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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

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Le Quatrième Jour, La représentation théâtrale à la Maison du Soleil (III)

Le Quatrième Jour, La représentation théâtrale à la Maison du Soleil (III)

Pour abréger le temps, on présenta alors les quatre animaux que Daniel aperçut dans sa vision et décrivit en détail, lesquels ont chacun une signification particulière.

Au quatrième acte, la fiancée rentrait en possession de son royaume perdu, était couronnée puis faisait longuement le tour de la scène, en grande liesse, dans tous ses atours ;

ensuite des envoyés arrivaient non seulement pour lui offrir des vœux de bonheur, mais aussi pour contempler sa magnificence.

Cependant elle ne gardait pas longtemps sa piété, commençait à jeter autour d’elle des regards hardis, à faire des signes de tête aux envoyé et aux Seigneurs, affirmant avec force sa personnalité.

Sitôt instruit de sa conduite, le Maure ne voulait pas manquer pareille occasion.

Comme son précepteur ne veillait pas assez sur elle, elle était aisément éblouie par de grandes promesses, perdait confiance dans le Roi et recherchait de plus en plus, en secret, les faveurs du Maure.

Celui-ci en profitait avec empressement, reprenait son emprise sur elle avec son concours, et lui tenait de si beaux discours qu’il obtenait la soumission de son royaume entier.

A la troisième scène de cet acte, il la faisait mettre complètement nue, attacher à un poteau sur un échafaud de planches raboteuses et fouetter cruellement, puis ordonnait de la mettre à mort.

C’était si triste à voir que beaucoup avaient les larmes aux yeux.

Ensuite elle était jetée, nue, dans un cachot, pour y attendre la mort, qu’on devait lui donner en lui administrant du poison.

Le poison ne la tuait pas mais la couvrait de lèpre.

Cet acte était donc, pour la plus grande partie, profondément tragique.

Comme intermède, on promena ensuite sur scène la statue de Nabucadnetzar équipé d’armes et de toutes sortes d’autres choses sur la tête, la poitrine, le ventre, les cuisses et les pieds, ornements dont nous parlerons ultérieurement.

Au cinquième acte, le jeune Roi était informé de ce qui se passait entre le Maure et sa future épouse.

Il plaidait pour elle auprès de son Père, afin qu’elle ne fût pas laissée à son triste sort.

Son Père exauçait sa prière et envoyait des messagers la consoler dans sa maladie et sa captivité, mais aussi pour lui montrer son irréflexion.

Néanmoins elle ne voulait pas les recevoir, se disposant au contraire à devenir la concubine du Maure, ce qui arrivait et ce qu’on rapportait au jeune Roi.

Après quoi, survenait un groupe de bouffons tenant chacun une baguette magique, avec laquelle, en un clin d’œil, ils faisaient et défaisaient aussi vite un grand globe terrestre, invention plaisante de courte durée.

Au sixième acte, le jeune Roi décidait de défier le Maure au combat, ce qui avait lieu.

Et bien que le Maure fût vaincu, beaucoup croyaient que le jeune Roi était mort aussi.

A la fin, celui-ci revenait à lui, délivrait sa fiancée et se préparait aux Noces après l’avoir confiée à son précepteur et à son chapelain.

Le premier la torturait beaucoup, jusqu’au moment où le prêtre reprenait ce rôle et se comportait si méchamment qu’il semblait vouloir surpasser tout le monde en cruauté.

Cela finissait par arriver aux oreilles du jeune Roi, qui envoyait au plus vite quelqu’un mettre fin à l’emprise du prêtre et parer la Fiancée pour les Noces.

Après cet acte, on présenta sur scène un faux éléphant grandeur nature portant un vaste palanquin avec des musiciens ; il fut très admiré par tous.

Au dernier acte, le Fiancé faisait son entrée avec un faste et une magnificence difficile à imaginer et je me demandais avec étonnement comment pareille chose était possible.

La Fiancée s’avançait à sa rencontre avec une même solennité et le peuple tout entier s’écriait : Vivat Sponsus, vivat Sponsa ! (Vive le Marié ! Vive la Mariée !)

Jouer cette comédie fut donc pour tous un moyen de féliciter le Roi et la Reine de façon solennelle ce qui, je le constatai, leur donna un plaisir extrême.

Ensuite les acteurs défilèrent avec pompe plusieurs fois autour de la scène et chantèrent en chœur pour finir :

I

La magnificence de ce temps

Nous donne une grande joie

Entièrement consacrée à la Fête Royale.

Chantez donc tous, que retentisse :

Le bonheur soit à Celui qui nous donne le bonheur.

II

La belle Epouse

Tant attendue

Lui est maintenant confiée.

Nous recevons ce que nous désirons :

Heureux qui voit maintenant l’avenir.

III

Ils sauvegardèrent longtemps l’héritage des parents.

Croissez dans l’honneur :

Que des milliers naissent de votre sang. (Allusion à Esaïe 60 ; 22 : «Le plus petit deviendra un millier, et le moindre une nation puissante. »

Les acteurs se retirèrent alors et la comédie prit fin au milieu des cris de joie et des témoignages d’approbation particuliers de la part des personnes royales.

La nuit commençait à tomber, aussi nous partîmes dans l’ordre décrit plus haut et suivîmes les personnes royales en montant l’escalier en spirale jusqu’à la salle précitée, où les tables étaient mises et déjà richement servies.

A suivre les commentaires de Jan van Rijckenborgh.

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