Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
Deux repas sont offerts à tous ceux qui pénètrent dans le nouveau champ astral, le Temple du Jugement, et en sont éconduits en raison de leur état d'être : un premier repas à leur entrée, un deuxième repas juste avant l'exécution de la sentence.
Or ceux qui sont entrés de façon positive dans le Temple et ont passé l'épreuve de la balance avec succès, prennent aussi part à ces deux repas.
Ceux-ci symbolisent les effusions astrales reçues à l'entrée, influences, en fait, décisives.
Analysons cette partie du récit.
Supposez que vous pénétriez dans un champ astral n'ayant aucun rapport avec la nature de voter propre état astral.
Vous y pénétrez pour l'une des raisons dont nous avons parlé.
Pour commencer, ce nouveau milieu vous accablera, vous angoissera ou vous surprendra.
Il est également possible de réagir, au début, en montrant une agitation outrancière ou en faisant un vacarme à tout casser. Ou bien, l'air sûr de soi, en arborant des manières hautaines et importantes, ou encore en adoptant l'attitude bien connue de qui déclare : "Ne m'en dites pas plus, je sais déjà tout !".
Il faut se rappeler qu'au Deuxième Jour des Noces Alchimiques, C.R.C. est très frappé par les diverses réactions qu'il observe de la part de ceux qui sont rassemblés dans le parvis du Temple du Jugement pour prendre le premier repas.
Vous devez bien comprendre qu'il s'agit, en premier lieu, de sonder l'être aural, car c'est votre état astral qui détermine votre conduite et tout ce qui le sort vous réserve.
Et n'oubliez pas que le tout est lié à votre vie mentale !
Car la pensée est le principe qui enflamme, tandis que la sphère astrale est le grand feu qui réalise.
Ainsi, quand le premier repas est servi, tous les assistants sont forcés, par l'impulsion astrale fondamentale du Temple, de se montrer entièrement tels qu'ils sont, de découvrir les forces dont ils vivent.
Ce sont ces témoignages révélateurs qui font pencher la balance et déterminent le jugement, le sort des intéressés.
Le premier repas a pour effet général de démasquer, d'éclaircir et d'éclairer.
Pour comprendre les causes psychologiques de réactions aussi différentes, il faut tenir compte du fait que le champ astral de la Fraternité n'est comparable en rien au champ astral des êtres nés de la nature.
Si un homme est très orienté sur la Fraternité, et qu'il s'est effectivement mis en route avec les quatre roses à son chapeau, l'expérience de ce premier courant astral lui donne une réserve et une modestie extrêmes.
Si, avec tout ce qu'il a en lui, il cherche la sanctification et qu'il a eu beaucoup d'amères désillusions, le premier attouchement du courant astral de sanctification émanant de la Fraternité va l'émouvoir au plus profond de son être et le rendra silencieux.
Mais s'il s'agit du chercheur de bonheur égocentrique, pourchassé par un état astral correspondant, alors le courant astral fondamental lui donnera un sentiment de bonheur superficiel, qui lui fera dire : "Et bien, m'y voilà, j'y suis, j'ai gagné!"
La désillusion et les flammes infernales du feu astral viendront plus tard.
Ces personnes se retrouvent dans un état de soi-disant illumination, elles parlent à tort et à travers, et se moquent des candidats sérieux et de leur prétendue médiocrité.
Au deuxième repas, les rôles sont complètement renversés.
Les bavards, les moqueurs et ceux qui ont crié victoire sont prisonniers tandis que les enchaînés, les accablés du début, sont libérés.
Durant le premier repas, le corps astral est chargé, ce qui entraîne une réaction plus ou moins forte de la conscience.
Mais pendant le deuxième repas, la force astrale dont est chargé le corps astral agit totalement, de sorte que le corps éthérique est forcé de réagir et donc également le corps physique.
Ensuite, le pouvoir mental en éprouve et constate toutes les conséquences.
Quand un candidat sérieux fait un usage réel de l'idée libératrice transmise, donc se met en route avec les quatre roses à son chapeau, il arrive que le premier attouchement du feu astral de la sérénité le terrasse.
Mais, ensuite, sous son influence, il finit par découvrir que sa longue préparation a rendu l'ensemble de son système apte à supporter ce feu puissant et à y réagir positivement.
Celui qui, au début, semblait si hésitant et si faible, devient fort comme un roc.
Et c'est pourquoi ceux-là reçoivent, au nom de l'Epoux, la Toison d'or avec le Lion ailé, et peuvent boire à la coupe du Graal couronnée de la Fortune d'or.
La Toison d'or, le Lion ailé, la Fortune d'or, connaissez-vous ces symboles?
Le Chevalier de la Toison d'or est un homme doté d'un corps astral renouvelé, totalement purifié des souillures terrestres.
Il porte un vêtement d'or, le Manteau d'or des noces, il est marqué du sceau de la quintuple promesse :
1 Vous, Seigneurs Chevaliers, jurez de ne jamais consacrer votre Ordre quelque démon ou esprit, mais à Dieu Seul, notre Créateur, et à Sa Servante, la vraie Nature :
2 d'exécrer toute idolâtrie, impudicité et impureté, et de ne pas souiller votre Ordre de tels vices,
3 d'aider de tous vos dons ceux qui en sont dignes et en ont besoin,
4 de ne pas désirer cet honneur pour en tirer gloire et estime en ce monde,
5 de ne pas vouloir vivre plus longtemps que Dieu ne le permet.
Le Lion ailé est le symbole de l'Amour divin, qui agit sur la personnalité entière par la plénitude de l'attouchement astral.
La Fortune d'or est la déesse du bonheur, le bonheur le plus haut qu'un enfant d'homme puisse goûter. Le bonheur de l'Ame vivante permettant de progresser jusqu'à l'Esprit vivificateur.
Ce bonheur est un état éternel, il n'a rien à faire avec le bonheur si fragile, si capricieux, que la naissance dans la nature peut offrir à l'homme.
Celui qui manque de sérieux voit consciemment son inaptitude et la cause de la fausseté de ses ambitions et de ses actes.
Car ce qui pénètre dans le corps astral ou s'y développe agit sur la personnalité.
Telle est l'utilité du feu infernal : ce n'est pas une punition que le feu nous inflige, mais une leçon qu'il grave en nous.
C'est pourquoi la Jeune Fille lit aux condamnés le verdict énumérant les causes et les effets.
Le tout déclenche force plaintes, pleurs et gémissements,.
Ce qui émeut beaucoup C.R.C.
Les larmes coulent sur ses joues mais il ne peut rien faire pour les condamnés.
Ils sont objet de pitié, mais pas d'une pitié déplacée.
On ne peut aider que soi-même, dans la force de la Lumière.
Qui tombe au sol, fait connaissance avec le sol.
A suivre .