Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
Quatrième Acte.
Puis le quatrième acte commence dans une profonde allégresse.
L'âme, sous l'aspect de la jeune princesse, reprend en principe possession de son royaume perdu, l'homme de chair et de sang:
elle en devient l'étoile polaire, elle en est couronnée reine.
Mais vous savez qu'en lui règne toujours l'ancienne volonté, symbolisée par la Maure, qui se saisit encore une fois de l'âme nouveau-née.
Nous voyons ici un souvenir des infortunes de la Pistis Sophia.
Celle-ci est sans cesse en butte aux attaques des créatures d'Authadès.
La nouvelle âme, encore faible, ne paraît pas être à la hauteur.
La vie dialectique est d'une si grande diversité, d'une si grande complexité, la vie sociale si prenante sous tant de rapports, la contre-nature oeuvre de façon si cachée que la nouvelle âme succombe rapidement.
Il est dit aussi que son gouverneur ne veille pas assez sur elle.
Qui est ce personnage?
Quand le "Noûs", l'Ame-Esprit, le noyau rayonnant de la Monade, commence à s'animer dans le sanctuaire du coeur, aussitôt la lumière de l'âme irradie le corps et atteint les différents fluides.
Une partie de la conscience est rapidement touchée et commence à satisfaire, peu ou prou, aux exigences de la nouvelle âme.
Dans cet état d'être, il arrive que nous soyons, par instants, totalement orienté sur l'apprentissage, donc que nous donnions à l'âme l'occasion de s'épanouir.
Mais cette participation s'affaiblit souvent, surtout aux moments importants, vous le savez sans aucun doute par expérience.
Au cours de cette phase, la piété de la fiancée ne dure pas longtemps et elle retombe à nouveau sous l'empire du Maure.
Pendant cette période, si parfaitement explicable psychologiquement, il arrive que beaucoup de candidats s'en aillent.
Ils commencent par "perdre confiance dans le jeune roi" et retournent en captivité chez le Maure.
Ou, pour employer la terminologie de l'Evangile de la Pistis Sophia : l'âme est dépouillée de la moindre parcelle de Lumière qui lui reste.
C'est au point qu'elle redevient mortellement faible, comme nue, privée de tout Vêtement de lumière et condamnée à mort.
Car le poison du mal de la contre-nature finira par la tuer, sans aucun doute.
Mais le récit ne va pas jusque là.
C'est la lèpre qui envahit l'âme, maladie dévorante, ainsi, pendant longtemps, le noyau rayonnant de la Monade est entraîné loin du chemin de retour !
Comme intermède, les candidats aux Noces Alchimiques se voient présenter la statue de Nabucadnetzar.
C'est tout à fait significatif !
Le Livre de Daniel, auquel fait allusion l'intermède précédent, relate comment cette statue se brisa en mille morceaux.
L'aspirant à la Fête des Noces Alchimiques doit comprendre l'avertissement.
La statue de Nabucadnetzar représente une Ecole gnostique en possession d'un Corps Vivant ayant plusieurs aspects.
Si le noyau d'une telle Ecole se composait d'âmes atteintes de lèpre, le Corps Vivant entier, si subtil, s'effondrerait.
Donc, quand les forces de l'Adversaire, vous attaquent pour vous dépouiller de votre force de Lumière, elles le font non seulement pour vous retenir dans leur royaume, mais surtout pour anéantir l'Enseignement, en vous et par vous.
A suivre, Cinquième Acte.