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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Articles avec #dante catégorie

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Dante, La Divine Comédie. Un message universel pour notre époque.

Dante, La Divine Comédie.

Dante, le grand poète du moyen âge.

Beaucoup d’entre vous ont peut-être dans leur bibliothèque, son chef-d’œuvre :

« La Divine Comédie ».

Plusieurs parmi vous l’auront vraisemblablement feuilleté ou lu.

Mais avez-vous compris que « La Divine Comédie » était une œuvre gnostique pure, véritable ?

Avez-vous compris que « La Divine Comédie » donnait le déroulement d’un réel chemin de sanctification ?

Le poème de Dante sur l’enfer, le purgatoire et le paradis n’est pas un rêve arbitraire, fabuleux et fantastique, mais l’incarnation vivante du chemin complet de la transfiguration.

Dans son « Inferno », Dante décrit l’enfer de la vie dialectique avec ses conséquences.

Le « Purgatoire », la montagne de purification, nous montre de quelle manière le noyau spirituel, base de la Vie nouvelle, peut être libéré par le dépérissement de l’être-moi.

Et dans son « Paradisio », Dante nous présente le Royaume de Dieu.

Celui qui étudie ces trois ouvrages à la lumière de sa réalité intérieure les éprouve comme un parfait et clair reflet de l’Enseignement universel.

Si vous avez beaucoup lu et si la Lumière spirituelle peut encore pénétrer en vous, il est presque inconcevable que vous n’ayez pas compris le message de « La Divine Comédie » et que nous n’ayez pas apprécié le trésor qui y est contenu.

Il y a, dans la « Divine Comédie », trois figures de premier plan :

Virgile, Dante et Béatrice.

Dante est le microcosme combattant, le système tout entier qui, à un moment donné, découvre qu’il est dans l’exil de la dialectique et y est touché par l’appel de la Gnose.

Virgile est son soi dialectique, le véritable moi de la nature, sa conscience dialectique.

Guidé par Virgile, Dante pénètre dans l’enfer et découvre ce monde dans sa condition infernale et sa réalité brisée.

Sous la conduite de Virgile, Dante pénètre dans le purgatoire, le monde du dépérissement de soi.

Et lorsqu’il a fait l’ascension des sommets les plus élevés de cette montagne de purification, lorsqu’il en a éprouvé et approfondi toute la souffrance, Virgile le laisse seul.

Car le soi terrestre, le moi de la nature, doit mourir, il ne peut pénétrer dans la Terre nouvelle.

Jean doit disparaître là où Jésus apparaît.

Et voici : à peine Virgile a-t’il disparu que l’Autre, - Béatrice – apparaît devant Dante.

Béatrice signifie : celle qui rend heureux.

En effet, l’Autre véritable et céleste, la nouvelle entité qui apparaît dès que le moi terrestre a disparu, c’est la Félicité éternelle Elle-même.

Béatrice est la Gnose, celle qui rend éternellement heureux.

« O vous, qui avez un entendement sain, admirez donc la doctrine qui se cache sous le soleil tissé de ces vers étranges ».

Dante, La Divine Comédie.

Enfer, chant IX, 61-63

A suivre … le vendredi 31 mai 2013…

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
L'enfer, sous la fascination des animaux sauvages. Dante, la Divine Comédie

L’ENFER

Sous la fascination des animaux sauvages.

Prélude à la Divine Comédie : Dante erre dans la forêt de l’inconscience et de la perdition.

Son trésor d’expériences est encore insuffisant à le rendre conscient de sa propre errance :

Il ignore même qu’il a dévié du chemin de la vérité.

Pourtant, à un moment donné, il perçoit le soleil du matin.

Il voit, toute proche, une montagne irradiée de lumière.

Va-t-il pouvoir progresser en direction de cette lumière ?

Trois animaux sauvages, une panthère, un lion et une louve, se placent en travers de son chemin :

La panthère, avec son pelage bariolé représente la fugacité et la diversité des actes et des pensées dans le manège de la vie.

Le lion, indique l’attitude courante de celui qui marche la tête haute, poussé par la faim dévorante du désir, de l’orgueil et de la fierté insatiables dont, en général, nous sommes tous victimes.

L’avidité ronge la louve décharnée. Elle symbolise la force funeste qui nous relie à toutes les choses matérielles.

Découragement, peur et désespoir s’emparent alors du pèlerin qui ressent l’union fatale de ces trois forces en son être.

Ce sont les causes fondamentales de la souffrance qui accable Dante, tout comme l’humanité.

Le poète aspire ardemment à trouver un véritable sauveur.

En cet instant, son appel intérieur est si puissant et si sincère que les animaux, révélateurs de ses propres imperfections, reculent pour un moment, au fond de son être.

C’est alors que Dante aperçoit devant lui l’auteur prophétique de l’Enéide : Virgile.

Il utilise cette figure célèbre pour évoquer la conscience profonde qui s’éveille en son être et qu’il va devoir suivre.

Il invoque ainsi :

« Vois la bête qui m’oblige à me détourner de ma voie : aide-moi contre elle, ô sage que tous vénèrent, car elle fait vaciller mon courage dans mes veines. »

Enfer, chant I

Et la réponse lui parvient :

« Cette bête, devant laquelle tu cries, ne laisse passer aucun homme là où elle se trouve, elle s’oppose même tellement à sa marche qu’elle finit par le tuer ; sa nature est si mauvaise et si perverse qu’elle ne satisfait jamais son désir insatiable, qu’après avoir dévoré, elle a plus faim qu’auparavant ».

Enfer, chant I, 94-99

Il s’agit ici d’une mise en garde contre l’avidité qui trouve toujours un chemin pour s’insinuer dans l’âme humaine.

Comment remédier à cette insatiable faim ?

Le grand Chien (associé à Cangrande della Scala, bienfaiteur de Dante, chez qui il trouva refuge à Vérone) représente la vigilance de l’âme qui mettra un terme aux agissements de la louve :

« Le chien de chasse viendra l’exterminer, lui ne se nourrira ni d’or ni de terre, mais de sagesse, de vertu et d’amour. »

Enfer, chant I, 101-104

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Dante, la Divine Comédie, Aux portes de la ville infernale "interdite".

Aux portes de la ville infernale « interdite ».

Des murs et des crêneaux embrasés donnent accès à la ville interdite.

Une légion d’adversaires en bloque l’accès à Dante, qui est encore un vivant.

Déjà découragé, il voudrait faire marche arrière lorsque trois furies l’attaquent.

Elle appellent la Méduse à l’aide.

Or, chacun sait que la Méduse pétrifie sur le champ celui qui la regarde.

Alors Virgile (la compréhension profonde) ferme les yeux de son compagnon (le désir ardent) au regard mortel de la Méduse .

Mais voici qu’un messager céleste s’approche et dénoue la situation : dans une tempête de feu, il force les portes de la ville infernale, permettant ainsi au pèlerin d’affronter ce qui se cache dans l’Enfer.

Pourquoi cela ?

Parce qu’un vivant est à même de percer à jour les intentions de la hiérarchie des ténèbres et de lui infliger une peine insupportable.

Par l’ouverture des portes infernales, l’auteur montre comment la Lumière aide l’homme à percevoir la vie inconsciente qu’il a menée jusque-là.

Dante s’adresse spontanément au lecteur afin de le rendre attentif à ce spectacle :

« Nous sommes parvenus où je t’ai dit que tu verrais les foules douloureuses qui ont perdu le bien d’entendement ».

Enfer, chant III, 16-18

« Vous, qui avez un entendement sain, admirez la doctrine qui se cache sous le voile tissé de ces vers étranges ».

Enfer, chant IX, 61-63

Dante veut conduire le lecteur à se poser des questions essentielles :

-Comment se manifeste la Méduse dans ma vie ?

-Que représente la ville infernale ?

-L’homme est-il capable, sans aide spirituelle, de par ses seules forces, de sonder les anomalies enfouies dans son être ?

Lorsqu’au milieu de toutes sortes d’appréhensions ou de peurs et face à ces découvertes, le candidat se souvient clairement de sa profonde nostalgie (l’amour pour Béatrice), lorsqu’il reconnaît la justesse du chemin sur lequel il se trouve, l’Esprit peut l’aider car, ce faisant, il invoque lui-même les forces du chemin .

Aussi voit-on ici le messager, l’ange, lui venir en aide.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Dante, la Divine Comédie, la traversée du fleuve du sang.

La traversée du fleuve du sang.

Dante traverse le Flégétonte, le fleuve de sang.

« Mais fixe les yeux sur la vallée, car s’approche le fleuve de sang dans lequel bout quiconque fait violence à autrui ».

Enfer, chant XII, 46-51

Qu’est-ce que ce fleuve du sang ?

Le sang est un fluide qui transmet aux cellules du corps entier les nutriments et l’oxygène dont il a besoin.

Il est aussi le véhicule à travers lequel circulent toutes sortes d’émotions et d’influences karmiques qui s’expriment dans l’être.

Vengeance, représailles et haine sont des forces absolument funestes que nous émettons sans même nous en rendre compte, créant ainsi des dommages non seulement pour notre entourage mais aussi à la qualité même de notre âme .

« O convoitise aveugle, ô colère folle, qui éperonnes tant notre courte vie, et si mal en éternité nous trempes ! »

Enfer, chant XII, 46-51

« Je vis des gens plongés jusqu’aux sourcils ; et le Centaure dit : ce sont les tyrans qui s’assouvissent de sang et de pillage.

Ici l’on pleure la cruauté des crimes… »

Enfer, chant XII, 104-106

Il nous incombe donc de traverser le fleuve particulièrement sombre de notre sang et de comprendre l’importance de sa purification progressive, grâce à un comportement intelligent.

Le Centaure qui porte Dante symbolise les forces opposées et équilibrantes qui, en notre être, prennent nos instincts pour cible.

A suivre…

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
La forêt des suicidés, Dante, l'enfer, la Divine Comédie.

La forêt des suicidés.

Parvenus sur l’autre rive du fleuve du sang, l’angoisse n’est pas moindre.

Dante nous en rapporte ses impressions lugubres :

« Nul vert feuillage, mais de couleur obscure, nul rameau droit, mais noueux et tordu, nul fruit n’avait, mais pointes à venin ».

Enfer, chant XIII, 4-6

Ils se trouvent en un lieu désertique, sauvage :

Aucun chemin, aucun pont qui le traverse.

Ici ne demeurent que les terribles harpies. Rien qui puisse seulement rappeler un être humain !

L’homme en est pourtant bien la cause.

La vie supérieure s’est totalement retirée de la nature, la volonté humaine, ayant gravement péché contre la Volonté universelle.

Effrayé et saisi de pitié, Dante tend l’oreille à la plainte de la nature violée ainsi qu’à l’âme de Pier delle Vigne (dans le poème) qui, sous la forme d’un arbre, lui adresse ces paroles :

« L’âme impitoyable, ayant quitté le corps dont elle s’est elle-même arrachée, Minos l’envoie dans la septième fosse.

Elle tombe en ce bois, sans lieu choisi, mais au point où la fortune la lance, et elle y germe, ainsi que grain d’épeautre ».

Enfer, chant XIII, 94-100

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Géryon : quand le mensonge et la vérité se rencontrent, Dante, l'enfer, la Divine Comédie.

Géryon : quand le mensonge et la vérité se rencontrent.

Après avoir traversé le courant des violents, Dante et Virgile parviennent au bord d’un ravin.

Là, le fleuve infernal se précipite dans le huitième cercle.

Virgile lance dans l’abîme la corde, symbole de la loi spirituelle.

La vérité doit alors rencontrer son opposé, la fausseté.

Cette corde est l’impulsion qui détourne l’âme prisonnière de l’imposture afin qu’elle atteigne son but.

Là règne Géryon, un être ambigu, mi-humain mi-serpent, symbole de la tromperie.

A peine touché par la corde, Géryon se soulève subitement.

Aussi rapidement, les amis de la vérité prennent immédiatement place sur le dos du mensonge et s’enfoncent dans l’abîme ténébreux.

Dans ces profondeurs insondables, le dragon, mi-homme mi-serpent, se trouve malgré lui dans l’obligation de servir.

Qu’est-ce que cela signifie ?

L’orientation incessante sur le chemin de la vérité agit telle une flèche qui vise et transperce perfidie et fausseté, jusque et y compris dans les recoins les plus cachés de l’être.

Dans l’instant, Dante ne se rend pas compte de ce qui lui arrive, mais dès qu’il commence à comprendre, il dit :

« Ah ! Que prudents doivent être les hommes près de ceux qui voient plus loin que l’acte et dont l’esprit pénètre les pensées ».

Enfer, chant XVI, 118-120

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
L'expiation infligée aux "traîtres" spirituels, Dante, l'enfer, la Divine Comédie.

L’expiation infligée aux « traîtres » spirituels.

Descendus dans la troisième fosse, les deux pèlerins font l’expérience du mensonge et de l’imposture.

Des malheureux, la tête enfouie dans d’étroites cavités, les jambes se tordant de douleur, la plante des pieds en feu, suffoquent.

Dante les décrit ainsi :

« Hors de la bouche de chaque trou surgissaient les pieds d’un pêcheur et ses jambes jusqu’au mollet ; le reste était à l’intérieur.

A tous flambaient la plante des deux pieds ; et leurs articulations faisaient de telles embardées qu’elles auraient brisé liens l’osier ou cordes d’herbes sèches. »

Enfer, chant XIX, 22-27

Dans cette fosse, Dante et Virgile rencontrent plusieurs représentants de la hiérarchie ecclésiastique.

La vénalité et la déloyauté de la papauté suscitent la colère de Dante.

Celui-ci s’élève contre toute espèce d’injustice.

Il s’insurge contre les détournements de biens spirituels.

Le poète leur crie :

. » « Et si n’était qu’encore m’interdise le respect dû aux clés d’en-haut que tu tenais pendant ta vie exquise, je me servirais de paroles encore plus dures : car c’est votre avidité qui navre le monde, foulant les bons, rehaussant les mauvais

Enfer, chant XIX, 100-105

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Le magnétisme de l'âme dégénérée, Dante, l'enfer, la Divine Comédie.

Le magnétisme de l’âme dégénérée.

Les chants XXIV et XXV décrivent les pélerins échoués dans un désert rocailleux.

Dante et Virgile se trouvent devant la septième fosse de l’Enfer : on y voit un homme qui, sous la morsure des serpents, se brise et se réforme perpétuellement.

« Nous descendîmes de ce pont par la tête où il se joint à la huitième rive et je pus donc voir la fosse complète : et je vis à l’intérieur un si terrible grouillement de serpents de si diverses espèces, que d’y penser mon sang se fige encore ».

Enfer, chant XXIV, 79-84

« Au milieu de cet abominable et cruel amoncellement couraient des gens nus et épouvantés qui n’avaient aucun espoir de trouver refuge…

Ils avaient les mains liées derrière le dos par des serpents, qui leur plantaient dans les reins la queue et la tête et par devant s’enlaçaient.

En moins de temps qu’il n’en faut pour écrire O ou I, l’homme s’enflamma et se consuma, et à l’instant qu’il tomba, il devint cendres tout entier.

Et lorsqu’il fut à terre, tout désagrégé, la poussière se recomposa toute seule, et reconstitua d’un trait le même corps… ».

Enfer, chant XXIV, 91-105

Quand il se relève et observe autour de lui, tout bouleversé par la trop grande angoisse qu’il a soufferte, il regarde et en même temps soupire. »

Enfer, chant XXIV, 115-117

Dante est fortement impressionné par ce qu’il voit.

Après que les serpents l’aient horriblement mutilé, cet être tombe subitement en cendres.

Il se reconstitue aussitôt de par son propre magnétisme.

C’est le circuit tragique d’une âme qui se reforme sans cesse, après avoir été consumée par ses propres feux de violence et de désir.

Dante stigmatise la terrible rébellion de l’homme contre le Divin.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
Quand la haine paralyse l'âme : où l'on voit Lucifer dans le dernier cercle de l'enfer, Dante, l'enfer, la Divine Comédie.

Quand la haine paralyse l’âme : où l’on voit Lucifer dans le dernier cercle de l’enfer.

Les pèlerins atteignent le dernier cercle de l’enfer, le niveau le plus bas du délabrement de l’être.

Toute vie de l’âme y a disparu. Le point mort absolu, au centre de la glace, représente Lucifer.

Les pêcheurs qui se sont totalement détournés de la sphère de la bonté sont condamnés par leur haine et ensevelis plus ou moins profondément dans la glace.

Dans cet abîme, nous nous trouvons confrontés à l’image de la froideur de l’âme et de sa trahison.

C’est la vase qui s’est déposée dans le fond du subconscient.

Aucune âme terrestre n’en est dépourvue.

Ces résidus psychiques constituent le pôle opposé aux forces d’éternité, aux forces d’amour et de sagesse.

La haine, par son essence même, produit continuellement de la douleur et perpétue l’anéantissement de l’homme.

C’est un circuit négatif sans fin.

« Là, le pleur même empêche de pleurer, et la douleur… rentre en dedans pour accroître l’angoisse. »

Enfer, chant XXXIII, 94-96

Les larmes se gèlent empêchant de pleurer.

Ainsi la douleur ne peut s’écouler par les yeux. Elle se déverse à l’intérieur, augmentant l’angoisse.

Cette descente, de plus en plus sombre, ne devrait pourtant pas nous accabler, car Dante offre ces visions au chercheur de vérité, afin qu’il en retire fruits et enseignements pour sa propre recherche.

Une telle descente serait folie, si l’âme n’était accompagnée d’un guide sûr, Virgile, la compréhension profonde du pèlerin.

Suivons à présent la remontée de nos deux pèlerins aux derniers vers du chant de l’Enfer :

« Mon guide et moi entrâmes en ce chemin caché pour retourner au clair monde et, sans nous soucier de prendre aucun repos, montâmes, lui le premier, moi le second, tant que, par un pertuis rond, je vis de ces si belles choses que porte le ciel.

Et là nous sortîmes pour revoir les étoiles. »

Enfer, chant XXXIV, 133-139

A suivre …LE PURGATOIRE… LES EPREUVES.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Dante
LE PURGATOIRE. La mission spirituelle de Dante,

La mission spirituelle de Dante.

Sortis de l’Enfer, Dante et son guide Virgile se retrouvent sous le ciel du monde.

Ils viennent de traverser la fange la plus épaisse dans laquelle gît une partie de l’humanité.

Dante nous incite à présent à regarder devant nous, afin de sortir de l’inextricable confusion qui rive l’âme à la terre :

« Pour fendre une eau meilleure, la nacelle de mon esprit lève ses voiles, laissant derrière soi la mer cruelle.

Je chanterai de ce second royaume où l’âme de l’homme se purifie et de monter jusqu’au ciel devient digne ».

Purgatoire, chant1, 1-6

Nous suivons les deux pèlerins sur le chemin montant au Purgatoire.

Dante accepte la mission spirituelle de mettre sa poésie au service de l’humanité, il trouve alors la parole juste.

Il prie afin que lui soient accordées une compréhension profonde en même temps que la force de l’humanité :

« O suprême clarté qui tant t’élèves au-dessus des concepts mortels, prête à mon esprit un peu de la splendeur où tu te montrais.

Donne à ma langue assez de puissance pour qu’il me soit possible de laisser aux générations futures au moins une étincelle de ta gloire.

Car, revenant un peu en ma mémoire et résonnant un peu parmi ces vers, mieux se fera connaître ta victoire. »

Paradis, chant XXXIII, 67-75

Béatrice, son âme-esprit, le confirmera dans sa mission au chant XXXII du Purgatoire :

« Mais pour le bien du monde qui vit mal, fixe tes yeux au char de ta vision, et à ton retour, prends soin de l’écrire ».

Purgatoire, chant 103-105

C’est précisément l’injonction de l’Apocalypse de Jean :

« Ce que tu vois, écris-le dans un livre ».

Apocalypse, chant I, 11

Il s’agit bien d’une mission spirituelle que Dante cherche à accomplir grâce à sa poésie.

Il s’offre comme le prototype d’un développement spirituel tout en prenant part intérieurement aux tourments des êtres humains : tous représentent une partie de lui-même. Arrivés au pied de la montagne de la purification, les pèlerins aperçoivent l’étoile Vénus, messagère de l’Amour divin.

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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