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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

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Le Sixième Jour, Les échelles, les cordes et les ailes.

Le Sixième Jour, Les échelles, les cordes et les ailes.

Le lendemain matin, après nous être réveillés les uns les autres, nous restâmes un moment ensemble à nous demander à quoi tout cela allait mener.

Certains soutenaient que les rois morts retrouveraient la vie simultanément ; d’autres rejetaient cette idée parce que, pensaient-ils, la disparition des plus âgés avait pour but non seulement de rendre la vie aux jeunes mais de permettre leur croissance.

Certains croyaient qu’ils n’étaient pas morts, que d’autres avaient été décapités à leur place.

Quand nous eûmes échangé nos pensées assez longtemps, le Vieil Homme entra, nous salua, s’assura que tout était prêt et que les processus étaient assez avancés.

Comme nous avions agi en sorte qu’il n’eût rien à dire de notre zèle, il rassembla toutes les cornues et les mit dans un coffret.

Aussitôt apparurent des jeunes gens apportant des échelles, des cordes et de grandes ailes, qu’ils déposèrent devant nous avant de s’en retourner.

Le Vieil Homme dit alors ces mots : « Fils bien-aimés, chacun de vous devra porter avec lui toute la journée l’un de ces trois objets.

Il vous est loisible de choisir ou de tirer au sort. » Nous répondîmes que nous voulions choisir, mais il dit : « Non, c’est le sort qui décidera. »

Puis il prit trois petits papiers.

Sur l’un, il inscrivit « échelle », sur l’autre « corde », sur le troisième « ailes ».

Il les mit dans un chapeau, chacun tira et dut prendre ce qui lui fut présenté.

Ceux qui reçurent une corde crurent qu’ils étaient les mieux lotis ;

j’eus une échelle, ce qui me chagrina beaucoup car elle était longue de douze pieds et assez lourde.

Il me fallut la porter tandis que les autres pouvaient enrouler aisément leur corde autour d’eux.

Quant à ceux du troisième groupe, le vieillard leur fixa des ailes si savamment qu’elles semblaient leur avoir poussé sur le dos.

Ensuite il ferma un robinet, la Fontaine cessa de couler et nous dûmes l’enlever du milieu de la pièce.

Enfin, tout le reste ayant été porté dehors, il prit le coffret avec les cornues, nous dit adieu et ferma la porte derrière lui si solidement que nous nous crûmes prisonniers de la Tour.

Un quart d’heure ne s’était pas écoulé que s’ouvrit au-dessus de nous une trappe ronde, par laquelle nous aperçûmes notre Jeune Fille qui nous interpella, nous salua et nous demanda de monter.

Ceux qui avaient des ailes franchirent rapidement la trappe ; nous comprenions à présent l’utilité de nos échelles ; mais ceux qui avaient une corde se trouvaient en mauvaise posture.

Dès que l’un de nous était monté, il recevait l’ordre de hisser son échelle.

Enfin on fixa les cordes à des crochets de fer et chacun dut lui-même grimper tant bien que mal, non sans se faire des ampoules.

A suivre : les commentaires de JAN VAN RIJCKENBORGH.

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