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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

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Le Cinquième Jour, Le Mystère de Dame Vénus.

Le Cinquième Jour, Le Mystère de Dame Vénus.

Tandis que le moi instinctif et le moi conscient de la nature meurent en Christian Rose-Croix, que la nouvelle volonté fait en lui sa demeure et que les vaisseaux attendent "sur le rivage de la mer", symboles grandioses de l'évolution ultérieure du processus, C.R.C. découvre, à l'aube du Cinquième Jour, qu'au moment où la nouvelle volonté fait son apparition, donc que le Premier Rayon de l'Esprit Saint Septuple devient opérant, les six autres Flammes déposent leurs puissants principes au plus profond de son être.

Ce sont les six principes que la nouvelle volonté éveille à la vie et rend agissants.

Le récit nous apprend que la nouvelle volonté de C.R.C. s'éveille et qu'il part à la découverte dans le Temple de l'Initiation, le temple des profondeurs de l'être.

C'est à juste titre que l'on dit qu'il "part à la découverte", car ce moment marque le début du travail menant à la véritable résurrection.

Il descend dans la crypte du coeur, afin de relier, en qualité d'homme sacerdotal, sa volonté régénérée à tous les éléments vivifiants qu'il sait y être présents.

Le sanctuaire du coeur humain, même celui de l'homme tombé le plus bas, cache une force puissante, capable de tout accomplir : la force et la puissance de l'Amour, force dont il est dit qu'elle est Dieu Lui-même et dont témoigne magnifiquement l'épître aux Corinthiens en un chant de louange vibrant.

Il faut la considérer, en vérité, comme la force fondamentale de l'état humain divin.

L'Enseignement Universel désigne cette force fondamentale comme le centre spirituel de l'homme microcosmique, l'étincelle divine enfouie dans la nature.

Les Rose-Croix parlent de la Rose du coeur: les Noces Alchimiques lui donnent le nom de Vénus, comme il ressort de l'inscription que C.R.C. découvre sur la porte du caveau funéraire :

Ci gît Vénus,

La belle Dame,

Qui fit perdre à tant de grands hommes,

Bonheur, honneur, salut et prospérité.

Que fait-il comprendre ici ?

Nous savons que, dans le monde ordinaire, cette force fondamentale cachée dans la nature gouverne et entraîne tous les hommes.

Il est impensable que le moi instinctif, qui caractérise l'homme terrestre, soit complètement dénué de toute propension à l'amour, lequel le pousse à l'action.

L'homme nature, l 'homme né de la terre, ne cherche pas tant la possession et la longévité que cet amour, dont il ne peut même pas concevoir la sublimité.

Car l'amour, disons l'Amour avec une majuscule, est en définitive la seule chose assez grande pour donner à la vie sa plénitude.

"Quand je posséderais tout, quand je serais le maître de tout et que toutes mes oeuvres seraient bonnes, si je n'ai pas l'Amour, je ne posséderais rien et ne serais rien", dit Paul.

Ceux qui séjournent dans cette vallée de larmes, qui sont entraînés et pourchassés par cette force fondamentale, n'ont-ils pas commis des erreurs sans nombre à cause d'elle ?

Quelles conséquences terribles et fatales, quels effets cristallisants la vie dialectique de l'homme ordinaire n'entraîne-t-elle pas sous la poussée de cette force fondamentale !

Car l'homme dialectique cherche à l'extérieur de lui-même ce qui est à l'intérieur.

Il cherche dans l'autre ce qui ne peut se manifester que dans les profondeurs de son moi régénéré!

C'est pourquoi l'on peut dire, sans exagération, que toutes les unions terrestres non fondées sur la force de la Rose reconquise et régénérée, même si elles donnent comme bien d'autres choses l'apparence du bonheur, même si elles évoquent l'idée d'un parfait contentement, n'en sont pas moins une source intarissable de soucis, d'affliction, d'angoisse et de souffrance.

L'impasse où conduit toute cohabitation dans la nature, le mariage classique, démontre amplement à quel point la vie dialectique, dans l'idéal, est vaine et irréalisable.

Descendez donc dans la tombe, jusqu'au coeur de la force divine fondamentale, et convenez-en avec nous : "C'est ici que gît la Beauté et la Splendeur qui fit perdre à tant de grands hommes bonheur, honneur, salut et prospérité".

Si vous découvrez la fragilité et la vanité du bonheur de l'homme dialectique, soit par un mariage malheureux, soit par vos enfants, la maladie ou les mille et une misères de la vie ordinaire, si vous comprenez que tout cela n'a rien à voir avec l'essence divine de l'Amour et que vous buvez cette coupe amère sans trouver le Chemin du renouvellement, alors vous vous endurcissez, votre coeur se pétrifie et l'hostilité ou l'indifférence se développent en vous pour tout ce qui vit.

Celui qui en est arrivé là est perdu.

C'est pourquoi, heureux, qui, comprenant sa misère, aspire à l'Esprit, donc découvre le chemin de la libération !

Si en chemin il parvient jusqu'à l'aurore du Cinquième Jour, il découvre à un moment donné le Trésor royal et contemple de ses propres yeux la Vénus des mystères, réelle et dévoilée, un être d'une beauté parfaite et indescriptible, céleste et inviolable, au point que Christian Rose-Croix en reste cloué sur place.

Le dessein du Cinquième Jour est d'éclairer ce mystère.

La nouvelle volonté de l'homme sacerdotal a pour mission de libérer l'Amour divin.

A suivre : L'autel du tombeau de Vénus.

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