Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
J'étais encore couché et regardais à mon aise les beaux tableaux et motifs de ma chambre quand j'entendis soudain retentir les trompettes, comme si l'on se préparait déjà au cortège des Noces.
Mon page, hors de lui, bondit de son lit de frayeur, l'air plus mort que vif.
On peut s'imaginer mon état quand il me dit que les autres avaient déjà été présentés au Roi.
Je ne pus que pleurer abondamment et maudire ma paresse.
Je m'habillais encore quand mon page, prêt depuis longtemps, quitta la chambre pour s'enquérir de la situation.
Il revint bientôt avec l'heureuse nouvelle qui nous n'avions rien perdu.
J'avais seulement manqué le petit déjeuner, on n'avait pas voulu me réveiller à cause de mon âge avancé.
Mais c'était maintenant le moment d'aller avec lui à la fontaine, où la plupart étaient déjà rassemblés.
Ainsi consolé je repris mes esprits et fus bientôt habillé pour le suivre dans le jardin à la fontaine déjà citée.
Après que nous nous fûmes salués, la Jeune Fille me taquina sur mon long sommeil, puis me conduisit à la fontaine par la main.
Là, je vis que le lion, au lieu de son épée, tenait une grande plaque.
En la regardant je m'aperçus qu'elle provenait de monuments anciens et avait été transportée ici pour être plus à l'honneur.
Son inscription était quelque peu effacée par le temps; je la reproduis ici pour que chacun y réfléchisse :
Cette inscription était facile à lire et à comprendre; c'est sans doute parce qu'elle l'était plus que d'autres qu'elle avait été placée ici.
A suivre, les commentaires de Jan van Rijckenborgh.