Un regard plus spirituel
14 Juillet 2014
Ensuite la Jeune Fille nous fit sortir en rang ; des musiciens attendaient déjà derrière la porte en livrée de velours rouge garni d’un galon blanc.
Puis s’ouvrit une porte que j’avais toujours vue fermée et qui donnait accès à un escalier en spirale, l’escalier royal.
La Jeune Fille nous conduisit en montant les 365 marches au son de la musique.
Là, nous vîmes uniquement de précieuses œuvres d’art.
Plus nous montions, plus grande était la splendeur ; enfin nous arrivâmes au sommet, sous une voûte peinte où nous attendaient 60 jeunes filles, toutes richement vêtues.
Dès qu’elles nous eurent fait une révérence et que nous y eûmes répondu de notre mieux par une inclination, on renvoya les musiciens qui redescendirent les marches et la porte fut close.
Une clochette retentit alors et une belle jeune fille s’avança pour donner à chacun une couronne de laurier et notre Présidente en reçut une branche.
Pendant ce temps, un rideau avait été levé et je contemplai le Roi et la Reine trônant dans toute leur majesté.
Si je n’avais pas été si amicalement admonesté par la Reine, la veille, je me serais oublié moi-même et aurais comparé au ciel cette splendeur indicible.
Car, outre que la salle étincelait d’or fin et de pierres précieuses, le vêtement de la Reine était si magnifique et si resplendissant que j’étais incapable d’en soutenir la vue.
Comme les étoiles dans le ciel, cela dépassait en sublimité tout ce que j’avais tenu pour beau jusqu’à présent.
A suivre : les commentaires de Jan van Rijckenborgh.