Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
On nous montra, à tous deux, la bibliothèque de grand prix, telle qu'elle était avant la Réforme.
Je désire n'en parler que très peu, bien que mon coeur se réjouisse chaque fois que j'y pense, car son catalogue paraîtra bientôt.
A l'entrée de cette pièce, se trouvait un Grand Livre, comme je n'en avais encore jamais vu, comportant toutes les figures et les salles, tous les portails, toutes les inscriptions et énigmes,
etc., à voir dans le château entier.
Bien que nous eussions promis d'en parler aussi, je veux garder encore cela pour moi, et d'abord apprendre à mieux connaître le monde.
Dans chaque livre était peint le portrait de son auteur.
A ce que je compris, beaucoup devaient être brûlés, afin que le moindre souvenir de ces dignes
personnages disparût.
Après nous être efforcés de tout comprendre, nous étions près de sortir, quand un page s'approcha du nôtre, lui chuchota quelque chose à l'oreille, en reçut immédiatement
les clefs, avec lesquelles il monta l’escalier en colimaçon.
Notre page, fort désemparé, nous conta, sur nos instantes demandes, que sa Majesté voulait que personne ne vît la bibliothèque et les tombes.
Il nous demanda donc, si sa vie nous était chère, de n'en parler à quiconque, car il avait déjà
nié la chose.
Nous oscillions tous deux entre l'angoisse et la joie, mais le fait resta caché et nul ne s'en informa plus.
Nous avions passé trois heures dans les deux endroits, ce que je n'ai jamais regretté. Cependant, sept heures ayant déjà sonné, on ne nous donnait toujours pas à manger.
Mais notre faim était supportable, grâce aux divertissements continuels, et, reçu de pareille façon, j'eusse volontiers jeûné ma vie durant.
A suivre, les extraits des commentaires de Jan van Rijckenborgh.