Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
Deuxième Acte.
Au deuxième acte, nous voyons de nouveau paraître en scène la force ténébreuse et destructrice qui met l'Ame en danger.
Le Maure découvre qu'un membre de la famille royale lui a échappé et, pour reprendre la jeune fille, il use d'un stratagème qui réussit.
Ensuite il donne l'ordre de la mettre à mort, mais il est trahi par ses propres serviteurs.
Telle est la deuxième leçon que toutes les Ames sur le chemin du renouvellement doivent apprendre et ne jamais perdre de vue.
Quand l'Ame commence à s'animer et se tourne vers son unique destinée, donc qu'elle influence la personnalité (ce qu'Hermès entend par l'expression "la lumière de l'Ame"), elle appelle irrésistiblement la force de l'Esprit de guérison mais aussi la force de la kundalini dialectique, la force de la nature ordinaire, représentée par "le Maure", l'ancienne volonté, par Authadès, la fore à tête de lion dans la Pistis Sophia.
Cette force pénètre par le feu du serpent et vivifie le plexus sacré, siège de tout le passé karmique.
Aucun candidat n'évite de tomber chaque fois de nouveau sous l'emprise de cette influence négative.
L'Ame est donc continuellement en danger parce que des influences diverses la trahissent systématiquement.
Pour le comprendre, songez par exemple qu'au cours du développement de l'Ame vivante, alors qu'elle influence l'homme dans son corps, se présentent sans cesse des situations, des comportements et des habitudes de l'ancienne vie qui, à la lumière de l'Ame nouvelle, ne sont plus défendables et doivent être abandonnés.
Ces vieilles habitudes ont laissé dans le système des traces éthériques et astrales.
Or, à partir du moment où ces formations ne sont plus directement nourries par le comportement, elles commencent à souffrir de la faim.
Ces formes astrales font agir le serpent dialectique, la kundalini de la nature.
C'est pourquoi il est dit, au deuxième acte, que des réfugiés poussés par la faim fournissent un stratagème au Maure.
Ainsi d'incessantes tensions grandissent dans l'Ame, qui en est la victime ou risque de l'être.
Mais voici le grand prodige : le Maure lui-même est trompé par ses propres serviteurs, de façon miraculeuse dit le récit.
En effet, le Maure a deux sortes de serviteurs, puisque dans son champ d'existence et dans sa force dynamique coexistent les forces dialectiques contraires.
Donc quand les ténèbres suscitent le mal, il peut en résulter le bien en raison de la nature même de la dialectique.
Nous connaissons tous le jeu trompeur de ces retournements : le bien qui se transforme en mal et le mal qui tourne en bien.
Pensez aux nombreux cas, dans l'histoire mondiale, où des réalisations obtenues avec des forces et des moyens importants et une énorme dépense d'intelligence ont invariablement donné des résultats contraires.
C'est pourquoi tous les adversaires, petits ou grands, finissent toujours d'une façon ou d'une autre par être trompés par leurs propres serviteurs.
C'est pourquoi aussi l'Ame échappe périodiquement au piège du mal.
Bien que l'Ame soit donc périodiquement sauvée, elle n'en est pas libérée pour autant de son emprisonnement et de son isolement, car elle ne peut pas se manifester dans le champ des forces contraires.
C'est le sujet de l'acte suivant.
A suivre