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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

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Pas de haine dans les saintes salles, la Flûte Enchantée, de Mozart.

Pas de haine dans les saintes salles, la Flûte Enchantée, de Mozart.

Dans ces salles saintes ne règne aucune haine.

Pamina le repousse énergiquement.

Elle résiste à l’attaque de son être aural et du désir.

Comme Monostatos, dans sa rage, veut la frapper d’un coup mortel, il en est retenu juste à temps par Sarastro.

Celui-ci se contente de le laisser partir parce qu’il a été poussé à cet acte par la mère de Pamina.

Comme Pamina demande à Sarastro de ne pas punir celle-ci, il lui répond :

« Je sais tout.

Je sais qu’elle rôde

Dans les souterrains du temple,

Elle me blâme et en appelle à l’humanité entière.

Mais dans ces salles saintes

Il n’existe aucune vengeance !

Et si un homme a chuté,

Alors, par l’amour,

Il est reconduit à son devoir.

Il chemine guidé par ses amis,

Heureux et content,

Vers une contrée meilleure.

Entre ces saints murs,

Où les hommes s’aiment,

Ne guette aucun traître,

Car ici on pardonne aux ennemis.

Celui à qui cette leçon ne plait point,

Ne mérite pas d’être un homme ».

Ces paroles de Sarastro sont souvent mal comprises et tournées en ridicule parce qu’il est évident que dans ces « saintes salles » il y a bien des traîtres qui guettent !

La reine de la nuit et Monostatos représentent un danger potentiel par les voies secrètes du subconscient.

C’est pourquoi le saint travail est protégé dans le chercheur, en sorte que les valeurs essentielles ne soient pas attaquées.

Un rayonnement d’amour impersonnel –c’est-à-dire non lié à une personnalité –neutralise toutes les anciennes influences.

Ne dédaigne pas la nourriture, mange et bois…

La scène montre une salle où pend une nacelle ornée de roses et d’autres fleurs, qui peut se déplacer ici et là.

Tamino et Papageno sont introduits par deux prêtres.

Cette fois ils n’ont pas les yeux bandés.

Les prêtres les exhortent à se taire, surtout P apageno.

Alors entre Papagena pour la première fois, sous la forme d’une femme vieille et laide.

Elle donne à Papageno de l’eau à boire et lui dit qu’elle deviendra son amour.

Papageno lui demande comment elle s’appelle.

Sur ce, l’orage retentit et la vieille s’en va en boitant et traînant les pieds.

Papageno se promet, très sérieusement cette fois, de ne plus souffler mot.

Au milieu de la scène apparaît une table bien garnie.

Les trois enfants surviennent en rapportant la flûte et le carillon.

« Vive le règne de Sarastro !

Pour la deuxième fois, hommes,

Il vous renvoie ce qui vous a été enlevé :

La flûte et le carillon.

Ne dédaignez pas la nourriture,

Mangez et buvez.

Si nous nous voyons pour la troisième fois,

Votre courage sera récompensé

Par une grande félicité ».

Tamino joue de la flûte, et Papageno s’occupe à manger toutes sortes de friandises.

Charmée par les sons de la flûte, Pamina apparaît mais Tamino ne lui adresse pas la parole.

Tous deux se trouvent dans la phase de l’épreuve et de la purification.

Pamina ne comprend pas le silence des deux hommes.

« Ah, je le sens,

Il a disparu pour toujours,

Le bonheur de l’amour !

Ces moments de félicité

Ne troubleront plus jamais mon cœur !

Vois, Tamino,

Mes pleurs coulent pour toi seul, mon bien-aimé !

Si tu ne sens pas le désir de l’amour,

Le repos sera dans la mort ! ».

Sur le chemin de leur purification, Tamino et Pamina doivent laisser la place aux forces de l’âme divine.

Dans la dernière partie de l’opéra, ils sont le symbole du fiancée et de la fiancée, de l’âme et de l’Esprit qui, après la dernière épreuve, célèbrent leur union, les Noces alchimiques !

A suivre … L’épreuve de l’eau et du feu… le mercredi 15 mai 2013…

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