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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Articles avec #regard sur un film catégorie

Publié par Pierre sur
Publié dans : #regard sur un film
Anna Karenine Ou L’éloge du Pardon

            Il est bien difficile d’apporter un regard original et neuf sur l’œuvre emblématique de Tolstoï « Anna Karenine ». Il est à nouveau porté à l’écran par Joe Wright qui fait preuve d’une mise en scène innovante et originale et qui sert de référent pour cette analyse. Ce roman a été décortiqué mainte fois par les critiques. Ils ont mis en lumière la richesse de cette œuvre, fourmillant de thématiques multiples qui est la marque des chefs d’œuvre. Incarnation de la liberté et de la modernité face aux conventions sociales et aux traditions pour certains, apologie des valeurs chrétiennes, entre bien et péché,  pour d’autres, critique sans complaisance des mœurs aristocratiques de la Russie du XIXeme etc. Il ne s’agit pas, dans cette analyse, de surenchérir sur ces thèmes mais plutôt d’envisager cette œuvre sous la thématique du Pardon, thème omniprésent et donc essentiel dans l’œuvre. Tolstoï envisage cette notion comme une force guérissante. Nous verrons, par la suite, que cette force guérissante est la manifestation d’une haute valeur spirituelle. Le pardon apparaît comme une grâce divine accordée à l’individu qui l’invoque le projetant, ainsi, dans un domaine supérieur de conscience.  L’auteur décline le pardon grâce aux trois couples centraux du roman. Tous trois touchés par des formes d’adultère divers ou de dépit amoureux exigeant à ceux qui le subissent de faire montre de cette valeur morale supérieur. Dans un premier temps, nous examinerons la place de ce thème dans l’œuvre. Nous analyserons, ensuite, l’implication du pardon et ses différentes colorations dans les trois couples archétypaux.

 

            Après quelques scènes d’ouverture, le premier argument de narration est mis en place. Il s’agit du voyage à Moscou qu’Anna Karenine doit entreprendre afin de convaincre sa belle-sœur Dolly d’excuser et de pardonner l’écart de conduite adultère de son mari, frère d’Anna. Nous remarquons au passage le lien sanguin qui existe entre Stiva, mari adultère, et Anna qui sera au cœur de l’intrigue du roman et dont on suivra les tribulations amoureuses. Ce premier argument narratif donne le ton et sera le déclencheur de toute la trame narrative. Nous trouvons, ici, le pardon comme élément central en ouverture à l’histoire. Vient ensuite le dénie amoureux de Kitty qui repousse la demande en mariage de Constantin. Le dépit et l’humiliation, comme lui-même le nomme, devront en fin d’histoire être dépassés grâce au pardon afin que leur union puisse être consacrée. Puis, c’est au tour de l’adultère d’Anna Karenine, au dépend de son mari, Alexis Karenine. Cette situation provoque une tension extrême dans le récit et sera sublimé par l’acte du pardon qu’Alexis sera capable de poser. Le pardon marque un basculement dans le récit filmique puisque  vont s’opérer, en même temps, celui d’Alexis et celui de Constantin. Cela offre une alternative au récit adultère d’Anna et génère une formidable impulsion pleine d’espoir et de noblesse. Ce retour aux valeurs morales et étiques tranche avec l’histoire d’Anna qui s’enfonce progressivement dans une autodestruction. Comme on peut le constater le pardon constitue un élément primordial dans la narration puisqu’il rythme  les temps forts de l’histoire. Il provoque des bouleversements et opère des retournements de situation inattendue. De plus, il insuffle aux personnages et aux spectateurs une respiration nouvelle, un soulagement salutaire. Cette guérison permet aux personnages d’éprouver un sentiment intérieur à la fois épanouissant et spirituel. La récurrence et l’omniprésence et l’importance narrative du pardon dans l’œuvre en font à nos yeux un élément essentiel. De plus, Tolstoï n’hésitera pas, grâce aux trois couples, à décliner cette notion afin d’offrir un panel élargi des implications et des conséquences qu’elle induit.

 

            Le pardon s’articule autour des trois couples centraux du récit : Oblonski Stiva et Dolly, Karenine Alexis et Anna, Levine Constantin et Stcherbatski Kitty. Ces trois couples, de part leur histoire et les valeurs qu’ils incarnent, représentent des types humains. Nous pouvons même dire qu’ils symbolisent trois types de conscience. La conscience humaine assujettit à sa nature animale, la conscience religieuse au sens noble du terme et la conscience édificatrice d’harmonie.

Observons, tout d’abord, le couple Oblonski. Malgré un amour sincère à sa femme Dolly, Stiva ne peut s’empêcher d’être volage. Il regrette les méfaits de l’âge sur sa femme et par là même est très sensible aux charmes de la gente féminine. Même s’il a conscience du caractère amoral de ses actes, il ne peut que répondre aux pulsions de son être. Incité para Anna Karenine, Dolly pardonne l’attitude de son mari. Elle maintient ainsi l’équilibre et la stabilité au sein de sa famille et permet à ses enfants de grandir harmonieusement. Son pardon maintient ainsi la cohésion de la vie humaine.

Anna Karenine Ou L’éloge du Pardon

Vient ensuite le couple Karenine. Ce couple forme en réalité un trio puisqu’Anna entretient une liaison avec le comte Vronski. Mais seul Alexis Karenine est concerné par l’acte du pardon. Il est un haut membre du Conseil d’Etat. C'est-à-dire qu’il dirige la Nation russe. Pour cela, il fait preuve de qualité morale à la hauteur de sa charge. IL démontre lucidité et clairvoyance. Il repousse tout sentiment vil. Il se refuse à accuser sa femme tant que le doute demeure. Il la place face à la responsabilité de ses actes. Même dans la tourmente il conserve probité et dignité. Certains voient en lui le symbole de la droiture Chrétienne. C’est sur ce terreau que l’acte du pardon va opérer son plus grand bienfait, son plus grand miracle. En réalité, Alexis Karenine ne peut de lui-même accorder son pardon. Mais, il lui sera offert comme par grâce divine la possibilité d’être d’habité par cette nouvelle réalité qui va générer, sans qu’il en sache bien comment et pourquoi, un sentiment de joie et d’amour qu’il témoignera à son rival. Touché par cette grâce, illuminé par l’amour de son prochain, il est libérer et guéri des meurtrissures et des affres de l’adultère de sa femme. Il finit ses jours paisible et en paix avec lui-même, éloigné de tous sentiments de vengeance ou de rancœur. Il accède, ainsi, personnellement et individuellement au monde supérieur divin.

Enfin, c’est au couple, non encore formé, Levine Constantin et de Stcherbatski kitty de fermer le cercle. Constantin est considéré comme l’idéal humain de Tolstoï. Il est un propriétaire terrien, jeune et animé par des considérations humanistes qu’il met en pratiquent. Il n’est pas encore souillé par les vicissitudes de la vie ni par celles de la vie mondaines des grandes villes. Au prix d’efforts, il maintient sa conscience pure et cultive en lui des sentiments nobles. Repoussé par Kitty au début du film, il en éprouve une souffrance brûlante que sa sensibilité exalte. Il représenterait pour certains critiques l’idéal de Tolstoï. Malgré cette expérience douloureuse, il trouvera les ressources et la force de rouvrir son cœur, embrumé par la douleur, à celle qui lui a causé tant de souffrance. Il répondra favorablement à Kitty, lorsque celle-ci , les yeux ouvert par l’expérience, sera prête à lui offrir son cœur.

Quant à Kitty, elle apparaît comme une jeune fille douce, joyeuse et sincère. Elle incarne les valeurs propre à une jeune fille au cœur pure. Mais elle devra faire l’expérience de la jalousie, du dépit amoureux, s’en pour autant s’enliser en eux, pour que son cœur et sa lucidité puissent consciemment accéder à une maturité supérieure. Maturité nécessaire afin que s’accomplisse les desseins du destin : l’établissement d’une cellule (le couple) créatrice d’Harmonie. Ils incarneront, manifesteront et propageront les hautes valeurs de l’ordre divin. Si Alexis Karenine illustre la spiritualisation de l’homme sur un plan individuel, le couple Constantin/Kitty y accède en tant que cellule vivante capable d’enfanter. Il leur est octroyés le don de création propre à la réalité spirituelle. Aussi, soutiennent-ils consciemment l’humanité et participent-ils à l’œuvre de la création.

Ce crescendo de l’ordre moral et spirituel suit l’ordre chronologique de l’œuvre. Si l’action narrative s’ouvre sur les réalités du couple Dolly/Stiva, c’est bien sur celles de Constantin/Kitty qu’elle se referme, parachevant, ainsi, le processus de spiritualisation de l’homme. Le pardon apparaît dans l’œuvre comme l’une des étapes sine qua none pour la réalisation de ce grand œuvre qui ouvre sur les mystères de l’Amour.

Publié par Pierre sur
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L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

L’odyssée de Pi est à première vue une histoire merveilleuse pleine d’imagination qui relate le récit d’un adolescent perdu en pleine mer suite au naufrage du cargo sur lequel sa famille avait embarqué. Mais dès les premières images, le film confronte le spectateur à des considérations d’ordre religieux, moral et spirituel. Cette omniprésence des choses divines, tout au long du film, pousse le spectateur à chercher une interprétation qui dépasse la dimension de simple divertissement. C’est sous ce prisme que nous aimerions livrer quelques clés d’interprétation qui font surgir une cohérence qui va bien au-delà de la structure narrative. Cela nous fait dire que ce film n'est autre qu’une nouvelle métaphore de l’épopée que l'homme doit entreprendre afin de libérer pleinement le potentiel spirituel qui est enfoui en lui. Même si le film propose un va et vient entre réalité et fiction, nous aborderons le récit comme un seul et même espace de sens. Aussi, nous nous pencherons sur la formation du jeune Pi, ensuite nous analyserons l’odyssée sur l’océan entrepris bien malgré lui par le héros et enfin ce sera au tour du troisième espace narratif, l’ultime message délivré par Pi adulte au canada.

Le film ne raconte pas la vie de Pi de façon chronologique. C’est le héros lui-même qui parle de sa vie passé. Mais on se rend compte, à la fin du film, qu’il n’hésite pas à introduire des éléments imaginaires afin de servir son véritable but : donner du sens. Aussi, la formation que Pi reçoit durant son enfance relève plus du mythe, de la légende que de la réalité. Le film ouvre ses premières scènes sur le zoo dans lequel l’enfant grandit et dont le propriétaire n’est autre que le père. Mais, étrangement, les images évoquent plus le jardin d’Eden, lieu originel du premier homme Adam, père de l'humanité, que d’un simple zoo. Cette évocation a une forte coloration biblique qui donne le ton à la narration. Pi est élevé en Inde, grand royaume d’orient, dans un zoo mythique. Ce ne sera pas la seule évocation à la genèse puisque plus tard dans le récit, le jeune héros compare son départ du zoo à l’Arche de Noé. Évocation prémonitoire.

L’enfance du petit indien se déroule dans le cadre culturel et religieux de l’hindouisme. Mais, accidentellement, Pi va rencontrer le christianisme. L’émerveillement qui en découle va le pousser à poursuivre sa recherche du phénomène religieux en explorant l’islam. Aussi, très vite, Pi intègre une forme de syncrétisme des trois grandes religions. Il va au-delà des formes exotériques des institutions religieuses afin d’en retirer les éléments fondateurs. Mais sa formation sera complétée grâce à l’introduction des principes de la raison qui permettent d’équilibrer la tendance religieuse. C’est, donc, par l’entremise de son père que le jeune Pi sera sensible aux vertus de la raison. Pour parachever cette formation, Pi recevra une éducation artistique. Sensible à la musique, il jouera du tambour indien. C'est par l'art, comme moyen pour servir le divin, qu'il rencontrera l'amour.

Son éducation ainsi achevée, l’odyssée(1) du héros peut commencer(2).

 

L'aventure débute lorsque la famille de Pi embarque sur le cargo qui doit les emmener au Canada.

Arrêtons-nous un instant sur la direction de ce voyage : toujours plus à l’Est. Il part de l’Inde, l’orient direction du soleil levant, symbole de l'homme solaire, spirituel, et se dirige vers le Mexique, l’Amérique latine, le continent de l’Eldorado, de l’or, soleil incarné. C’est un véritable périple du divin qui est offert au héros.

L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

Laissons, maintenant, de coté le naufrage, la tempête, que nous traiterons ultérieurement et qui bouleverse le voyage initial et la vie de Pi. Projetons-nous sur l’embarcation de survie dans laquelle Pi va passer la majeure partie de son voyage. Après le naufrage du navire, Pi se retrouve avec quatre animaux dans l'embarcation : La hyène, le zèbre, le chimpanzé, le tigre. Le film nous donne les clés d’interprétation comme étant le symbole d’archétypes humains. Après de tragiques affrontements, il ne reste plus que le tigre et Pi. Or, le film précise que le tigre et Pi sont la même personne. La cohabitation de ces deux êtres semble impossible et Pi est obligé d’imaginer un radeau sommaire de survie, hors de l'embarcation, relié a cette dernière par une corde. Le canoë est entièrement dominé par le tigre. Dans la symbologie, la barque secoué par la tempête a souvent représenté l'homme malmené par la vie. Le film détaille cette métaphore. En effet, la barque est neutre et représente la personnalité(3) qui est l'espace qui recueille le principe animateur, la conscience. Ici, deux consciences cohabitent. Il s'y trouve la conscience animale, naturelle représentée par le tigre et la conscience humaine dont l’intérêt spirituel est perçu comme un principe incontournable de la vie. Cette double nature qui coexiste dans la personnalité crée le conflit auquel on assiste. N'ayant pas encore pu dompter l'aspect naturel, animal, l'homme conscience en devenir spirituel doit s'exiler de la barque mais garde un lien tenu avec la barque, car sans elle il se sait perdu.

« Il doit croître et je dois diminuer »

Cette citation biblique de Jean le Baptiste est formidablement illustré dans le film. En effet, pour que les principes spirituels puissent s'imposer comme guide, la conscience naturel et la conscience humaine égocentrique doivent disparaître. Ce processus se présente en deux temps dans le film. Tout d'abord c'est l'aspect homme moi, mais a vocation spirituelle, qui cherche a dompter sa nature animale, biologique afin de reprendre pied dans la barque. Cette étape permet une cohabitation fragile mais possible des deux aspect humains dans la personnalité/barque. Cette étape, permet au système de contempler les manifestations du divin dans son environnement (le ciel, les poissons, etc...) Enfin, la seconde étape et l'acceptation de l'homme de laisser la place au divin en lui laissant le gouvernail de sa vie et d'en prendre les rênes. Pi interpelle Dieu en lui demandant : « Qu'attends tu de moi ? ». On établit un lien étroit avec la citation biblique « que ta volonté soit faite et non la mienne ». Pi bascule de la contemplation du divin, il découvre merveilles sur merveilles(4), vers la perception de l'intervention de Dieu dans sa vie comme guide de son existence(5). Les forces animatrices égocentriques qui lui ont permis de surmonter le naufrage sont écartées et laissent une place libre pour la conscience âme/esprit. Quant à la dimension naturelle, elle est totalement exsangue. En effet, le tigre est entre la vie et la mort et Pi est épuisé. Il est d'ailleurs intéressant de noter comme la vision hiérarchise des consciences (conscience naturel, conscience humaine puis conscience spirituelle) implique une responsabilité vis à vis de la conscience inférieure. Pi prend soin du tigre jusqu'au bout car il sait que sa vie dépend de la présence du tigre qui le stimule. Mais Pi est, à son tour, pris en charge par le destin divin. Cette vision s'apparente avec l'idée originelle des caste indienne en s'appuyant sur la capacité a assumer une responsabilité collective toujours plus vaste(6). Aussi, voit-on Pi qui apporte de l'eau douce pour désaltérer le tigre, puis du poisson pour le nourrir et enfin du réconfort tant l'épuisement est grand. Il en est de même de la Vie qui est l'expression de l'intervention divine dans ce monde et qui aide Pi a survivre durant ce périple en lui donnant la nourriture, l'eau et le réconfort dont il a besoin. C'est ainsi qu'il interprète son séjour sur l'île carnivore qui lui offre malgré tout un asile salutaire bien qu'éphémère.

L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

Il est nécessaire, maintenant, d'analyser le rôle et la signification des tempêtes. Celles-ci causent toujours une rupture avec la réalité précédente. Lors du naufrage Pi, en perdant sa famille et le lieu sûr du cargo, est l’équilibre de son univers et qui contribue à sa pérennité. Tout s'écroule mais il survie et se retrouve avec lui-même et sa double nature. C'est une étape importante car elle permet d'entamer un processus de spiritualisation de son système. Puis, lors de la seconde tempête, ceux sont les vivres et l'eau qu'il perd. Il ne peut plus assumer sa survie. Il est obligé de s'en remettre totalement au divin. Ces tempêtes permettent par un dépouillement graduel de la conscience naturelle une révélation du spirituelle en lui. Les tempêtes interviennent lorsque le système de la conscience humaine est arrivé à une limite et qu'il ne peut de lui-même effectuer une purification qui va au delà de ses possibilités. Elles sont donc une intervention du destin qui marque des étapes de conscience et ouvre sur une nouvelle possibilité de développement.

L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

Cette odyssée marque bien l’émergence et l'implantation de la conscience divine dans le système naturel égocentrique. Il y a une spiritualisation de la création qui prend part aux mystères spirituels.

L'odyssée achevé, le troisième espace narratif prend tout son sens. Il est l'espace de la connaissance. Il sait, pour l'avoir vécu, la signification de cet odyssée et ce qu'il implique intérieurement. C'est lui qui offre toutes les clés d’interprétation de cette aventure épique. Il propulse cette histoire dans le domaine du mythe en en faisant une métaphore de la quête spirituelle de l'homme. Il fait de sa propre aventure un canevas universel d'apprentissage. C'est une méta histoire qui touche toute la manifestation entière. Son odyssée devient une réactualisation des mythes religieux. C'est ce qu'il propose au spectateur avec la dialogue final entre Pi et l'écrivain :

Pi- Quel Histoire préférez-vous ? (entre l'histoire réelle et fictionnelle du tigre)

Ecrivain- La fiction.

Pi- Il en est de même de Dieu.(7)

Cette affirmation fait basculer tous les récit religieux tel que la Bible, le Mahabarata, la vie de Jésus, telle quelle est rapportée, ou celle de Bouddha dans le domaine de la fiction. L'histoire même de Dieu comme représentation imagée et imaginée par les institutions religieuses recouvre également la dimension mythique. Ils deviennent tous des récit épiques et merveilleux fait d'apparitions magiques et de miracles afin de sensibiliser, de stimuler, d’éveiller et d'accompagner l'homme dans sa véritable quête, celle de Dieu.

Son odyssée tout comme les grands mythes fondateurs ne peuvent s'affirmer comme des réalités passées mais bien comme des modèles symboliques d'une quête bien réelle qui doit être mener à son terme par l'être humain.

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(1) Périple aventureux initiatique qui révèle les véritables qualités du héros (Ulysse dans l’Iliade)

(2) Si on élude l’analyse du prénom Pi, dont le caractère mathématique est explicitement exprimé dans le film, ce n’est pas par désintérêt mais cela est plutôt dû à une surabondance d’interprétations qu’il implique.

(3) Personnalité vient de « personare » qui veut dire résonner a travers.

(4) On pense à la scène de nuit ou Pi decouvre la mer phosphorescente et lors de la deuxième tempête il voit les cieux s'ouvrir.

(5) Il remercie Dieu de lui pourvoir la nourriture nécessaire a sa survie (le poisson). Il remercie Dieu de lui avoir offert un repos temporaire en découvrant l’île carnivore.

(6) les brâhmanes (brāhmaṇa, ब्राह्मण, lié au sacré), prêtres, enseignants et professeurs ; les kshatriya (kṣatriya, क्षत्रिय, qui a le pouvoir temporel, aussi - râjanya), roi, princes, administrateurs et soldats ; les vaishya (vaiśya, वैश्य, lié au clan, aussi - ârya), artisans, commerçants, hommes d'affaires, agriculteurs et bergers ; les sudra (śūdra, शूद्र, serviteur), serviteurs.

(7) Ce dialogue n'est pas la réplique exact du film car il est retranscrit de mémoire. Mais au delà des mot c'est bien le sens qui nous intéresse et qui est ici rapporté.

Bande-annonce de l'Odyssée de PI en VF HD

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“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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