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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Suite de la Compréhension, acte 1, la Flûte Enchantée, Mozart.

Suite de la Compréhension.

Où se joue cette première scène ?

On peut dire qu’elle a lieu essentiellement dans la tête bien que les trois temples, qui représentent les trois centres de la conscience de l’homme, la tête, le cœur et le bassin

(plexus solaire), coopèrent.

C’est que la tête est le siège de la conscience active dominante. Ici trois courants de l’âme, trois forces astrales brisent l’interaction désordonnée des trois pouvoirs magiques et annihilent l’influence du subconscient dans le centre du bassin.

Les entités féminines et l’argent (métal lunaire) dont sont faites leurs lances indiquent qu’il s’agit de processus s’accomplissant dans l’âme. Le féminin représente l’âme parce qu’il s’agit d’un principe qui enfante, qui manifeste. La lune régente la sphère de l’âme, la sphère astrale terrestre.

Dans notre monde, l’âme connaît trois développements correspondant aux trois activités de la pensée, du sentiment et de la volonté, dans le but d’ordonner le chaos des fonctions créatrices de l’homme.

Les nombreux systèmes philosophiques et pratiques qui ont pour but d’ordonner et d’affiner la vie astrale se résument à la culture de la compréhension (science ou occultisme), à la culture du sentiment (morale ou mysticisme) et à la culture de l’activité (humanisme).

Cette triple école de l’âme apparaît sous forme d’églises, de sectes, de mouvements scientifiques, sociaux et politiques, et entretient des courants psychologiques correspondants qui influencent constamment le chercheur. Chacune de ces trois influences tourbillonne en permanence autour de lui pour s’imposer à lui.

Les trois dames apparaissent le visage voilé, ce qui indique que ces forces ne sont pas reconnaissables. Ce sont les forces exécutrices des puissances de ce monde qui servent la « Reine parée d’étoiles rayonnantes », la sphère astrale et l’être aural correspondant, et maintiennent le monde dialectique, la nature déchue.

Cet objectif tout simple se cache souvent derrière des idéaux fort élevés auxquels l’homme est très réceptif en raison de son faible souvenir de l’Ordre divin originel.

Le développement du moi de la nature est dû à la culture des forces psychiques, ce qui est nécessaire jusqu’à un certain point car il faut pouvoir s’exprimer dans la nature avec ce moi.

C’est pourquoi la Fraternité divine soutient ce développement horizontal comme préparation au chemin vertical.

Mais un tel développement reste toujours temporaire et sujet à des moments de crises.

Ce n’est qu’un commencement.

Ces crises sont des points de rupture du cours de la vie égocentrique. L’incitation à réaliser de idéaux élevés en est la conséquence et n’est encore souvent que belle apparence qui, considérée d’un point de vue supérieur, n’est pas dénuée d’une certaine hypocrisie.

Le délivrance du serpent par les trois dames n’est donc aussi qu’une apparence, la nature fondamentale de l’homme dialectique n’en étant pas pour autant vaincue.

Ces trois dames se disputent le privilège de veiller sur le prince.

Toutes trois aimeraient vivre avec lui.

C’est ainsi qu’à sa manière l’âme naturelle aspire à l’origine divine.

Mais comme aucune d’elles ne veut s’en retourner la première vers la reine, elles partent finalement ensemble pour rapporter à celle-ci les événements.

Tamino a perdu connaissance et ne réagit pas.

La conscience du chercheur se ferme toujours plus aux impulsions de la nature dialectique en raison de tant d’expériences décevantes.

Lorsque Tamino finit par se réveiller, il s’étonne de découvrir que le serpent maléfique est mort.

A ce premier stade le chercheur ne sait pas encore que le développement de son être, qui dure depuis des siècles, lui accorde encore un certain temps.

Les forces et influences inférieures chaotiques sont temporairement enchaînées mais sans que le chercheur soit lui-même prisonnier.

A suivre … le lundi 15 avril 2013 … « L’homme né de la nature déchue ».

Suite de la Compréhension, acte 1, la Flûte Enchantée, Mozart.
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