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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #ma veille de Pâques.
Ma veille de Pâques.

Cela a commencé dans ma jeunesse, il y a longtemps déjà.

L'automne, pour moi, était la plus belle des saisons : la vie s'inclinait vers la terre, me donnant le sentiment de ce qu'est la mort.

Entre les pavés de la rue, l'herbe avait poussé et je pensais que la vie, la civilisation, et tout ce que l'homme crée, rien ne subsiste.

La nature a raison de la pierre la plus dure.

A quoi bon construire ? A quoi bon fleurir, puisque tout se fane ?

Dans le bois voisin, il y avait un lieu dit des "sept sources" où j'aimais à me rendre pour passer la nuit.

Je regardais toujours la même étoile dans le ciel. Elle semblait être la messagère d'un pays lointain. Je la contemplais. C'était une amie, comme aussi le coucher du soleil.

Je chantais pour cette amie, sans la connaître.

J'avais l'impression de vivre un rêve pénétré d'un espoir diffus, inexplicable.

Je me sentais étranger à la vie. Je ne désirais que voir mon amie inconnue. Plutôt mourir que d'être privé d'elle.

Une nuit, je m'éveillai et je vis devant moi une porte ouverte. Je me demandai, éperdu : est-ce un appel à partir ? mais partir où ? Je songeais à Dieu, au monde, me disant qu'il ne pouvait n'y avoir que cette existence.

Etrangement, pendant un moment, ma montre indiqua la même heure : minuit !

Qu'est-ce que cela signifiait ? et cette grande porte ouverte à ma vue intérieure, était-ce un souvenir ? Mais de quoi ?

Je me mis, alors, en quête d'une rose blanche car j'en ressentais comme l'importance. J'allais de fleuriste en fleuriste, mais en ces jours-là on ne trouvait pas une rose blanche aussi facilement.

C'est ainsi que l'"Autre" tissa un fil à travers toute ma vie, un fil d'or.

Je constatais la chose sans bien comprendre.

C'était comme s'Il m'accompagnait, de l'autre côté d'une vitre. En quoi étais-je concerné ?

Moi, je continuais à tisser les mailles du filet de ma destinée. Les fils n'en paraissaient pas d'or.

Je m'y prenais souvent au piège. J'avais l'impression d'être une bille de bois flottant au gré des flots infinis.

Survint alors un étrange désir qui déchira les mailles du filet. Je me retrouvais en un lieu de lumière ancrée dans l'espace et le temps.

Ces lieux existent ! Je percevais un écho, une résonance, qui me disait, au tréfonds de moi, que ma place était là et que je devais m'y tenir.

Je n'avais encore aucune idée de ma destination, encore moins d'un retour à la patrie.

J'avais seulement l'impression qu'il y avait un pont menant à la vérité absolue.

Une nouvelle phase de ma vie commençait sans que je sache bien distinctement quoi faire, ni quelle direction prendre. Comme souvent assailli par le doute, je me demandai si l'Autre existait réellement ou s'Il n'était pas le fruit de mon imagination.

Et, maintenant, le but suprême de la Création m'apparaissait.

Qu'est-ce que j'étais dans tout cela, avec ma petitesse et mon incrédulité ? J'avais honte.

Mais je reconnaissais en l'Autre un ami.

Tu étais l'Ami.

Comment n'avais-je pu le comprendre plus tôt ?

Je poursuivais ma route dans la direction qui s'offrait à moi, car le monde n'étais pas encore un désert à mes yeux.

J'essayais d'avancer tant bien que mal, mais mes efforts et mes initiatives n'aboutissaient à rien.

Seul demeurait l'espoir de Te trouver un jour quelque part.

Oui, je n'avais plus que cet espoir. Tout le reste avait perdu son sens ; tout était creux et vide.

Je me retrouvais au fond d'un abîme.

Il n'y avait pas sur terre, un être plus seul et plus abandonné, pensais-je.

Sans but, sans perspective. Chaque fois que je touchais le fond, quelque chose en moi se brisait, quelque chose à quoi je ne pouvais attribuer qu'un nom : le "moi".

Egotisme, entêtement, illusions, soumission à mes rêves, à mes désirs, sur fond de jalousie et d'étroitesse d'esprit : voilà qui déterminait toute mon existence; de cela seul je vivais. Quelle pauvreté !

Chaque fois, après que j'avais bu la tasse, Tu étais près de moi.

Je sentais la consolation de ta présence, joie, force et réconfort.

Il me devint évident que je devais créer dans ma vie un espace pour Toi, pour que Tu vives en moi.

Il fallait que je revienne vers Toi, parce que Tu étais tout ce que j'attendais d'Etre.

Lorsque j'abandonnais mes idées tordues, Tu étais là.

Mais la différence entre Toi et moi m'échappait.

Il m'arrivait souvent de penser : Tu es moi et je suis Toi.

La confusion persiste encore aujourd'hui et m'attriste.

Episodiquement, la connaissance et la compréhension acquises faisaient place à un chaos de pensées et de sentiments contradictoires.

L'orientation qui me soutenait intérieurement disparaissait... jusqu'à ce qu'une inspiration intense refasse surface, emplissant mon coeur d'allégresse, de bonheur et de paix.

Je m'élançais à travers mes espaces intérieurs, mon ciel et mes enfers.

Un jour, tout à coup, ça luit et ça brûle en moi ; je comprends que tout ce qui m'est arrivé, jusqu'à présent, n'est pas le fruit du hasard. Chaque pas, chaque chose, chaque événement a un sens.

Mon existence m'apparaît comme un vêtement tissé de fils vivants.

Le passé, le futur, le présent, tout est traversé par ton rayonnement.

La vie enfin prend un sens et s'intègre dans un plan grandiose.

Je me suis senti épaulé et aimé. Ce "Je" n'et pas "moi" mais il est comme un noyau à l'intérieur de moi, celui que je voulais être.

Depuis cet instant, Tu es la vie nouvelle en moi, la source dont émane le courant de ton énergie.

Jour et nuit, par monts et vallées, je vais au fil de tes méandres.

Peu à peu, se dévoile le plan que j'ai contemplé à la faveur de cette "illumination".

J'ai reçu directement de Toi une tâche, une mission.

Depuis, Tu l'as accomplie par mes mains, quand je ne m'y suis pas opposé, ou mis en travers, à cause des illusions que je traîne encore d'ailleurs.

Je m'abandonne pourtant toujours plus à ta guidance et m'efforce de suivre tes incitations.

J'étais comme Thomas l'incrédule, l'éternel sceptique.

Bien que Tu m'aies déjà accordé tant de grâces, j'implorais la Lumière quand je t'avais perdu.

A mon grand étonnement, je découvre que ce qui Tu souhaites correspond à mon souhait, que Ta volonté ne fait qu'un avec la mienne.

Je veux Te suivre et faire ce que Tu attends de moi, non pas seulement parce que Tu es mon Maître et que je suis ton disciple, mais parce que nous sommes des Amis.

Ensemble, nous allons vers ...Pâques...

extrait Pentagramme.

Ma veille de Pâques.

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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