Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publicité

La sphère spirituelle de Jupiter, Dante, le Paradis, la Divine Comédie.

La sphère spirituelle de Jupiter, Dante, le Paradis, la Divine Comédie.

L’aigle, symbole de la justice absolue dans la sphère spirituelle de Jupiter.

Après avoir eu, dans le ciel de Mars, la vision intérieure des évènements qui l’attendent, Dante entre dans le ciel de Jupiter. Il s’écrie :

« Telle en mes yeux, quand je me retournai, fut la candeur de la paisible étoile sixième qui au-dedans de soi m’accueillait. Je vis, en ce jovial flambeau, que le scintillement de son amour figurait à mes yeux notre langage. »

Paradis, chant XVIII, 67-72

En l’aigle, Dante voit non l’étendard de la puissance terrestre, mais le signe de l’Esprit, tel qu’il apparaît dans l’évangile de Jean.

Le voici entièrement sous le charme de cette justice céleste. L’aigle raconte comment, par nécessité intérieure, les princes exercent la justice avec sagesse.

Dans la sphère de Jupiter, tous sont unis à l’amour et à la sagesse :

« Comme une seule chaleur se fait sentir de plusieurs braises, ainsi de tant d’amours, il sortait un seul son de cette image. »

Paradis, chant XIX, 19-21

Mais Dante constate combien peu ont accès à la justice supérieure :

« Aussi la vue que reçoit votre monde, aux yeux de la justice éternelle ne pénètre qu’à la façon dont l’œil perce les flots (…) en haute mer, il ne saurait voir le fond. »

Paradis, chant XIX, 58-61

Il poursuit :

« O animaux terrestres ! O esprits grossiers ! Bonne en soi, la volonté première n’a jamais cessé d’être le Bien suprême. Rien n’est juste qui ne s’accorde à elle … »

Paradis, chant XIX, 85-87

Le vingtième chant se termine par la vision de la justice qui guérit toute souffrance :

« O vous, mortels, jugez avec prudence ; car nous, qui voyons Dieu, ne connaissons encore le nombre des élus… Mais cette incomplétude nous est douce, puisque notre bien en ce Bien s’achève ; ce qui Dieu veut, nous le voulons aussi. C’est par ces mots que cette image divine, veillant à éclairer ma courte vue, sut me donner un suave remède. »

Paradis, chant XX, 133-141

A suivre …

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article