient un cruel mensonge
Et même la terre féconde
se transforme en un désert aride


Et si je demande au monde
Le monde doit me tromper
Chacun croit être rester le même
Et que les autres ont changé

Et les matinées s'écoulent
A chercher un rayon de lumière
Pourquoi la nuit est-elle si longue ?
Guitare, toi dis-le moi...

Pourquoi la nuit est-elle si longue ?
Guitare, toi dis-le moi...

Atahualpa Yupanqui

Traduit par Pierre

... Et les matinées s'écoulent A chercher un rayon de lumière Pourquoi la nuit est-elle si longue ?

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
Depuis que j'ai goûté à ce vin... la Flûte Enchantée, Mozart.

Depuis que j’ai goûté à ce vin…

La scène suivante présente Papageno, qui n’a pas pu être initié ce qui explique qu’on l’ait perdu de vue un moment.

Vainement il tente de trouver Papagena avec sa flûte de Pan.

Il la reconnaît :

« J’ai jacassé et c’était mal. Ce qui m’arrive maintenant est juste ».

Mais l’expérience du chemin qu’il a commencé lui a fait perdre à jamais sa désinvolture.

« Depuis que j’ai goûté à ce vin, depuis que j’ai vu cette jolie petite femme… »

Quelque chose a touché son cœur, mais il se retrouve vers le monde matériel.

Dans son désespoir, il veut se pendre :

« Au revoir, toi, monde obscur ! »

Les trois enfants l’en empêchent.

Qu’il fasse sonner son carillon : « Cela fera venir la petite femme »

Alors les enfants vont chercher Papagena.

Les amants explosent de joie et se mettent à chanter bruyamment :

« Quel bonheur ce sera quand les dieux nous donneront de chers enfants,

D’abord un petit Papageno

Et puis une petite Papagena,

Et puis un Papageno…

Voilà le plus élevé des sentiments

Pour des parents,

La bénédiction de beaucoup d’enfants. »

Suit enfin une dernière tentative de vengeance.

La reine de la nuit, ses trois dames et le maure Monostatos tentent de pénétrer dans le sanctuaire de la Lumière.

Ils portent à la main des torches noires.

Le maure, à qui on a promis de donner Pamina pour épouse, conduit les autres au cœur du sanctuaire par un passage souterrain.

Cette dernière tentative est une action désespérée de l’ancien vêtement astral, que doit faire disparaître la nouvelle lumière astrale.

Un grondement sourd se fait entendre ainsi que le bruit des eaux dans le lointain.

« Maintenant ils sont dans les salles du temple.

Nous allons les surprendre,

Les hypocrites de la terre,

Par le feu ardent et l’épée puissante,

A toi, grande reine de la nuit,

Nous offrons notre vengeance . »

Alors que se déchaînent l’orage, les éclairs et la tempête, la scène entière se transforme en Temple du soleil.

Sarastro se tient sur une partie élevée avec Tamino et Pamina à ses côtés en vêtements sacerdotaux.

Auprès d’eux sont les prêtres égyptiens.

Les trois enfants tiennent des fleurs à la main. Ce sont les fruits de l’amour qui produit la triple alliance de la Lumière.

La reine de la nuit et sa suite reconnaissent qu’ils sont perdus :

« Notre puissance est abattue, anéantie.

Nous nous précipitons dans la nuit éternelle ».

L’ancien « astralis » du candidat est complètement annihilé par l’intense vibration du rayonnement divin.

Le chœur conclut avec l’hymne de la victoire.

Les aspects personnifiés par Tamino et Pamina :

Osiris, la sagesse de l’âme, et Isis, la beauté de l’âme, sont unis par la force de l’Esprit Saint.

Ici apparaît une couronne rayonnante au-dessus de la tête des candidats. Et le chœur des initiés chante :

« Salut à vous, initiés,

Vous avez combattu les ténèbres.

Reconnaissance à Osiris et à Isis !

La force a vaincu,

Et donne en récompense,

A la sagesse, à la beauté,

La couronne de l’éternité ».

Fin de la Flûte Enchantée, de Mozart.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"Le macrocosme dure éternellement", extrait de La Gnose Chinoise.

La personnalité, le véhicule humain, était au commencement un instrument créé pour donner à une intelligence directrice les moyens de faire des expériences, de parachever l'univers, de servir la Gnose.

Cette intelligence directrice est l'homme véritable, le dieu unique.

Mais cet instrument s'est emballé et se donne le nom d'homme.

La conscience du véhicule provient d'un rayon de la conscience intérieure divine.

L'homme divin véritable ne vit pas pour lui-même, ne cherche pas à se conserver lui-même, ne vit pas dans le danger, le besoin, il n'a pas à vivre pour lui-même.

Il est soumis à la loi d'une autre nature et possède une conscience d'éternité.

Il est existentiellement un avec l'univers, avec la manifestation universelle, il est sustenté par le prâna de vie.

" Le macrocosme dure éternellement. Il en a le pouvoir parce qu'il ne vit pas pour lui-même.

C'est pourquoi le sage se place lui-même derrière l'Autre, et ne fait donc plus qu'un avec le premier.

Il se détache de son corps; et ainsi justement il conserve son corps.

C'est parce qu'il ne connaît pas l'égoïsme.

Et son manque d'égoïsme favorise ses propres intérêts.

Tao Te King, chapitre 7

Commentaires du Tao Te King

La Gnose Chinoise, Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.

A suivre, Le coeur du sage est profond comme un abîme.

"Le macrocosme dure éternellement", extrait de La Gnose Chinoise.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"Ne fais aucun cas des distinctions honorifiques", extrait de La Gnose Chinoise.

N'arrive-t'il jamais de prendre pour de l'agitation, ou pour une tentative d'agitation, ce qui, en réalité, ne l'est pas ?

"Si les protecteurs pratiquent le wu wei, le non-faire total, en service impersonnel et fraternel, il n'est rien qu'ils ne puissent bien gouverner.

Il ne se produit aucun développement dialectique, seul apparaît un développement ésotérique nouveau et positif."

Comment le constate-t-on ?

Par les faits, par les résultats.

Observez les faits, et vous le saurez.

"Ne fais aucun cas des distinctions honorifiques, ainsi le peuple ne contestera pas.

Ne prise aucun bien d'acquisition difficile, ainsi le peuple ne volera pas.

Ne regarde pas ce qui excite le désir, ainsi le coeur du peuple ne sera pas troublé.

C'est pourquoi le sage gouverne en vidant les coeurs de tout désir, en remplissant bien les ventres, en affaiblissant les mauvais penchants et en fortifiant les os.

Il fait toujours en sorte que le peuple n'ait ni savoir, ni désir.

S'il n'y parvient pas, il s'arrange pour que ceux qui savent n'osent agir.

Il pratique le wu wei (non-faire), et il n'est rien qu'il ne puisse bien gouverner."

Tao Te King, chapitre 3

Commentaires du Tao Te King,

Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.

A suivre, Tao est vide.

"Ne fais aucun cas des distinctions honorifiques", extrait de La Gnose Chinoise.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"Les cinq qualités des sages philosophes" extrait de La Gnose Chinoise.

... Il a la prudence de qui traverse une rivière à gué en hiver; il est tout simplement un exemple d'extrême modestie et de prudence. Car n'est-il pas comme un nouveau-né qui jette son premier cri dans une vie nouvelle ?

Il a la vigilance de qui redoute son voisin; jour et nuit il est sur ses gardes, car ne gît-il pas dans une étable comme un nouveau-né dans l'étable de la nature de la mort ? Hérode ne le guette-t-il pas pur le tuer ? C'est pourquoi il montre une grande vigilance afin de ne pas devenir une victime au pays de l'exil.

Il a la circonspection de l'invité envers le maître de maison; il est dans une large mesure orienté sur ce qui en constitue l'essence, donc extrêmement correct envers tous ceux avec qui il entre en contact.

Il s'efface comme la glace fond; un changement continuel se poursuit nuit et jour en lui, le processus ostensible d'une vie nouvelle concrète et la disparition de l'ancien caractère.

Il est simple comme le bois brut; la simplicité caractérise sa vie. Il ne flatte aucun aspect de son état.

Il est vide comme une vallée; il est exempt de désirs terrestres, ils ont disparu du sanctuaire du coeur.

Il est comme l'eau trouble pour ceux de l'extérieur; il ne se donne pas la moindre peine pour montrer son véritable état; il rayonne tout simplement sa lumière. Pourquoi jetterait-il des roses aux ânes et des perles aux pourceaux? Beaucoup le considèreront comme sot, insignifiant, infime, ignorant, donc pour eux il est comme une eau trouble, impénétrable.

"Dans l'antiquité, les sages philosophes qui se consacraient à Tao étaient infimes, subtils, obscurs et très pénétrants. Ils étaient d'une profondeur telle qu'on ne peut la comprendre.

Et comme on ne peut la comprendre, je vais m'efforcer d'en donner une image.

Ils avaient la prudence de qui traverse une rivière à gué en hiver; la vigilance de qui redoute son voisin; la circonspection de l'invité envers le maître de maison. Ils s'effaçaient comme la glace fond. Ils étaient simples comme le bois brut et vides comme une vallée. Ils étaient comme l'eau trouble."

chapitre 15 - 1

commentaires du Tao Te King

La Gnose Chinoise, Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.

A suivre, Les impuretés du coeur.

"Les cinq qualités des sages philosophes" extrait de La Gnose Chinoise.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"Qui meurt sans se perdre jouira de la vie éternelle", extrait de La Gnose Chinoise.

...

Ainsi l'homme matériel que nous connaissons est apparu dans le monde matériel.

Cet homme n'est pas l'homme véritable, l'homme supérieur voulu par Dieu, mais représente l'instrument à l'aide duquel réaliser le grand miracle de la création.

A cette fin l'homme supérieur l'entoure mais il lui manque encore le facteur animateur, la flamme qui l'embrasera.

Le facteur animateur, l'élément qui conduit à la "vie" véritable doit encore être réalisé, construit à partir de la base.

Tous les éléments nécessaires doivent se mettre en mouvement.

Toutes les possibilités sont réunies et suivant l'émotivité, la sensibilité et l'activité a lieu une combinaison, une interaction de forces et de rayonnements.

De profondes expériences sont alors vécues.

Et si celles-ci se gravent suffisamment dans l'homme en formation - processus s'accompagnant, de beaucoup de souffrances et de douleurs - un désir intense se développe en lui, le désir de connaître le but de la vie, ainsi que celui de pouvoir y répondre et y coopérer.

Nous voyons que la recherche en est la conséquence, ainsi que l'amour qui naît dans le coeur pour ce but unique.

A un moment donné, la compréhension parfaite jaillit dans le sanctuaire de la tête.

Celle-ci entraîne un contact intime, un rapprochement très étroit entre l'homme supérieur et l'homme inférieur.

Un échange se développe.

La force de rayonnement de l'homme supérieur illumine intensément la tête et le coeur de l'homme inférieur.

Cette force lumineuse qui relie, unit et ne peut se manifester que si l'homme inférieur satisfait aux conditions requises, cette force ardente fait disparaître le facteur de cristallisation, appelé aussi facteur gluten.

Le facteur gluten se manifeste, en particulier, surtout dans le sang.

La disparition du facteur gluten concerne la transformation atomique déjà décrite.

Cette transformation atomique ouvre l'homme inférieur, l'instrument, à la descente de l'éther-feu.

L'homme inférieur, enveloppé de flammes, paré des langues de feu de la Pentecôte déversées par l'éther-feu , réalise, grâce à ce contact intime, l'union avec l'homme supérieur.

Un être nouveau se développe.

Et de jour en jour le feu fait croître l'homme nouveau.

...

Qui se détache de l'apparence

Trouve le chemin de l'être intérieur

Qui parvient au non-faire

Est admis dans la chaîne.

" Qui connaît les autres est perspicace, qui se connaît soi-même est éclairé.

Qui vainc les autres est fort, qui se vainc soi-même est tout puissant.

Qui sait se modérer est riche, mais qui est énergique a de la force de volonté.

Qui ne s'écarte pas de sa nature essentielle vivra longtemps, mais qui meurt sans se perdre jouira de la vie éternelle."

Fin du chapitre 33 et fin du livre La Gnose Chinoise de Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.

Commentaires du Tao Te King.

"Qui meurt sans se perdre jouira de la vie éternelle", extrait de La Gnose Chinoise.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"L'Unique Bien", extrait de La Gnose Chinoise.

...

L'homme nourrit en lui l'idée de l'unique Bien, il rêve de l'unique Bien.

Tous les êtres nés de la nature ont un élan vers le bien.

Même le pire des criminels rêve du bien.

Mais avec leur forme apparente d'êtres nés de la nature et dans la nature dialectique, il leur est impossible de réaliser ce bien, d'exercer cette bonté.

"Nul n'est bon pas même un!"

Quand l'homme, à l'encontre des lois de la nature, pratique pourtant cette bonté, veut pourtant l'exercer et la qualifie à tord d'"amour", il renforce seulement les oppositions, il accentue souvent les contrastes, l'écart entre lumière et ténèbres devient beaucoup plus douloureux, et les souffrances de l'humanité s'accroissent incommensurablement.

Car la loi de la nature s'accomplit et, par le mouvement des forces contraires, la lumière qu'il voulait conserver et à laquelle il s'agrippe, se change en un noir d'encre, et l'amour en haine.

Sa réalité se change en illusion et sa vie est vaine.

Dans sa lutte pour conserver et rendre stable ce qui ne peut l'être, il a, par ses activités sentimentales et mentales, fait du mal une réalité astrale dans sa propre sphère et à l'extérieur.

Telle est la réalité dans l'illusion de la vie dialectique et c'est ainsi que la sphère astrale tout entière est corrompue par la cohorte des archontes et des éons.

Voilà les fruits de la religiosité selon la nature!

...

"Qui marche bien ne laisse aucune trace derrière lui.

Qui parle bien ne donne à personne des raisons de la blâmer.

Qui compte bien n'a besoin d'aucun instrument de calcul.

Qui ferme bien ne se sert d'aucun verrou et pourtant personne ne peut ouvrir ce qu'il ferme.

Qui lie bien n'utilise pas de corde et pourtant personne ne peut délier ce qu'il lie."

Chapitre 27-1

Commentaires du Tao Te King

La Gnose Chinoise, Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.

A suivre : Qui marche bien ne laisse aucune trace derrière lui.

"L'Unique Bien", extrait de La Gnose Chinoise.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Blanche-Neige.
Blanche-Neige, une histoire, un message gnostique.

La marâtre offre de nombreux aspects.

Elle personnifie, en particulier, les forces de la nature de la mort, avec tous ses désirs, toutes ses spéculations et ses imitations.

Ce sont les forces qui dépouillent systématiquement la Pistis Sophia de sa lumière.

C'est parce que l'homme, individuellement et collectivement, est relié à la marâtre et se nourrit de sa force fondamentale, que sa personnalité est porteuse de cette force.

On connaît le "moi" qui se met en avant; on connaît ses désirs, sa volonté obstinée, ses spéculations et ses ruses au service de son intérêt personnel.

C'est la marâtre en nous, l'ennemie de la petite Blanche-Neige, le principe divin de l'âme, la Rose du coeur.

Dans toutes les sphères du monde dialectique, l'homme expérimente la façon dont la marâtre s'efforce de sauver sa propre vie en attaquant ce qui est immortel.

Son angoisse incessante pour son existence personnelle illusoire et sa peur d'être démasquée doivent finalement avoir pour conséquence l'anéantissement complet du moi et de toute illusion.

La triple attaque de l'âme est sans cesse brisée par la triple offrande d'amour des forces de l'Ame-Esprit.

Mais avant que le plan de salut du Logos s'accomplisse, chaque individu assez mûr pour cela suit un difficile processus pour devenir conscient, processus radical et au plus haut point dramatique.

Dans le conte, Blanche-Neige grandit pendant sept ans et développe les forces naturelles de l'âme, jusqu'au jour où elle atteint la beauté et la maturité.

L'angoisse, la méchanceté et la jalousie de la marâtre augmentent.

Elle semble se douter que dans tous les domaines, extérieurs et intérieurs un être bien supérieur à elle, plus beau et plus puissant, est en train de s'éveiller.

Dans l'angoisse d'avoir à souffrir une défaite, elle se tourne vers le miroir de la neutralité, la conscience cosmique, qui reflète la réalité toute nue.

"Reine, tu es la plus belle ici. Mais Blanche-Neige est mille fois plus belle que toi," répond le miroir de la vérité.

Il n'est pas surprenant que la Reine soit dite "la plus belle ici", c'est-à-dire en ce monde où il est de règle que la personnalité se mette en avant, car Blanche-Neige, le principe de l'âme divine, n'est pas de ce monde !

La marâtre convoque le chasseur afin qu'il fasse mourir Blanche-Neige, celui-ci est compatissant et la laisse s'échapper dans la forêt, puis apporte à la marâtre le coeur et le foie d'un animal qu'il a tué.

Le chasseur représente l'intellect de l'homme, que la conscience de l'âme qui s'éveille doit amener au silence.

C'est ce qui est indiqué par un coeur refroidi et un foie inerte.

Car, dans le processus alchimique du changement de l'âme naturelle en âme divine consciente, le coeur et le foie sont les deux organes décisifs pour l'attraction et l'assimilation des forces éthériques supérieures ( les quatre nourritures saintes).

Ils sont également responsables de l'expulsion des matières nocives.

Le chasseur, l'intellect, est ici déjà devenu le serviteur de l'âme supérieure.

Il laisse Blanche-Neige partir par "compassion".

Il donne à la Reine, la marâtre, ce qui lui revient.

A suivre : les sept nains.

Blanche-Neige, une histoire, un message gnostique.
Publié par Nous sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le Septième Jour de la Création, suite et fin.  Commentaires de Jan van Rijckenborgh.

Personne ne sait de combien de temps nous disposons encore pour nous joindre à l'un des groupes qui seront sauvés.

Mais nous pouvons affirmer en toute certitude que celui qui a entendu la Voix et qui, de tout son coeur, se conforme au Plan, conquiert effectivement une Ame, l'élément fondamental du Plan divin, celui-là se lie à l'Esprit et sera secouru d'une manière ou d'une autre.

Pratiquement personne ne doit se perdre.

Tout dépend de l'orientation et du comportement conséquent de chacun.

Dans l'écrit sacré de l'Apocalypse, par exemple, il est question d'un groupe d'hommes engagés dans le processus de sauvetage mais qui n'ont pas encore reçu le signe du Fils de l'Homme ni la marque à la main droite.

Le processus de libération a commencé pour eux pendant leur vie terrestre, le feu du serpent se manifestait plus ou moins mais, en raison de leur mort, le processus n'a pu progresser par suite de la disparition de différentes parties de leur personnalité.

La transformation des atomes avait donc devancé le cours de leur développement.

De tels hommes sont regroupés et gardés dans un domaine temporaire afin d'être sauvés à un moment donné.

C'est pourquoi nous vous disons : tant que vous vivez encore ici-bas en qualité d'hommes de la matière, vous avez encore la possibilité d'être sauvés, à condition que vous commenciez à transformer en vous le feu du serpent.

Comprenez-le bien, mes amis, vous serez aidés jusqu'au dernier moment.

Car le voeu le plus cher de nos libérateurs, les serviteurs de la Gnose, est que personne ne se perde.

Imaginez, si c'est possible, que l'évolution entière de l'humanité, avec toutes ses luttes, ait eu lieu en pure perte.

Imaginez que tout ce chemin soit à recommencer.

Le temps que cela prendrait serait incommensurable.

Platon parle de quelques milliers d'années.

Mais les écrits du monde entier proposent une durée de plus de 80 000 ans, et cela seulement pour le début du processus.

Une période d'attente pareille est tout simplement impossible à imaginer.

C'est la raison pour laquelle nous répétons avec insistance : en ce qui concerne l'homme, le travail de la création divine, qui dure six jours dans la Genèse, n'a pas encore pris fin.

L'humanité est toujours en cours de formation.

Le Septième Jour de la Création, le Jour de l'Accomplissement, le Grand Jour de Dieu, commence juste au moment où un seul homme se met à l'oeuvre pour se forger une Ame.

Voilà la seule chose qui importe !

A cette lumière, la vie que nous menons dans la matière est secondaire.

Ayez de la Force d'Ame, des qualités d'Ame, voilà ce qui importe.

L'homme qui possède des qualités d'Ame n'a pas à se faire le moindre souci, car "Qui conquiert l'Ame, conquiert le Tout".

Qui édifie l'Ame, édifie l'Eternité.

Et aucune merveille au monde n'est comparable à celle-là.

N'est-ce donc pas une bénédiction que cette Aurore paraisse à l'horizon ?

Nous ne vous annonçons pas la triste nouvelle d'une grande catastrophe, nous ne vous disons pas : les Temps de la Fin sont arrivés, tout va être anéanti !

Non, à vous, chercheurs, qui aspirez à l'issue libératrice, nous disons : le salut par la transmutation, le salut par le renouveau, voilà la Force, voilà l'Aurore qui se lève à l'horizon.

Tout le grandiose et merveilleux travail de la Fraternité de la Rose-Croix s'élabore dans cette certitude.

La Rose-Croix apparaît, aux Derniers Jours pourrait-on dire, afin de secourir et servir ceux qui l'acceptent.

L'humanité n'a jamais manqué de guides pour lui montrer l'Unique Chemin.

Depuis l'aube de son existence, ces guides lui font connaître ce Chemin.

Mais les hommes n'ont connu qu'une Fraternité de la Vie qui leur ait présenté la vivante Croix aux Roses, et qui la leur présente encore aujourd'hui.

C'est la Fraternité de la Rose-Croix, qui marchera toujours en tête de l'humanité avec la Croix aux roses, jusqu'à la fin triomphale, jusqu'à la victoire.

C'est pourquoi la Fraternité de la Rose-Croix est la dernière Fraternité.

Et c'est pourquoi elle se donne à bon droit le nom de Christian Rose-Croix.

La vivante Fraternité du Christ a septuplement éternisé les sept Roses, le septuple Atome originel incorruptible, qui est capable d'éveiller de son sommeil de mort le feu du serpent, notre seul espoir, notre seul secours.

Peut-on imaginer quelque chose de plus merveilleux que de pouvoir entrer dans le Jardin des Roses, la Roseraie de l'Eternité, où se manifeste la Vie elle-même, la vie divine, de magnificence en magnificence, telle une naissance sans fin?

Ainsi la mort n'existera plus.

La Vie deviendra lumière, une lumière née dans le Jardin des Roses, la Roseraie de l'Esprit-Saint.

La tombe de la vie matérielle doit se fermer pour nous tous.

Vous avez tous atteint un certain point sur le chemin de votre vie.

Et vous vous demandez maintenant : "Où suis-je, où se trouve ce point ?

Est-il déjà au delà de la frontière derrière laquelle tout recommence de façon nouvelle ?"

Non ?

Alors, hâtez-vous!

Car le nouveau Commencement, c'est le Septième Jour, le Jour du Seigneur, votre Dieu!

Et il est très important que le matin de ce Jour se lève dans votre vie.

Puissiez-vous en être tous des témoins rayonnants!

Fin des commentaires des Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix

De Jan van Rijckenborgh.

Le Septième Jour de la Création, suite et fin.  Commentaires de Jan van Rijckenborgh.
Publié par Nous sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le Troisième Jour, l'Horloge et le Globe.

Entre temps on nous montra les belles fontaines, les mines et toutes sortes d'ateliers pleins d'oeuvres d'art, dont chacune dépassait toutes les nôtres réunies.

Ces salles étaient disposées en demi-cercle, afin de donner sur la précieuse horloge, qui décorait le milieu d'une tour magnifique, et de pouvoir s'orienter sur le cours des Planètes qui s'y trouvaient merveilleusement représentées.
Là je compris de nouveau sans peine ce qui manque à nos artistes, quoi que ce ne soit pas ma tâche de les en informer.
A la fin, j'arrivai dans une salle spacieuse qu'on avait déjà montrée depuis longtemps aux autres. Au milieu se trouvait un globe terrestre d'un diamètre d
e 30 pieds.

Près de la moitié, sauf une petite partie recouverte de marches, était enfouie dans le sol.

Deux hommes faisaient facilement pivoter ce globe sur ses gonds, de sorte qu'on ne voyait
jamais plus que la partie située au-dessus de l'hor
izon.

Si je compris immédiatement que ce globe avait une utilité particulière, je ne parvenais pas à découvrir à quoi servaient les anneaux d'or fixés en divers endroits.
Mon page se mit à rire et me conseilla de les examiner attentive
ment.

Je finis par découvrir que de l'or marquait également ma patrie.

Mon compagnon chercha alors la sienne et fit la même découverte.

Il en était de même pour la patrie de tous ceux qui étaient restés là.

Alors le page nous informa que, la veille, leur vieil Atlas (ainsi s'appelait l'astronome) avait montré à sa Majesté Royale que tous les points d'or correspondaient parfaitement à la patrie de
c
hacun.

C'est pourquoi, voyant que je me sous-estimais, alors qu'il y avait un point à l'emplacement de ma patrie, il avait persuadé un des capitaines de demander que nous fussions aussi placés sur la balance, sans dommage pour nous quel que fût le résultat, puisque la patrie de l'un d'entre
nous montrait un signe particulièrement favo
rable.

Et ce n'était pas sans raison que le page ayant le plus de pouvoirs m' avait été attribué.

Je montrai une grande reconnaissance et regardai d'autant plus attentivement ma patrie, découvrant qu'à côté des anneaux il y avait quelques beaux tracés, ce que toutefois je ne dis pas pour me louer ou me vanter.

Sur ce globe, je vis encore beaucoup d'autres choses que je ne veux pas rendre publiques. Chacun doit comprendre de lui-même pourquoi chaque ville n'a pas un philosophe.
Ensuite le page nous fit entrer dans le
globe.

Il était ainsi fait qu'à l'endroit de la mer se trouvait une plaque occupant la place la plus minime, sur laquelle étaient indiquées trois missions et le nom du constructeur.

On pouvait la soulever avec précaution et accéder, par une passerelle, au centre où il y avait de la place pour quatre personnes.

Ce n'était guère plus qu'une planche ronde où s'asseoir et d'où observer les étoiles, même en plein jour (il faisait déjà nuit à ce moment).
Elles me parurent autant de pures escarboucles, rayonnant avec une telle splendeur, dans une ordonnance et sur une trajectoire si parfaites que je ne voulais plus m'en a
ller .

A suivre : les commentaires de Jan van Rijckenborgh.

Le Troisième Jour, l'Horloge et le Globe.
Publié par Blot Martine sur
 La médecine sacrée à Sumer

La médecine sacrée à Sumer

par Marguerite Kardos Enderlin | Publié le 23 septembre 2003

Les vestiges de la civilisation sumérienne témoignent de l’existence en son sein d’une médecine particulièrement développée. Non seulement, parce qu’elle touchait à des domaines très divers, allant jusqu’à certains actes chirurgicaux, mais aussi parce qu’elle embrassait le psychique et le physique dans un seul et même souci thérapeutique.

« Doucement, comme pour dévider un cocon de soie, nous commençons à dégager, depuis à peine cent vingt ans, la tradition sumérienne, six fois millénaire.Tablettes d’argile couvertes d’écriture cunéiforme, statues, bijoux, objets innombrables, temples et bibliothèques s’ouvrent comme des fleurs dans le désert de Syrie, en Mésopotamie ancienne, découvertes par des archéologues: Layard, Smith, Sayce, de Sarzec, et déchiffrées par des linguistes: Hinck, Rawlinson, Oppert, Lenormann. Cette langue agglutinante, monosyllabique, idéographique et la première connue sur notre planète fut florissante entre 3800 et 800 avant notre ère puis dispersée à travers la Perse jusqu’au plateau iranien de Zagros, les Parthes, le Caucase, l’Asie Centrale, elle féconda toutes ces civilisations.

Ainsi la tablette la plus ancienne que nous connaissons de Sumer date de 3500 ans avant J.C. Elle a été découverte à Uruk, l’une des cités-états qui composaient Sumer avec Eridu, El Obeid, Ur (patrie d’Abraham ?), Lagash et Nippur. Cette tablette porte des signes concernant la vie (une main, un temple, des arbres et des signes qui sont peut-être des chiffres). Elle pourrait être un aide-mémoire de médecin.

Nous savons très peu de choses sur l’origine de ce peuple. Venait-il d’Asie centrale? De la mer? Etait-il là depuis toujours? On sait seulement que les Sumériens étaient de type brachycéphale, pommettes saillantes, petits, trapus, les épaules larges, les cheveux foncés.

Peuple sédentaire, cultivateur et bâtisseur de villes, il nous a laissé quelques vestiges de son environnement et les fouilles faites à Uruk ont mis à jour une cité fortifiée -l’enceinte longue de 9,5 km, hérissée de tours semi circulaires, englobe une surface de 5 km carrés- bâtie de maisons en briques crues, séparées par des canaux de circulation et d’irrigation.

Cette civilisation était régie par une théocratie composée d’un roi-prêtre secondé par un clergé puissant. Un système social et, pourrait-on dire, socialiste avait été élaboré: ceux qui pouvaient travailler travaillaient également pour ceux qui ne le pouvaient pas; les maisons communiquant les unes avec les autres créaient une communauté de solidarité.

L’étude des tablettes sumériennes révèle également que cette société culturellement et techniquement très « avancée » disposait d’une connaissance médicale très vaste et élaborée. Le médecin sumérien savait soulager son patient d’un grand nombre de désordres physiques-.Il était également chirurgien, herboriste, masseur et globalement « naturopathe ». Sa réputation dépassait largement les frontières de la Mésopotamie, et des documents prouvent qu’il voyageait dans tout le Proche Orient, en Grèce, un Inde en Afghanistan et jusqu’en Chine.

UNE MEDECINE SACREE

Pour les Sumériens, la médecine faisait partie de la religion, de la science et de l’art: on voit tout de suite à quel point elle devait être différente de la médecine que nous connaissons aujourd’hui. Elle était d’abord religieuse, puisqu’elle reliait corps physique et corps spirituel, tentant toujours de reconstituer l’homme dans sa globalité, dans son unité. Les médecins sumériens savaient que Dieu est un et que l’homme parfait (HUR.SAG.KALAM.MA) doit constamment rétablir cette unicité en lui.

A Sumer, la maladie est un moyen naturel pour inciter l’homme à se dépasser, à briser les résistances de son ego dans une quête d’immortalité spirituelle. Nous en avons un exemple avec l’épopée du plus ancien roi d’Uruk, Gilgamesh, parti à la recherche de la plante d’immortalité. [Dès] qu’il la trouva, un serpent la dévora. Le signe sumérien qui désigne le serpent est le même signe qui désigne la vie constamment renouvelée; la femme, symbole de ce renouvellement, est aussi celle qui dispense les soins.

La guérison en soi n’est pas le but premier qui préoccupe le médecin. Celui-ci, thérapeute et prêtre, agit afin d’aider son patient à trouver la Vie (c’est-à-dire la santé) à travers les épreuves: ce sont des crises curatives qui préparent à des renaissances. D’ailleurs, à Sumer, il n’y a pas de mot pour nommer la maladie, celle-ci n’est pour eux qu’un enténèbrement, c’est-à-dire une absence de lumière divine.
[…]

Comme thaumaturge, le médecin-prêtre sait accompagner la descente aux enfers de son patient et l’aide à en remonter. N’oublions pas que le dieu des médecins s’appelle NIN.A.ZU, lequel est le mari d’ERESH.KI.GAL, la reine des enfers.

Cette position particulière lui permet donc d’évoluer du ciel en enfer et d’enfer au ciel, par deux fois sept niveaux de conscience: symbole, une fois encore, de vie-mort-vie.

Dans le nom NIN.A.ZU, nous retrouvons NIN, le féminin éternel, A, l’eau, ZU, la connaissance. Le fils de NIN.A.ZU et d’ERESH.KI.GAL porte le nom de NIN.GISH.ZID.DA, ange gardien des médecins, invoqué dans de nombreux textes. Avec lui va apparaître, pour la première fois, le double serpent de vie qui constitue aujourd’hui encore le caducée, l’emblème des médecins. Enfin pour compléter, l’épouse de NIN.GISH.ZID.DA est GESHTIN.AN.NA (celle qui donne l’eau de Vie), c’est à elle que seront dédiées toutes les statues aux « vases jaillissants du coeur », symboles de la vie résurrectionnelle.

FONCTION SOIGNANTE ET CREATRICE DU FEMININ

Comme nous venons de le voir, le Féminin joue un rôle fondamental dans cette médecine sacrée. Ne confondons pas le Féminin, créateur et éveilleur du divin dans l’homme, « activateur du coeur » et du « secret du coeur » qui « fait éclater la gloire » avec la femme dans l’acception du terme. Le féminin ne s’oppose pas au masculin, il contient et réunit les deux aspects récepteur et émetteur. Dès la plus haute époque sumérienne on distingue les deux forces: La femme est représentée par son sexe, prononcé MI. De même l’homme, prononcé NITA. L’antériorité, la préséance du féminin éternel est indiquée par un sexe féminin voilé, prononcé NIN. Ce n’est pas une personne, c’est une énergie, une réalité profonde, symbolisée par des figures féminines dont la beauté est perçue comme une présence du de divin créant l’amour dans l’homme, éveillant en lui le désir de la pénétration métaphysique. Remarquons que des la plus ancienne époque sumérienne, même les noms des divinités masculines sont précédés par l’idéogramme NIN, qui signifie Féminin. […] Et les idéogrammes MI (femme) et NIN (féminin) sont abondamment employés dans textes concernant les soins de l’âme et du corps où interviennent la miséricorde, la pitié, la tendresse du coeur, le secret.

Une des fonctions essentielles du Féminin est de soigner. Selon les Sumériens, la maladie est un moyen salutaire pour inciter l’homme à se transcender dans une quête d’immortalité toujours renouvelée. La femme, symbole de ce renouvellement, est celle qui dispense les soins. Thérapeute et prêtresse, elle agit afin d’aider son patient à trouver la Vie (c’est-à-dire la santé) à travers les épreuves – crises curatives-, qui préparent à des renaissances.
[…]”

Revue Française de Yoga, n°3, « De la santé au salut », janvier 1991, pp. 13-22.

 La médecine sacrée à Sumer
Publié par Cynthia sur
Publié dans : #Nous sommes vécus

Nous nous identifions à nos illusions et vivons de projections permanentes (ou presque).
Chacun essayant comme il peut de se voiler la face; pensant se cacher des autres même s'ils ne se cachent que d'eux-mêmes.
À chacun ses précieux masques.
Les yeux fermés et vécus par ce sombre brouillard, nous avons encore du mal à voir la Réalité qui est aussi présente dans nos vies. Elle nous entoure de sa compassion sans jamais nous juger et nous appel à vivre une Vie pleine de Joie et d'Amour.

2. Se voiler la face
Publié par Gisele sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

Le triangle de feu.

 

Avant le lever du rideau, l’ouverture indique par trois accords majestueux de l’orchestre tout entier les trois marches qui mènent à la vie divine : foi, espérance, amour.

En introduction d’un rite maçonnique, il est donné sur l’épaule du candidat deux fois trois coups successivement courts et longs, au total six coups.

C’est exactement ce que Mozart fait entendre dans la suite d’accords du début de l’ouverture.

 

Au commencement du deuxième acte, les prêtres rassemblés désignent les trois vertus fondamentales exigées pour l’admission aux épreuves : vertu, discrétion et charité.

Pour terminer le chœur final chante la sagesse, la beauté et la force.

La terminologie chrétienne désigne cette trinité « le Père, le Fils et le Saint-Esprit ». La mythologie égyptienne parle d’Osiris, Isis et Horus.

Ils forment ensemble le « Trigonum Igneum », le triangle flamboyant de force spirituelle, qui correspond à la structure triple du temple humain avec ses trois sanctuaires : tête, cœur et bassin (siège de l’activité).

Dans l’anatomie de l’homme, en relation avec ces aspects cachés magiques, on constate de nombreux rapports triangulaires entre organes.

Ainsi dans la tête : la pinéale, l’hypophyse et la thyroïde ; ensuite on peut considérer que le cœur, la tête et la thyroïde forment une unité, ainsi que le cœur, le foie et la rate.

Le chemin initiatique mène progressivement à des interactions harmonieuses de ces rapports triangulaires.

C’est ainsi que l’on voit clairement pourquoi le chiffre trois est au centre de cet opéra aussi bien en ce qui concerne les personnages que les accessoires.

Les trois accords majestueux symbolisant en quelque sorte le titre, le thème de l’ensemble du chemin, sont suivis d’une courte transition telle l’approche hésitante du chercheur.

Puis dans les motifs au rythme rapide de la fugue on entend les coups de marteaux des candidats travaillant à la sculpture de la pierre, à la construction du temple.

Le jeudi 4 avril 2013

A lire la suite (lundi 08 avril 2013) première scène, la Compréhension.

Le triangle de Feu, Aspects Gnostiques de la Flûte Enchantée de Mozart
Publié par Gisele sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

Aspects Gnostiques de La Flûte Enchantée, de W. A. Mozart

 

Aucun opéra n’a acquis une popularité mondiale comme la  Flûte Enchantée  de Mozart. Il faut certainement l’attribuer à la musique, mais aussi à l’influence magique qu’il exerce sur la psyché du spectateur, influence qui se communique principalement au subconscient.

 

La Flûte Enchantée  est en général considérée comme un drame relatant la lutte de la lumière et des ténèbres, lutte qui finit par la victoire de la lumière et un hymne à l’amour humain et divin.

On a régulièrement tenté de l’interpréter par rapport aux rites initiatiques de la Franc-maçonnerie, tandis que par ailleurs on en a nié sciemment l’arrière-plan maçonnique. Si la  Flûte Enchantée contient des rites maçonniques, ceux-ci ne sont pourtant que l’expression symbolique extérieure de la réalité spirituelle qui sous-tend l’action.

Il faut donc tenter d’interpréter cette réalité.

Goethe, membre d’une loge maçonnique comme Mozart, savait que seul un initié spirituel pouvait expliquer la trame de cet opéra. Il dit à propos du sujet que c’est l’expression d’un

« secret ouvertement révélé ».

Mozart quant à lui saisissait intuitivement ou même connaissait la pleine signification de la réalité spirituelle sous-jacente ainsi que la sérénité du champ gnostique, et c’est ce qui inspira sa merveilleuse musique.

Le mardi 02 avril 2013.

Lire la suite : Le triangle de Feu, Aspects Gnostiques de la Flûte Enchantée de Mozart

La Flûte Enchantée, de W. A. Mozart
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

Suite de la Compréhension.

Où se joue cette première scène ?

On peut dire qu’elle a lieu essentiellement dans la tête bien que les trois temples, qui représentent les trois centres de la conscience de l’homme, la tête, le cœur et le bassin

(plexus solaire), coopèrent.

C’est que la tête est le siège de la conscience active dominante. Ici trois courants de l’âme, trois forces astrales brisent l’interaction désordonnée des trois pouvoirs magiques et annihilent l’influence du subconscient dans le centre du bassin.

Les entités féminines et l’argent (métal lunaire) dont sont faites leurs lances indiquent qu’il s’agit de processus s’accomplissant dans l’âme. Le féminin représente l’âme parce qu’il s’agit d’un principe qui enfante, qui manifeste. La lune régente la sphère de l’âme, la sphère astrale terrestre.

Dans notre monde, l’âme connaît trois développements correspondant aux trois activités de la pensée, du sentiment et de la volonté, dans le but d’ordonner le chaos des fonctions créatrices de l’homme.

Les nombreux systèmes philosophiques et pratiques qui ont pour but d’ordonner et d’affiner la vie astrale se résument à la culture de la compréhension (science ou occultisme), à la culture du sentiment (morale ou mysticisme) et à la culture de l’activité (humanisme).

Cette triple école de l’âme apparaît sous forme d’églises, de sectes, de mouvements scientifiques, sociaux et politiques, et entretient des courants psychologiques correspondants qui influencent constamment le chercheur. Chacune de ces trois influences tourbillonne en permanence autour de lui pour s’imposer à lui.

Les trois dames apparaissent le visage voilé, ce qui indique que ces forces ne sont pas reconnaissables. Ce sont les forces exécutrices des puissances de ce monde qui servent la « Reine parée d’étoiles rayonnantes », la sphère astrale et l’être aural correspondant, et maintiennent le monde dialectique, la nature déchue.

Cet objectif tout simple se cache souvent derrière des idéaux fort élevés auxquels l’homme est très réceptif en raison de son faible souvenir de l’Ordre divin originel.

Le développement du moi de la nature est dû à la culture des forces psychiques, ce qui est nécessaire jusqu’à un certain point car il faut pouvoir s’exprimer dans la nature avec ce moi.

C’est pourquoi la Fraternité divine soutient ce développement horizontal comme préparation au chemin vertical.

Mais un tel développement reste toujours temporaire et sujet à des moments de crises.

Ce n’est qu’un commencement.

Ces crises sont des points de rupture du cours de la vie égocentrique. L’incitation à réaliser de idéaux élevés en est la conséquence et n’est encore souvent que belle apparence qui, considérée d’un point de vue supérieur, n’est pas dénuée d’une certaine hypocrisie.

Le délivrance du serpent par les trois dames n’est donc aussi qu’une apparence, la nature fondamentale de l’homme dialectique n’en étant pas pour autant vaincue.

Ces trois dames se disputent le privilège de veiller sur le prince.

Toutes trois aimeraient vivre avec lui.

C’est ainsi qu’à sa manière l’âme naturelle aspire à l’origine divine.

Mais comme aucune d’elles ne veut s’en retourner la première vers la reine, elles partent finalement ensemble pour rapporter à celle-ci les événements.

Tamino a perdu connaissance et ne réagit pas.

La conscience du chercheur se ferme toujours plus aux impulsions de la nature dialectique en raison de tant d’expériences décevantes.

Lorsque Tamino finit par se réveiller, il s’étonne de découvrir que le serpent maléfique est mort.

A ce premier stade le chercheur ne sait pas encore que le développement de son être, qui dure depuis des siècles, lui accorde encore un certain temps.

Les forces et influences inférieures chaotiques sont temporairement enchaînées mais sans que le chercheur soit lui-même prisonnier.

A suivre … le lundi 15 avril 2013 … « L’homme né de la nature déchue ».

Suite de la Compréhension, acte 1, la Flûte Enchantée, Mozart.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

La Compréhension.

La première scène nous montre un temple circulaire au milieu d’un espace rocailleux.

Tamino, le prince, descend d’un rocher armé d’un arc mais sans flèche et portant un « magnifique costume de chasse japonais », ce qui laisse entendre qu’il vient du lointain orient, là où apparaît le soleil spirituel et où il se lèvera de nouveau un jour.

C’est le pays d’origine de Tamino. Ce dernier incarne la conscience supérieure latente en l’homme, le principe spirituel qui s’est éloigné de l’Ordre originel divin et s’est égaré dans le monde matériel (l’espace rocailleux).

Cette « chute » dans le péché lui a fait perdre et oublier la mission assignée par Dieu, et de ce fait la maîtrise de son pouvoir créateur appliqué dans un but déterminé (il porte un arc mais pas de flèche). C’est ainsi qu’il ne peut se défendre contre le serpent qui le poursuit.

« Au secours ! » chante Tamino sur une musique dramatique et mouvementée, « sinon je suis perdu, victime du serpent perfide ! ».

Le serpent, le dragon des Mystères, est le symbole du feu du serpent, l’aspect spirituel du système cérébro-spinal qui agit dans la tête, le cœur et le bassin.

D’après la Bible, cette créature fut la cause de la chute lorsqu’Adamas, l’homme originel, céda à la tentation et mésusa des trois puissants pouvoirs créateurs du feu du serpent : de la pensée, d’où les fausses conceptions, du sentiment, d’où une mauvaise assimilation, de la volonté, d’où de fausses réalisations.

De la sorte une disharmonie toujours plus grande le domine progressivement et l’enchaîne totalement à la matière.

Comme ce mauvais emploi de la force du feu du serpent, la kundalini, continue de plus belle de nos jours, l’image du serpent qui nous poursuit est une illustration très actuelle de la réalité quotidienne. Sans en être conscients, nous sommes constamment en train de fuir les conséquences catastrophiques de ce mauvais emploi.

Les forces qui libèrent nos désirs, notre volonté et notre pensée égocentriques, s’opposent sans cesse à celles des autres, et c’est ainsi que nous semons continuellement des germes de conflits, de maladies et de mort.

Jusqu’au moment psychologique où l’homme en fait soudain l’expérience consciente et se rend compte à quel point il est poussé par la nature de son être déchue.

La poursuite par le serpent n’est donc pas une expérience unique, mais l’expérience permanente de chacun.

Quand on commence à s’apercevoir de cette réalité, la détresse de l’âme grandit, l’âme « crie », elle appelle au secours.

Or ce cri ne reste pas ignoré. Lorsque Tamino n’a plus la force de résister et qu’il s’évanouit, la porte du Temple s’ouvre et trois dames voilées entrent portant chacune une lance d’argent dont elles transpercent le serpent.

« Victoire ! victoire ! L’acte héroïque est accompli. Il est libéré grâce à notre courage ! ».

A suivre … le jeudi 11 avril 2013… suite de la Compréhension

La Compréhension, début de l'acte 1, la Flûte Enchantée, de Mozart.
Publié par Mirra sur
Publié dans : #citations

Qui se limite vivra la limite, qui se ferme vivra l'enfermement, qui est spontané vivra la spontanéité, qui se dépasse vivra le dépassement, qui se juge vivra le jugement.

Qui s'ouvre vivra l'ouverture et qui se libère vivra la libération

Lydie

Des limites?
Publié par sur
Publié dans : #regard sur un livre

Lors de cette étude, nous désirons entreprendre avec le lecteur le décryptage du conte de St Exupéry « le Petit Prince », afin d'établir un lien entre la narration du récit et le mythe du devenir spirituel de l’homme. Pour mener à bien l’objectif fixé, le lecteur devra faire abstraction des éléments narratifs auxquels eut recours l'auteur pour rendre agréable le récit et lui donner un caractère poétique et naïf (personnification de la fleur etc...) En effet, ces éléments peuvent brouiller les pistes voire perturber la représentation de la trame en tant que ré-actualisation de l’épopée de l’humanité qui poursuit sa destinée divine.

Une fois ce dépouillement fait, le conte apparaît comme une succession de symboles fort frappants appartenant à la tradition universelle. Aussi, comme nous le verrons par la suite, certaines images font étrangement écho à la tradition biblique ou à un ésotérisme plus contemporain appartenant à certaines traditions rosicruciennes.

Le lecteur avisé fera lui-même ces rapprochements bien que certains d’entre eux peuvent sembler plus hermétiques que d’autres. Il s'agit donc de mettre en lumière le contenu symbolique éminemment spirituel et de l’offrir au lecteur désireux d’aller au-delà d’une simple histoire pour enfant.

Dès la dédicace, l’auteur met le lecteur face à une exigence essentielle : redevenir enfant. Il ne s'agit pas ici d' une jeunesse physique, mais bien plutôt d’une jeunesse de l’esprit. Le lecteur doit retrouver la faculté imaginative propre à l’enfant, la flexibilité, la souplesse de l'esprit qui n'a pas encore été formaté par une utilisation excessive d'une pensée raisonnable et analytique. Il ouvre l'être à une forme plus imaginative et analogique, à une sensibilité qui laisse une plus grande place à la pénétration du "magique". C’est de ce pré-requis que l'auteur démarre véritablement son histoire.

Une fois ce préambule achevé, il place le lecteur face à une des grandes étapes du processus de développement spirituel. Le narrateur se trouve dans le désert à cause d'une panne d'avion. Le désert est un symbole fort. Il correspond à une frontière, à la fin d'un développement basé sur l'ego et au début d'un processus qui repose sur l’âme divine. L'homme qui, après avoir épuisé toutes les stimulations que vont lui offrir la vie de ses sens et de son ego, se trouve véritablement dans un désert à la fois de stimulation et surtout de sens (signification). Toutes les directions ou tentatives sont veines pour satisfaire le profond sentiment d'insatisfaction qui règne en lui. Il ne sait plus vers quoi se tourner. Il est alors métaphoriquement dans un désert. La panne de son avion ne fait que confirmer l'impasse dans laquelle il se trouve. Il n'a plus d'échappatoire. Aussi, si le désert marque un terme à cet ancien système de vie, il offre dans le silence, ou absence de stimulation, la possibilité de gestation d'une autre réalité, d'une autre conscience. Il marque, ainsi, le début d'un nouveau processus de développement possible basé sur la conscience âme spirituelle. Ainsi, apparaît, sorti de nulle part, le petit prince. C'est un être qui vient du ciel, symboliquement il est divin. Son apparition est très intéressante. Sa question semble si incongrue que l’aviateur ne comprend pas tout à fait la question. Il ne comprend pas non plus d'où a pu surgir cet être. En effet, il ne peut pas, au départ, le reconnaître autant par le langage que par sa présence énigmatique. Cette impossibilité à le reconnaître est due au fait que l'âme ne fait pas partie du monde de l'ego. Le petit prince vient d'une autre planète. L'âme appartient à une autre réalité, à un autre domaine de conscience. Cependant, remarquons bien que l'ego, l'aviateur, n'a pas le choix de ("ne pas lui obéir" ou "de lui obéir ou non" (?) lui obéir. La puissance du mystère est telle que la conscience moi est contrainte de lui obéir, ce qu'elle fait sans rechigner. A partir de ce moment-là, le lien est établi. Remarquons que tout le long du récit le petit prince ne répond pas aux questions de l'aviateur, mais plutôt il lui raconte l'épopée de sa vie. Cela n' est pas dû au fruit du hasard, car la conscience âme ne répond pas aux exigences de l'ego, elle enseigne l'être sur les réalités spirituelles. Elle ne lui parle pas, elle lui raconte sa vie, son origine.

Commence alors un jeu discursif qui permet de faire cohabiter deux espaces symboliques en même temps. L'espace symbolique aviateur/petit prince et petit prince/ rose. On se rend compte alors que le rapport qui unit chacun des deux binômes est identique mais ils ne se réfèrent pas au même plan de manifestation.

Afin d'éclaircir ce procédé, analysons la planète du petit prince. Sa planète ronde est toute petite. On peut littéralement le traduire par une notion chère à l’antiquité qui voyait l'homme comme un microcosme, soit petit monde. On nous dit de cette planète, qu'elle possède trois volcans, c'est-à-dire trois centres de conscience. Mais seuls deux sur trois fonctionnent, le troisième étant endormi. Une autre présence est fondamentale, la rose. C'est à dire l'âme divine. Le lien entre le microcosme et le divin est actif. Le Petit Prince entretient parfaitement sa planète. Il est le gardien des règles. Il acquiert un statut de serviteur de l'Ordre. Il est tel Abel, une entité qui maintient les rites, qui prend soin de ses attributs et de son lien avec le divin. La présence de la rose atteste de cette liaison. Cependant, le microcosme ne peut aller au-delà de cette fonction. Il ne peut qu'entretenir l'héritage légué, mais en aucun cas il pourra permettre une expansion du divin, c'est à dire prendre part à la fonction créative divine.

A ce sujet nous aimerions faire une digression. Le Petit Prince est obsédé par les pousses de baobabs qui mettent en péril l'intégrité de sa planète. Anaphoriquement nous pouvons établir un lien entre les baobabs et le système du penser non maîtrisé, sujet aux impulsions du corps astral. En effet, une pensée commence avec peu d'ampleur, au moment de sa naissance. Elle est encore suffisamment frêle pour que l'individu, en ne l'alimentant pas, puisse la faire disparaître. Si par « paresse » ou « négligence » la pensée est alimentée, elle devient petit à petit un baobab aux racines profondes qui pousse le système à son autodestruction. C'est ce que Shakespeare dénonce lorsqu'il écrit Othello. Il présente un roi, parfait sous tous les aspects, qui se laisse insidieusement empoisonner par une pensée insignifiante et saugrenue. Mais par négligence il alimente celle-ci qui le poussera à la folie, c'est-à-dire au meurtre de celle qu'il aime.

Donc, d'Abel, le Petit Prince doit devenir Caïn, c'est-à-dire en finir avec le rite pour devenir lui-même créateur. Il doit devenir non pas un gardien mais véritablement un créateur du divin. Voilà pourquoi seulement deux des trois volcans fonctionnent. Le centre de l'esprit, c'est-à-dire la tête, la Connaissance, le nouveau penser n'est pas encore en activité. Pour cela, il rompt son lien avec sa patrie, afin de mettre en activité ce centre de la Connaissance et d'acquérir le pouvoir créateur. Le premier homme était un être vivant et le dernier sera un être vivifiant.

Nous voici aux portes du mythe d’Adam et Ève. Ils vivent en harmonie avec la manifestation divine. Mais la connaissance nécessite une rupture avec la manifestation. Afin de la retrouver après un processus de formation, ils mordent le fruit de la dialectique, de l'arbre du bien et du mal. Mais cette dialectique n'est pas la nature de la mort. Il s'agit de la dialectique prévue par Dieu, c'est-à-dire un espace pédagogique où le microcosme s'inscrit dans un processus de maturation. Ce processus n'est en rien source de cristallisation mais bien d'apprentissage. Le Petit Prince illustre ainsi les vagues microcosmiques qui ont plongé dans ce processus. Aussi, la pureté du Petit Prince et le souvenir de son lien divin (la rose) lui permettent de suivre sans encombre les leçons de cette dialectique divine. Elles l'enseigneront. Mais dans un premier temps, il rencontre des microcosmes dégradés qui ont perdu le lien et le souvenir avec leur réalité spirituelle. Ils sont pleinement identifiés à une dialectique de cristallisation. Aussi très rapidement sans s'y attacher, le Petit Prince découvrira des caractéristiques égotiques propres à la nature cristallisante : l'orgueil, la vanité, l'autorité etc… Seul, à ses yeux, l'homme au réverbère trouve grâce. Cela est d'autant plus normal que l'allumeur de réverbère respecte lui aussi la loi, c'est-à-dire le rite. Mais la loi n'est plus, à ce moment, adéquat dans le système du Petit Prince. C'est pourquoi elle apparaît comme absurde. Le Petit Prince arrive donc sur Terre, dans le désert lui aussi, tel Jésus dans l'étable. Il poursuit sa gestation. On apprend par son récit que les grandes forces dialectiques, le renard, lui enseigne la valeur du spirituel. Sa rose n'est pas semblable aux milliers d'autres. Il apprend donc le discernement. Le souvenir est remplacé par le sentiment de responsabilité et c'est ce nouveau sentiment qui le meut. Ces forces lui offrent même la possibilité de retour vers sa planète originelle. Elles offrent la résolution de toutes les énigmes posées par la dialectique divine. C'est donc par l'intermédiaire du serpent que le cycle peut s'achever.

Tel Judas qui permet la révélation christique au monde, le serpent, en donnant métaphoriquement la mort, permet à l'entité un voyage sans risque de retour vers la manifestation divine. Ainsi l'âme éveillée du microcosme, sous la figure du Petit Prince, enseigne le système nouvellement éveillé de l'aviateur sur son origine et sa mission en dévoilant les tribulations de son processus. Ce mythe, en tant qu’épopée des vagues d'incarnations des microcosmes est révélé au microcosme déchu qui fait de nouveau l'expérience consciente du lien rétabli avec sa réalité spirituelle. Cela n' est pas un hasard si la durée du séjour dans le désert est de 8 jours. En effet, la valeur symbolique du 8 en tant que porte ouvrant sur le chemin initiatique de l'âme s'inscrit parfaitement dans la cohérence de notre analyse. Le narrateur réussit donc un tour de force en superposant les réalités macrocosmique et microcosmique. Il démontre, ainsi, la simultanéité de ces processus qui s' inscrivent dans un processus collectif ou individuel.

Cette rencontre, qui confond l'un et l'autre plan, permet de reprendre le récit comme si l'aviateur et le Petit Prince étaient une seule et même personne ou plus précisément comme s'il s'agissait d'un seul et même processus de maturation. Les voilà tous deux dans le désert avec la soif qui les tenaille. Ils suivent chacun leur propre processus mais en même temps ils parcourent le même, car il est de caractère universel. Il est en lui-même un processus archétypal. Le Petit Prince enseigne l'aviateur simplement car il se trouve sur un plan de manifestation plus vaste. Cependant cela ne l'empêche pas d'avoir à réaliser lui-même la quête héroïque et c'est parce qu'il parcourt ce processus qu'il peut l’enseigner.

Revenons à la soif et au manque d'eau. Nous comprenons rapidement que cette eau est également métaphorique. D’où le discours du Petit Prince : « oui c'est cette eau là que je veux », « elle est bonne pour le cœur ». Il ne s'agit pas ici de n'importe quelle eau ni de n'importe quel puits. En effet, le Petit Prince se réfère à l'eau de Vie issue de la source de la Vie. Elle est l'énergie de Vie qui soutend toute la manifestation. Elle est l'Aleph de la Cabale, c'est-à-dire l'énergie primordiale et régénératrice. C'est pourquoi elle a la capacité d'animer le cœur c'est-à-dire l'âme. Elle offre des forces vives pour que le nouveau système qui se met en place puisse entrer en activité et se substituer efficacement à l'ancien système. Sans cette nourriture, donc sans la capacité à puiser dans le puits universel, le nouveau système ne peut devenir opérationnel. Le Petit Prince et l'aviateur sont donc tous deux pourvus de nouvelles forces. L'un finalisera le processus c'est-à-dire le retour à sa patrie originelle en déposant métaphoriquement son corps, c’est-à-dire en mourant dans cette nature et l'autre pourra reprendre son voyage avec son avion. Cette mort ne laisse point de trace, le corps disparaît car elle est une mort qui a vaincu la mort. L'aviateur quant à lui poursuit sa tâche en témoignant de son expérience du divin au monde. Ainsi, il rassure et rassemble tout ceux qui cherchent. Il met en lien ceux qui ont vu ou expérimenté le Petit Prince en leur demandant de rentrer en contact avec lui. Une communauté est donc possible sur la base de l'expérience au divin. Son lien avec l’âme est indélébile et les cieux ou les étoiles sont là pour lui rappeler à chaque instant son attache au spirituel.

Le caractère universel des symboles qui sous-tendent la trame explique le succès mondial de ce livre qui, loin de se contenter d'une histoire enfantine, transmet des valeurs universelles et des représentations spirituelles du devenir de l'homme. Consciemment ou inconsciemment, le lecteur est confronté à une réalité nourricière qui résonne dans le fondement même de sa structure c'est-à-dire dans la dimension spirituelle de son être qui sous-tend sa vie et lui offre non seulement le sens véritable de son existence mais également sa légitimation universelle.

vous l'aurez compris les couleurs sont la participation de tous....

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Du mythe du devenir  l’Homme  au conte de St Exupéry
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #regard sur un conte, #Blanche-Neige.
Blanche-Neige, un message du Graal, dans un conte.

Qu'est-ce que les contes ?

Quand ils sont authentiques, ils émanent de la source cosmique de la vérité éternelle.

De nombreux contes populaires sont des messages de l'âme, éveillant dans l'humanité une nostalgie : celle d'avoir à accomplir une mission intérieure secrète et créatrice.

Les contes illustrent, à l'aide d'images simples, ce processus de création.

Mais à notre époque peu d'hommes sont encore capables de comprendre intuitivement leur message.

C'est pourquoi on tente de dévoiler ce message de diverses manières.

Il y a des contes qui, tels des joyaux étincelants, donnent une connaissance profonde des mystères du Graal.

Ce sont ceux qui proviennent des écoles des mystères chrétiens du moyen-âge, contes destinés à transmettre leur contenu gnostique aux élèves d'alors beaucoup plus habitués que nous aux images et aux symboles.

Ces contes ne reflètent pas seulement le processus de développement naturel de l'âme dans le monde dialectique.

Ils témoignent aussi d'une intervention christique cosmique universelle, agissant partout et en tout, de l'intérieur vers l'extérieur et de l'extérieur vers l'intérieur, dans le microcosme comme dans le macrocosme.

Etant donné qu'ils émanent de la Gnose, ces contes présentent le triple processus universel selon la formule suivante :

1 - Tous les microcosmes proviennent, à l'origine, du Monde divin, que ce soit par leur chute ou par leur offrande d'amour (Ex Deo nascimur).

2 - Tous les microcosmes reliés au monde de l'espace-temps, soit par la chute, soit par leur offrande d'amour, passent par d'innombrables épreuves et purification et, avant leur retour, par le brisement du moi (In Jesu morimur).

3 - Après la renaissance parfaite de l'âme, ils s'élèvent hors de la nature de la mort et retournent dans le Monde divin par la force de l'Esprit vivant ( Per Spiritum Sanctum reviviscimus).

Dans un conte authentique, cette triple signature universelle est visible - n'en serait-ce que par un faible reflet.

Ces contes relatent un incident cosmique, comme la chute des esprits lucifériens ou l'offrande d'amour volontaire de la Fraternité christique.

C'est une réalité supérieure qui pénètre tout et à laquelle tout homme est relié consciemment ou non.

Blanche-Neige donne une image particulièrement belle et pénétrante de ce message cosmique.

A suivre, l'histoire de Blanche-Neige, un conte, un message du Graal.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Poème de Krishnamurti, #l'immortel Ami.
Poème de Krishnamurti, rencontre avec sa nature intérieure. VII.

Comme l'arbre au bord de la route

Est lavé par la pluie,

Ainsi ai-je été purifié

De la poussière des âges.

Comme l'arbre luit au soleil

Après une douce pluie,

Ainsi mon âme se réjouit

En toi.

Comme l'arbre

Puise dans ses racines

Sa force immense,

Ainsi je me tourne vers Toi,

O racine de ma force.

Comme la fumée

Monte vers le ciel

En droite colonne,

Dans le calme du soir,

Ainsi ai-je grandi jusqu'à Toi.

Comme la flaque d'eau

Sur la route

Reflète la face du ciel,

Ainsi mon coeur

Reflète Ta joie.

Comme le nuage solitaire

Est accroché au sommet des montagnes,

Loin de la vallée qui l'envie,

Ainsi suis-je demeuré en suspens,

De génération en génération,

Dans la solitude.

Mais comme le grand nuage

Qui se hâte

Pour devancer les vents violents,

Voici, je descends

Dans la vallée...

Dans la vallée

Où sont les chagrins

Et les bonheurs fugitifs,

Où sont les naissances et les morts,

Les ombres et les lumières,

Les luttes et la paix éphémère,

Où le bien-être est trouvé dans la stagnation,

Où penser c'est souffrir,

Où sentir c'est créer de la douleur.

Dans la vallée Je descends

Car j'ai vaincu,

Et Tu es né

En Moi.

Comme la lumière transperce les ténèbres,

Ainsi Ta Vérité

Pénétrera le monde.

Comme la pluie purifie la terre

Et lave toute chose,

Ainsi Je rendrai pur le monde

Par Ta Vérité.

Pendant bien des âges,

A travers bien des vies,

Je me suis préparé.

Mais maintenant

Voici, la coupe est pleine.

Le monde y boira,

L'homme croîtra en Ta divinité,

Ton bonheur resplendira sur son visage

Car Ton messager

S'avance.

Je suis celui

Qui ouvre le coeur de l'homme,

Qui lui donne le réconfort.

Je suis la Vérité,

Je suis la Loi,

Je suis le Refuge,

Je suis le Guide, le Compagnon, le Bien-Aimé.

J.KRISHNAMURTI

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Nous sommes vécus
Ma propre misère.

Si les hommes pouvaient de temps en temps parler à leur âme de cette manière, la face du monde en serait sûrement changée:

"Mon âme!
Quand seras-tu donc bonne et simple, sans mélange et sans fard?
Quand renonceras-tu à ces folles cupidités et à ces vains désirs qui te font souhaiter des créatures animées et inanimées pour contenter tes passions, du temps pour en jouir davantage, des lieux et des pays mieux situés, un air plus pur, et des hommes plus sociables?
Quand seras-tu pleinement satisfaite de ton état?
Quand trouveras-tu ton plaisir dans toutes les choses qui t'arrivent?
Quand seras-tu persuadée que tu as tout en toi?

Marc-Aurèle, Empereur romain du IIe siècle.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Les hiérarchies divines, Dante, le Paradis, la Divine Comédie.

Les Hiérarchies divines.

En une puissante vision sonore, Dante perçoit l'accord de l'harmonie des sphères où les intelligences divines sont appelées par leur nom.

Ces multitudes travaillent par groupe de trois, en étroite collaboration.

Béatrice les présente sous le nom que leur a donné la tradition chrétienne :

"Et celle qui voyait en mon esprit les pensers douteux dit : les premiers cercles t'ont montré Séraphins et Chérubins.

Si rapidement ils suivent leurs liens, afin de se rendre autant qu'ils peuvent semblables au Point, et plus haute est leur vue et plus ils le peuvent.

Et ces autres amours qui les encerclent s'appellent Trônes de la Face divine, par eux s'achève le premier ternaire.

Apprends que tous ont d'autant plus de joie que leur vision pénètre davantage au fond du vrai, où tout esprit s'apaise.

D'où l'on peut voir que la béatitude a son assise sur l'acte de voir, et non sur celui d'aimer, qui lui succède."

Paradis, chant XXVIII, 97-108

"L'autre ternaire, qui ainsi germe dans ce printemps éternel, que ne dépouille point le nocturne Bélier, chante perpétuellement "Hosanna" avec trois choeurs qui résonnent en trois ordres de joie en lesquels il prend forme.

En cette hiérarchie sont trois déesses (trois divines substances) : la première les Dominations, ensuite les Vertus, le troisième ordre est celui des Puissances.

Aux deux avant-derniers cercles sont les Archanges et les Principautés ; au dernier sont les anges, l'emplissant tout entier de leurs ébats joyeux.

Tous ces ordres divers au point central conspirent ;

tous attirés vers Dieu, vers Dieu tous ils attirent ;

communiquant le feu dont ils sont animés."

Paradis, chant XXVIII, 115-129

A suivre...

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"Etre et non-être", extrait de La Gnose Chinoise.

Quand le chercheur voit le chemin, voit Tao, dès qu'il découvre intérieurement que, selon l'expression de Lao-Tseu, il "souffre dans l'égo", que rien ni personne ne peut guérir cette souffrance, que rien ni personne ne peut éteindre ce feu jusqu'à ce que lui-même ne dise adieu à l'être-moi.

C'est alors que se met à briller devant le pèlerin "la grande lampe de la conscience universelle," dont la rayonnante lumière divine apaisera sa soif et, comme le consolamentum, le sortira de sa nuit et l'élèvera au-dessus de sa souffrance.

Etre et non-être.

Si Tao pouvait être défini, il ne serait pas le Tao éternel.

Le nom qui peut être exprimé n'est pas le nom éternel.

En tant que non-être on peut dire qu'il est le fondement de la manifestation universelle.

En tant qu'être, il est la Mère de toutes choses.

Donc, si le coeur persiste à "ne pas être" - c'est-à-dire est exempt de tous désirs et intérêts terrestres - il est possible de contempler le mystère de l'essence spirituelle de Tao.

Si le coeur persiste à "être" - c'est-à-dire est plein de désirs et d'intérêts terrestres - il n'est possible de voir que des formes limitées, bornées.

Les deux, l'être et le non-être, coulent de la même source, mais ils ont des effets et des objectifs différents.

Tous deux sont un mystère, et ce mystère est la porte de la Vie.

Tao Te King, chapitre I

A suivre, le Wu Wei.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Tao Te King extrait
"Qui se vainc soi-même est tout-puissant", extrait de La Gnose Chinoise.

...

Comme l'humanité se trouve au début de l'ère du Verseau, l'ère du Bélier et l'ère du Poisson sont donc pour ainsi dire entièrement derrière elle.

Autrement dit, comme votre microcosme admet en lui une nouvelle personnalité environ une fois tous les sept cents ans, ainsi vous avez vécu environ six vies au cours des quatre mille ans écoulés, et vous êtes maintenant dans la sixième ou la septième vie après l'ère du Bélier.

Nous voulons vous montrer que, dans un lointain passé, vous avez déjà reçu et perçu personnellement, dans votre existence matérielle, le message vous appelant à votre vocation.

En conséquence le salut vous a été présenté et vous l'avez éprouvé dans des conditions analogues.

...

...

La volonté est la force la plus haute et la plus grande que l'homme puisse posséder.

C'est la raison pour laquelle est est appelée "le grand prêtres".

Quand, par le processus de la transfiguration, l'homme inférieur s'élève jusqu'à l'homme supérieur grâce à l'âme, la volonté en tant que véritable pouvoir royal et sacerdotal peut être employée, être reliée au feu de la divinité.

De la sorte une croix ardent est dressée, absolue, s'étendant sur tout, dont le feu afflue verticalement de la sur-nature pour se répandre horizontalement sur le monde entier.

...

chapitre 33-2

La Gnose Chinoise, Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.

A suivre : dernier versant du chapitre 33 et fin du livre : Qui meurt sans se perdre jouira de la vie nouvelle.

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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