Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
A ce moment, on commença à dire les grâces, puis nous nous levâmes tous de table plus gais et plus satisfaits que par un repas plantureux.
Il serait souhaitable que toutes les réceptions et fêtes fussent ordonnées de cette manière.
Après que nous eûmes fait quelques pas dans la salle, la Jeune Fille demanda si nous ne désirions pas que la Fête des Noces commençât.
«Oui, noble et vertueuse Demoiselle», répondit l'un de nous.
Alors elle dépêcha un page en secret tout en continuant la conversation.
Elle nous était devenue si familière, à présent, que j'osai lui demander son nom.
Elle sourit de ma curiosité, ne céda pas, mais répondit:
«Mon nom égale cinquante-cinq et ne comporte pourtant que huit lettres;
la troisième est le tiers de la cinquième.
Si on y ajoute la sixième, on obtient le nombre dont la racine, diminuée de la première, égale la
troisième, racine qui est aussi la moitié de la quatrième.
La cinquième et la septième sont identiques, de même que la dernière et la première; et celle-ci, ajoutée à la deuxième, égale la sixième, laquelle équivaut à quatre plus le triple de la troisième. Dites-moi, noble Ami, quel est mon nom?»
La réponse était pour moi assez obscure.
Je ne me décourageai pourtant pas et dis: «Noble et vertueuse Demoiselle, ne pourriez-vous pas me dire une seule lettre?»
«Oui,» répondit-elle, «c'est possible . »
«Quelle est la valeur de la septième?»
Elle répondit: «Autant qu'il y a de Seigneurs ici . »
La réponse me satisfit et je pus facilement trouver son nom.
Elle en fut enchantée et assura que beaucoup d'autres choses nous seraient dévoilées.
A suivre les commentaires de Jan van Rijckenborgh.