Un regard plus spirituel
31 Janvier 2013
L’amour, dont Jesus-Christ s’est fait le symbole vivant, n’est autre que le processus unique de création. Il est offrande permanente qui doit s’anéantir en lui-même afin de se réélaborer perpétuellement et par là même s’offrir en tant que principe créateur, c’est-à-dire, principe de Vie.
Il est donc structurellement opposé à la conscience humaine qui doit, elle, acquérir pour affirmer son existence. Elle n’existe que par ce qu’elle possède. C'est-à-dire, que n’ayant pas d’existence (autonome ?) propre, elle doit être définie par des éléments extérieurs. Ainsi, stoppe-t-elle le processus originel dès le premier stade. Elle reçoit mais ne peut s’anéantir en une non-existence pour renaitre en création. C’est pourquoi sa destinée est marqué par la mort puisque incapable de donner la vie. Elle porte en elle-même cette angoisse de mort qu’elle sait inéluctable et qui la pousse dans un frénétique besoin d’affirmation de soi comme pour se rassurer de la vérité de sa propre existence.