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Un regard plus spirituel

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Epreuves préparatoires et Papageno tu es perdu ! , la Flûte Enchantée, Mozart.

Epreuves préparatoires et Papageno tu es perdu ! , la Flûte Enchantée, Mozart.

Epreuves préparatoires.

La scène change et représente le parvis d’un petit temple.

Colonnes brisées et pyramides renversées sont envahies par les épines. C’est le symbole du mental de l’homme. Ruines et épines montrent que la véritable vocation de ce temple, s’est perdue.

Tamono, l’intelligence supérieure latente, et Papageno, la compréhension terrestre primaire, apparaissent. Ils sont conduits à l’intérieur par des prêtres portant des flambeaux.

C’est la nuit et l’orage gronde au loin. De violents coups de tonnerre répondent aux appels angoissés de Papageno.

Un prêtre demande à Tamono s’il est prêt à engager sa vie dans la lutte pour l’idéal de l’amitié et de l’amour.

Tamino fait savoir qu’il veut conquérir la sagesse.

Un autre prêtre demande à Papageno s’il le désire également.

Mais ce dernier répond :

« La lutte n’est pas mon affaire et à vrai dire je ne désire pas la sagesse. Je suis un homme naturel qui me contente de dormir, boire et manger,e t si je pouvais en plus conquérir une jolie petite femme… »

Il ne donne son accord qu’après avoir aperçu au loin Papagena qu’il n’obtendra que s’il ne parle pas avec elle pendant un certain temps.

Tamino également ne peut que voir Pamina, non lui parler.

« Les dieux vous imposent un silence salutaire

Sans cela vous êtes perdus.

Méfiez-vous des ruses de l’égo.

C’est le premier devoir du pacte.

Beaucoup d’hommes sages se laissèrent ensorceler

Et échouèrent sans s’y attendre.

A la fin ils furent abandonnés,

Et l’outrage fut la récompense de leur fidélité.

En vain se tordirent-ils les mains,

Le désespoir et la mort furent leur salaire. »

A ce stade de l’initiation, il faut abandonner les forces culturelles personnifiées par les trois dames, car elles maintiennent la nature en état. Et comme elles ne conçoivent pas ce nouveau chemin, elles ne peuvent rien faire d’autre que manifester la nature inférieure. Elles montrent en particulier la peur existentielle fondamentalement présente en tout être dialectique.

Si un chercheur cède à cette peur, sa mission échoue.

Il éprouve cette peur comme la réalité. Il se met à argumenter alors qu’il doit juste apprendre à ne pas prêter l’oreille aux suggestions de critiques, moqueries et mensonges.

Les trois dames réapparaissent.

Par une loi naturelle, ces forces astrales surgissent au moment où le chercheur décide de parcourir le chemin libérateur. Elles tentent d’entraîner les deux hommes à parler par leur bavardage.

Papageno, tu es perdu !

« Quoi, vous dans cet horrible endroit !

Vous n’en sortirez jamais vivants !

La mort t’est promise, Tamino,

Toi, Papageno, tu es perdu !

La Reine n’est pas loin.

A l’insu de tous, elle est entrée dans le temple.

Ces prêtres vous murmurent des idées fausses…

On dit… que leurs sectateurs,

Avec peau et cheveux, sont maudits ! ».

Tamino doit sans cesse contraindre au silence Papageno qui a de la peine à se dominer et veut répondre.

Il lui en explique la raison :

« Une homme intelligent s’adonne d’abord à la recherche sans accorder d’attention à ce que disent les gents, balivernes inventées par des hypocrites ! »

Les trois dames continuent :

« Pourquoi être si durs envers nous ? Même Papageno se tait ! Parle-nous donc ! »

Mais elles remarquent bien que Papageno ne cède pas à leurs suggestions et obéit à Tamino.

A l’intérieur les prêtres s’écrient ;

« Le saint Temple est profané ! Que ces femmes aillent en enfer ! »

Là-dessus, les trois dames disparaissent au royaume des ténèbres. Les prêtres souhaitent bonne chance à Tamino.

Papageno s’est évanoui mais on le soigne avec bonté. Il n’a pas eu la force de supporter ces « chocs et ces maux ». On lui recouvre la tête comme celle de Tamino en vue de l’épreuve suivante.

La nature dialectique du chercheur s’affaiblit de plus en plus, on doit donc lui montrer la considération nécessaire.

L’esprit doit s’être préparé, atteindre sa croissance maximale et percevoir sa nature pour que l’âme se libère complètement et puisse accéder à une union durable.

Les lois divines sont faites pour que nous parvenions à ce qu’il y a de supérieur : atteindre le divin.

Si l’esprit se relie à l’âme de façon prématurée, cette liaison ne peut encore avoir un caractère divin : c’est seulement par la grâce de la solitude qu’il est possible de parvenir à un développement suffisant et permanent.

A suivre … Ebloui par une fleur qui fleurit sur un sol étranger… le jeudi 09 mai 2013.

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G
Dans une solitude profonde, nous attendons tous cet éblouissement étrange à notre nature de cette fleure merveilleuse, prodige insoupçonné de la Flûte Enchantée, à suivre !
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