Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
Après tout ce que nous venons de dire, on comprend que l'homme naturel, l'homme égocentrique, ne puisse agir sur le merveilleux processus du rayonnement de la Rose dans le sanctuaire du coeur, avec toutes les conséquences qu'il entraîne, en raison de son caractère progressif et logique; il ne saurait non plus diriger ce processus par des pratiques occultes dans telle ou telle direction.
C'est la vie même, le comportement réel de l'homme, ses pensées, sa volonté et ses actes qui déterminent le rayonnement et le développement de cet arbre du coeur miraculeux.
Tel est le principe fondamental de l'apprentissage gnostique.
Le candidat mettrait sa santé en danger s'il essayait d'agir artificiellement sur les fonctions du coeur.
Il pourrait même payer de sa vie pareille tentative.
C'est la raison pour laquelle il est dit, dans Les Noces Alchimiques, que pénétrer dans le tombeau de Vénus est formellement interdit.
Mais le candidat ne doit pas pour autant rester dans l'ignorance des effets de ce puissant processus avant de se trouver devant le fait accompli.
Au contraire, c'est un perpétuel échange qui a lieu entre la Force divine et sa conscience.
C'est ce fait qu'illustre l'intervention de Cupidon.
Le petit dieu ailé, le serviteur de Vénus, avertit sans cesse le candidat de ses progrès et de ses erreurs, par ses propos, ses conseils et ses flèches.
Nous avons déjà rencontré Cupidon dans les Noces Alchimiques.
Nous remarquons maintenant qu'il intervient à juste titre comme gardien du sanctuaire du coeur.
Il pique C.R.C. à la main d'une flèche brûlante pour le punir, soi-disant, de ses explorations et investigations obstinées sur le chemin.
La remarque que Cupidon fait, l'instant d'après, aux compagnons de C.R.C. éclaire cet épisode.
Lorsqu'avec la flèche brûlante du rayon de l'Amour universel il pique la main de C.R.C., celui-ci se met à saigner.
C'est la preuve qu'il est capable de réagir à l'attouchement.
Il est blessé à la main, la partie du corps qui exécute les actes.
Puis il est fait allusion à la fête qu'il doit célébrer bientôt, le Jour du mariage définitif, le Jour des Noces Alchimiques, dont il sera un actif participant.
Vient ensuite la scène de l'enterrement, qui se passe au son d'une triste musique et dans des habits de deuil, bien que les cercueils déposés dans la tombe soient absolument vides.
En effet, nous savons que les dépouilles des six souverains et de l'ancienne volonté ont été confiées aux sept vaisseaux, les sept barques célestes de l'Esprit Saint.
Pour compléter la mystification, car c'en est une, un grand étendard portant l'emblème du Phénix, le symbole de la résurrection, flotte au-dessus des tombes.
Il faut comprendre cette scène de la façon suivante : la mort par l'endura des sept anciens aspects de la conscience, que le candidat accomplit volontairement, ne peut en aucun cas être comparée avec la mort naturelle effective.
Car cette mort mène à la Vie.
Cette neutralisation complète de l'ancienne nature permet l'éveil de la nouvelle nature !
C'est pourquoi la Gnose a toujours affirmé que la mort de Jésus le Seigneur n'a jamais été qu'une apparence.
Si nous parlons des Noces Alchimiques, il faut aussi parler, ne serait-ce que très succinctement, des Mystères gnostiques.
Disons donc que la mort par l'endura n'est pas un événement qui se produit en quelques secondes, en un éclair, c'est une période de la vie au bout de laquelle le moi finit par mourir, une période où l'être de la nature fait silence, une période de solitude mais aussi d'une richesse croissante, une période où le Premier Rayon de l'Esprit Septuple, le nouveau Grand Prêtre, la nouvelle volonté, fait son entrée, où un horizon nouveau se découvre et sort des brumes de la conscience ordinaire.
Ceci explique pourquoi Christian Rose-Croix témoigne de sa profonde reconnaissance envers Dieu d'avoir pu percevoir plus de choses que les autres.
A suivre