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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

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Le Deuxième Jour, la rencontre de la colombe et du corbeau.

Le Deuxième Jour, la rencontre de la colombe et du corbeau.

Je n'avais pas plus tôt lu cet écriteau que toute ma joie disparut, et moi qui chantais si gaiement un moment auparavant je commençai à pleurer amèrement.
Je voyais bien trois chemins devant moi et je comprenais qu'il me serait donné, le moment venu, d'en choisir un, mais je craignais de prendre celui qui était encombré de roches et de pierres et d'y trouver une mort lamentable;

ou si c'était la longue route qui m'était dévolue, de m'égarer, ou encore d'avoir un accident au cours de ce lointain voyage; je ne pouvais pas non plus espérer être justement celui qui, parmi
des milliers, choisirait la Voie royale.

Je voyais aussi devant moi le quatrième chemin, mais il était tellement environné de flammes et de vapeurs que je ne m'aventurai pas de son côté.

Je me demandai longtemps si j'allais m'en retourner ou choisir l'une des quatre voies.

Bien conscient de mon indignité, je me consolais sans cesse en pensant au rêve où j 'étais délivré de la tour, sans trop m'y fier pourtant.
J'hésitai si longtemps entre toutes ces possibilités qu'un profond épuisement, ainsi que la faim et la soif surprirent mon corps.

Je sortis donc mon pain et le coupai en morceaux.

Ce que vit une colombe blanche comme neige, perchée sur un arbre, que je n'avais pas encore remarquée, et qui descendit comme elle le faisait peut-être souvent;

elle se posa en toute confiance à côté de moi, je partageai donc mon pain avec elle.

La colombe le prit et sa beauté me réconforta de nouveau un peu.

Mais un corbeau noir, son ennemi, l'aperçut, fondit aussitôt sur elle, et comme ce n'était
pas mon morceau de pain qu'il voulait mais le sien, elle ne put que prendre la fuite.
Ils s'envolèrent tous deux en direction du midi, ce qui m'attrista et me fâcha à tel point que, sans réfléchir, je pourchassai l'insolent corbeau et qu'ainsi je m'engageai contre ma volonté dans la voie prédestinée, sur la longueur d'un champ d'une acre environ, chassai le corbeau et délivrai
la colombe.
Alors je me rendis compte que j ' avais agi sans réfléchir et que j'étais déjà engagé sur un chemin qu'il m'était interdit de quitter sous peine d'un lourd châtiment.

Je me serais consolé si, à mon grand regret, je n'avais pas laissé, au pied de l'arbre, mon baluchon avec mon pain, que je ne pouvais plus aller chercher.

Car à peine me retournai-je que souffla dans ma direction un vent si violent qu'il manqua de me
renverser.

Cependant, si je continuais ma route, je ne le sentais pas du tout.

J'en conclus aisément que me retourner contre le vent me coûterait la vie.

Je pris donc patiemment ma croix sur mes épaules, me mis en route et décidai,
puisqu'il devait en être ainsi, de tout mettre en oeuvre pour arriver encore avant la nuit.

A suivre, les extraits du commentaire de Jan van Rijckenborgh.

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