Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
A la fin, neuf candidats, dont Christian Rose-Croix, pensent ne pas remplir les conditions exigées, pleins de honte, ils se laissent attacher avec des cordes jusqu'au lendemain, le jour du Jugement.
Quelle beauté dans cette partie du récit !
Quel homme, en effet, parmi ceux qui tentent de sortir de l'état d'homme déchu, dans l'instabilité de ce monde, est digne de paraître devant la Lumière immaculée de l'Ordre divin?
Qui, se sachant un "fils perdu", est digne de paraître devant la face du Père?
Christ n'a-t-il pas dit, à propos de l'homme dialectique : "Que me parlez vous de bien? Il n'y a personne de bon, pas même un."
Les neuf candidats sont conscients de cela : neuf, le chiffre de l'humanité mûre pour le chemin de la délivrance : neuf, les cent quarante quatre mille dont parle l'Apocalypse.
Profondément conscients de leur indignité, ils se livrent en toute humilité et sans conditions à la Lumière de la Gnose, et se laissent lier par elle !
Dans l'abandon total d'eux-mêmes, sachant que seuls ils ne peuvent rien, il se confient à la Lumière qui juge, et c'est justement cela qu'elle demande comme condition d'admission!
Ce n'est que par une telle reddition de notre moi terrestre, par notre renoncement total, que la Lumière de l'Esprit, la Lumière de Christ, peut établir en nous sa demeure.
Ce n'est qu'en "mourant ainsi en Jésus le Seigneur" que peut s'accomplir la renaissance par l'Esprit Saint.
Au cours de la dernière nuit de sa conscience terrestre, C.R.C. voit alors en rêve que "Qui pend haut tombe de haut, Qui s'élève sera abaissé. Qui s'abaisse sera élevé".
C'est une loi du chemin de la libération, dont C.R.C. aura la pleine confirmation au Troisième Jour.
A suivre : Le Temple de Jugement (II).