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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Articles avec #du corbeau au phenix catégorie

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Du corbeau au phénix, le processus de renouvellement de l'homme.

Lorsque le doute hante le coeur, l'âme subit la corrosion.

En elle disgrâce et beauté cohabitent, lâcheté et témérité la vêtent d'une robe blanche et noire semblable au plumage de la pie, persistant à puiser dans l'un puis dans l'autre, tant au ciel qu'à l'enfer.

L'inconstance sert sous la bannière noire des ténèbres tandis que la fidélité brandit la bannière blanche.

Ce mystère, d'essence subtile, l'homme stupide n'en peut rien soupçonner.

Le recours à la symbolique de la pie, bigarrée de blanc et de noir, pour représenter l'âme humaine, s'inscrit bien dans l'esprit du Moyen Age.

La poésie et l'art pictural de cette période en offrent de nombreux exemples.

Ultérieurement, les animaux des Mystères serviront aussi à décrire les différentes étapes du développement de l'âme.

Dans la tradition alchimiste, par exemple, les animaux symbolisent les diverses réactions chimiques produites dans les cornues et les transformations de l'âme qui y correspondent.

La masse sombre de la matière primordiale informe est symbolisée par un crapaud noir enchaîné à un aigle blanc.

Allégorie montrant que la lumière enchaînée doit se délivrer des ténèbres.

De même, le lion vert, le lion rouge, et le paon qui exhibe la polychromie de sa queue, représentent les réactions chimiques des éléments et des métaux en relation avec la progression de l'âme sur la voie de sa libération.

Le règne animal sert à illustrer les forces astrales que l'humanité libère au cours de son évolution.

De la même façon, il est possible de mettre en parallèle les comportements animaux.

La nature rend ainsi, à l'homme, un miroir à son âme.

Ces symboles des forces archétypales influent sur la conscience humaine et, pour cette raison, furent toujours appliqués aux Mystères.

Parmi tous les animaux des Mystères, se trouvent différentes sortes d'oiseaux.

Outre les oiseaux communs, figurent des bêtes fabuleuses qui sont des composites de divers animaux : par exemple, le griffon, moitié aigle, moitié lion.

Les oiseaux se meuvent dans les airs, mais aussi sur la terre, et représentent en symbolique, les liens qui unissent la terre et le ciel.

L'âme humaine n'est-elle pas, comme l'un de ces oiseaux, capable, à certains moments de concentration spirituelle, de s'arracher à la matière dense pour s'élever dans les sphères plus subtiles ?

Le plumage, clair ou sombre d'un oiseau, est déjà une indication de son appartenance au règne de la lumière, ou à celui des ténèbres.

La diversité qu'offre la nature peut, cependant, fournir matière à confusion.

La bigarrure du plumage de la pie symbolise la dualité de l'âme.

Dans les écrits alchimistes, les oiseaux des Mystères sont toujours représentés selon une ordonnance précise.

Un vieil ouvrage, " Le Musée Hermétique Réformé et Amplifié", de Herman van Sande 1677, comporte une illustration sur laquelle figure un cercle central, dont la moitié supérieure est occupée par la Hiérarchie céleste et le zodiaque.

Dans la moitié inférieure, s'alignent cinq oiseaux symbolisant les stades du développement spirituel.

Ce sont : le corbeau (ou bien la pie), le cygne, le basilic, le pélican et le phénix.

Chacun d'eux est à la pointe d'une étoile à cinq branches, tracée selon une ligne continue déterminant une progression ordonnée d'un oiseau à l'autre.

Ils symbolisent les cinq phases par lesquelles passe l'âme, en suivant le chemin de la transmutations alchimique du plomb en or.

Telle est la voie qui mène du corbeau au phénix, l'oiseau de feu, la voie qui l'âme doit emprunter pour se libérer de la matière.

Mais il faut bien penser que ces différentes phases peuvent se chevaucher.

Par exemple, le corbeau est-il encore présent que le phénix se dresse déjà.

En effet, le plan dense peut toujours obscurcir la conscience, tant qu'on n'a pas déposé le vêtement de chair dans la mort.

Ces antiques symboles n'ont rien perdu de leur puissance au cours des siècles.

Aujourd'hui comme toujours, le chemin de la libération emprunte la voie des oiseaux des Mystères.

Le poète russe, Alexandre Nizberg, fut très sensible à la beauté de ce langage symbolique.

Il s'inspira des images contemplées au Musée Hermétique.

Il les intégra à un cycle poétique qui, en toute conformité aux textes bibliques, inspira à H.A.Stamm sa cantate "Christ, céleste Phénix".

Prenons ces poèmes comme fil conducteur.

A suivre : Le Corbeau.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Le corbeau, le commencement du chemin spirituel.

Au plus profond de toute nuit,

en mon séjour où ne brûlait nulle lampe,

épuisé de trop d'obscurité

je gisais comme au fond d'une tombe.

Le vide tendu autour de moi

tel un grand corbeau noir,

de toute chose terrestre

j'endurais la vanité.

Et ils m'apportèrent des raisins,

et ils me tendirent le pain,

et je sentis une vie nouvelle

naître de la mort.

La vie nouvelle, qui luisait en secret

dans le giron de la nuit.

Je me tournai vers le matin

et du plus lointain je le vis, Lui.

Ce qui étonne chez le corbeau, c'est la noirceur de ses plumes.

Le noir a quelque chose de particulier. On ne sait pas si l'on peut considérer le noir comme une couleur.

De plus, on n'a pas encore établi du point de vue ophtalmologique, comment il est perçu. Le noir représente quelque chose de caché, tel l'"Osiris noir", l'esprit intérieur.

Le noir absorbe la couleur, ce qui évoque un mouvement allant de l'extérieur vers l'intérieur, et inversement.

Il signifie d'une part que la lumière intérieure de l'âme n'est pas encore libérée, et d'autre part, que le chercheur prend ses distances par rapport à la lumière ordinaire de la nature.

En tant qu'oiseau noir, le corbeau est le signe du commencement du chemin spirituel.

En alchimie, il symbolise "l'oeuvre au noir", la phase de noircissement où l'alchimiste meurt dans l'alambic, métaphore utilisée pour désigner la phase durant laquelle la personnalité subit l'endura.

Le corbeau est sous l'influence de Saturne dont le métal est le plomb.

En alchimie, les planètes et les métaux correspondant, sont figurés par le même pictogramme : les métaux terrestres sont des manifestations de forces planétaires, et chaque planète est, à son tour, la manifestation d'une force du système solaire.

Les planètes, en tant qu'organes du corps solaire, remplissent des conditions déterminées.

Remarquons qu'il ne s'agit pas tant des corps célestes matériels que de leur subtil influx, qualifié d'astral (de "astra", étoile) par l'ancienne "astrosophie", tradition selon laquelle le soleil (esprit, or) et la lune (âme, argent) appartiennent au septénaire planétaire.

Les trois planètes, Uranus, Neptune et Pluton, sont extérieures à ce septénaire.

On les appelle planètes des Mystères car elles dirigent et dynamisent les processus spirituels de transformation.

La terre, dont le métal est l'antimoine, ne fait pas partie de cette catégorie.

Les sphères planétaires du système solaire exercent leur influence sur la terre, elles remplissent une fonction en relation avec la vie des règnes naturels, en particulier de l'humanité.

Leur activité dépend de l'orientation de l'homme sur lequel elle s'exerce.

Souvent, elle a pour effet de lier étroitement l'homme à la terre. Mais pour celui qui suit le chemin du développement de l'âme, elle s'exerce dans un sens libérateur.

A suivre, le plomb terrestre.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Le plomb terrestre, l'influence de Saturne.

Le plomb terrestre se forme sous l'influence de Saturne et lui demeure assujetti.

On dit que " les atomes de plomb sont polarisés par Saturne".

On peut voir Saturne sous deux aspects : d'une part, il est le semeur qui élabore la forme par cristallisation.

Ainsi s'agrège la partie la plus dense du corps humain, le squelette.

D'autre part, il est le squelette à la faux qui détruit ce qu'il avait construit, quand la cristallisation est trop poussée.

Le décès et la mort sont sous son empire.

Rien d'étonnant, donc, à ce que l'on dise, dans la mythologie grecque, que "Kronos (Saturne) dévore ses enfants".

Le corbeau, oiseau saturnien, est avant tout l'expression de la conscience moi isolée et privée de lumière, d'une profonde descente dans la matière et d'un état d'éloignement de Dieu.

Mais quand l'homme prend conscience de la solitude et de l'obscurité dans lesquelles il vit, c'est déjà le commencement de la grande transformation.

Cette prise de conscience est due à un attouchement de la lumière, puisque les ténèbres ne peuvent se voir elle-mêmes.

C'est pourquoi, il est dit : "La conscience est la porte d'accès", la porte de Saturne.

Dès que le chercheur peut accepter ce douloureux constat, il se trouve littéralement plongé dans une "nuit spirituelle".

Mais il sera en mesure d'endosser les conséquences, et d'abandonner sa conscience terrestre sur le chemin de l'endura.

La mythologie souligne, à maintes reprises, l'aspect positif du corbeau, sa haute intelligence.

Dans les emblèmes alchimiques, le corbeau est souvent représenté avec une tête blanche.

Vu sous cet angle, le corbeau symbolise déjà, un niveau supérieur de développement.

Il symbolise aussi une solitude librement consentie, en même temps qu'une répugnance pour le monde extérieur, allant de pair avec une nouvelle orientation vers l'intériorité originelle, encore enténébrée.

Le chercheur n'éprouve-t-il pas, de temps en temps, que, sous l'influence de Saturne, il se trouve plongé dans le pessimisme ?

Un reflux de noirceur qui menace de la paralyser, et ne cédera qu'au prix d'une intense concentration de la conscience.

L'influence cristallisante de Saturne persiste à se faire valoir et il faudra toujours la casser.

Ce n'est pas sans raison que, dans le pictogramme de Saturne, la croix, symbole à la fois du corps et de la terre, est plantée au sommet du demi-cercle, symbole de l'âme.

Ne dit-on pas de l'âme qu'oppresse l'influence de Saturne qu'elle "porte sa croix" ?

Ainsi, s'ouvre progressivement le chemin solitaire de l'homme johannite, prêt à rendre droits les chemins pour son Seigneur et à ceindre ses reins du linge noir érémitique.

Le vêtement noir renvoie symboliquement à l'âme qui, peu à peu, se ferme à la lumière du monde dialectique.

Le candidat, sur le chemin des Mystères, ne s'astreint pas à l'auto-isolement.

Mais aspirant essentiellement à la Lumière, il y est naturellement amené par la Force christique.

En cela réside la différence fondamentale entre un authentique processus de développement spirituel et les voies occultistes.

A suivre : Le Cygne.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Le Cygne, l'influence de Jupiter.

De blancheur resplendit mon plumage,

le flot limpide qui me porte

reflète la candeur

de tout ce qui, au fond de moi, repose.

Le col dressé, je lance vers le ciel infini

le chant de mon âme.

Je renonce à mes ailes,

car lui seul est mon essor.

Je sombre dans l'écho

de mon corps qui résonne.

L'Univers, d'une écoute bienveillante,

couronnera le chant pur du cygne.

Peu à peu, la connaissance de soi épure la personnalité et son cham de respiration.

En termes alchimiques : le blanc cristallin paraît.

C'est la deuxième phase du processus. Le champ de respiration purifié correspond à la Rose blanche, encore appelée Rose de Jean.

Il est comparable à un lac limpide dans lequel se reflète, avec de plus en plus d'intensité, le soleil de l'Esprit.

Sur ce lac repose le cygne, qui symbolise l'âme nouvelle, renée de la reddition à la Lumière originelle.

Son vêtement est de lin blanc. C'est le vêtement de Jupiter, la planète qui régit cette phase, l'étoile la plus brillante du ciel vespéral.

Le métal qui lui est associé est l'étain, lequel réfléchit plus clairement la lumière quand il est poli.

le pictogramme de Jupiter est formé d'une demi-lune posée sur la branche gauche de la croix.

L'influx jupitérien inspire à l'homme une vision optimiste. Il est jovial (du latin Jovis=Jupiter).

Le cou du cygne est long, il porte sa tête très haut au-dessus du tronc.

La conscience domine sur la matière.

Ce nouvel état véridique et débordant d'allégresse, recèle toutefois un danger.

En effet, l'aspirant risque de se figer dans la pensée immature qu'il a réalisé un progrès spirituel.

Et cela nous rend la phase du cygne plus lisible.

Un autre danger inhérent à ce nouvel état est l'orgueil, ainsi que celui de s'attacher aux belles apparences auxquelles le moi s' incline.

Mais s'il veut arriver au stade suivant, le candidat devra entonner son chant du cygne.

Le chant de l'endura.

Il est à noter que d'autres animaux symboliques se rattachent à cette phase du processus alchimique, tel le pigeon blanc, ou l'aigle blanc en lutte avec le dragon.

A suivre : Le Basilic ou dragon ailé.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Le Basilic ou le dragon ailé.

Mais, sortie des ténèbres,

rampa la couvée de serpents,

qui me couvrirent de morsures

tranchantes jusqu'au sang,

pénétrantes jusqu'à l'intime.

Leurs dents si pointues et si dures

firent à leur vue se figer mon âme.

"Est-ce pour nous laisser périr au désert

que tu nous fis sortir d'Egypte ?"

Alors le Seigneur parla :

"Façonne un serpent d'airain,

érige-le comme un signe.

Quiconque sera mordu,

de la regarder vivra.

Alors les serpents disparurent.

Les forces qui attachent l'homme à la terre sont solides et tenaces.

Le basilic représente la synthèse de ces énergies.

Il est le dragon ophidien qui tue d'un seul regard.

On le voit souvent avec une tête de coq couronnée. On dit parfois qu'il est sorti d'un oeuf de serpent ou de crapaud, ou même qu'il a été couvé dans du fumier.

Métaphores qui renvoient à cette part, en l'homme, de déraison repoussante, appelée à disparaître.

Ici, le coq n'est pas le héros du jour naissant, mais le belliqueux volatile, arborant une crête écarlate, symbole d'une raison dominée par les bas instincts.

De même, le basilic personnifie l'illusion de royauté personnelle, le "petit roi" qui essaie de tenir la bride haute à l'âme qui s'éveille.

Dépourvu d'ailes, le basilic sera compté au nombre des ophidiens.

Doté d'ailes, il devient un oiseau des Mystères.

La planète Mars lui est associée. Mars polarise le fer qui régule la température du sang humain, et assure la mise en oeuvre de la volonté.

Action et réaction sont étroitement intriquées, et ce n'est pas par hasard que Mars soit le dieu de la guerre, s'amusant à engendrer la violence, et à faire couler le sang.

Pour l'homme en quête de spiritualité, la conscience abdominale archiséculaire, dirigée sur la vie terrestre, est un facteur de perturbation.

Pas seulement à cause de l'énergie sexuelle qui y a son siège, mais surtout, parce que la concupiscence s'enracine dans le sanctuaire du bassin dont le "cerveau" est le plexus solaire.

De là, naissent des suggestions à des divertissements inconséquents, à des doutes, à l'incroyance.

Dans la traversée du désert, les Israélites adressèrent à Moïse leur plainte : "Est-ce pour que nous périssions dans le désert que tu nous as guidés hors d'Egypte?"

Quiconque foule le chemin du renouveau de l'âme, doit, durant cette phase, se garder de tout faux pas.

Le feu purificateur peut être éprouvé presque physiquement comme une morsure de serpent, chaque fois que les vieilles habitudes font valoir leurs droits.

C'est pourquoi, le Seigneur dit à Moïse d'ériger un serpent d'airain, vers lequel quiconque ayant été mordu, devra tourner ses regards, afin de rester en vie.

Ce processus est illustré par un serpent cloué à la croix, le "serpent mercurialis" des alchimistes.

Ce serpent érigé est l'opposé de la bête rampante, il symbolise la conscience purifiée et redressée, par opposition à la vile conscience terrestre.

La victoire ne s'obtient qu'au prix du sacrifice de la volonté instinctuelle, de sorte qu'elle ne réagisse plus aux manoeuvres du tentateur.

D'après les alchimistes, il faut présenter au basilic un miroir qui réfléchisse son regard mortifère.

Le miroir est le symbole de la connaissance de soi, l'observation neutre des forces émanées de soi, comme d'autrui.

Quand survient un émoi, et que le sang bouillonne, la connaissance de soi permet, pour ainsi dire, de garder la tête froide, sans prêter à une réaction.

Parfois, le basilic peut être remplacé par un paon, prédateur de serpents.

Grâce au somptueux bariolage de son plumage caudal - cauda pavonis - il est à même de transformer les forces négatives en élixir solaire.

Les "yeux" de la queue du paon, symbolisent la sagesse résultant du conflit avec son propre karma négatif, le basilic.

Cette symbolique possède, par ailleurs, une autre signification : le paon n'est-il pas aussi le symbole de la vanité, de l'exhibitionnisme narcissique ?

Cette double interprétation est due, vraisemblablement, à certains alchimistes qui se sont autorisée à voir, dans le déploiement de la queue du paon, le signe que le processus de transmutation a été corrompu.

En effet, lorsque le candidat échoue à renvoyer ses suggestions à l'adversaire, et qu'il se contemple lui-même dans le lustre de son prétendu avancement, il confond le chemin transfiguristique avec la voie occulte de culture du moi.

En vue du succès du processus, l'avertissement est toujours de rigueur : Demande-toi toujours si ce que tu vois est la queue de paon du moi qui parade, ou si c'est le spectre lumineux, déployé, de "l'arche de la promesse", l'éclat du corps vivant gnostique.

A suivre : Le Pélican.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Le Pélican, Chevalier du Pélican.

Le Pélican,

Ma robe de plumes blanches

reflète l'éclatante lumière du ciel

qui s'étend au-dessus de moi,

et son rayon transperce mon coeur.

Du sang rouge,

qui ruisselle de mon poitrail,

j'abreuve mes sept petits,

au refuge de mes ailes.

Sous cette voûte maternelle,

ils transmutent le sang

dont ils se désaltèrent

et la chair dont ils se repaissent,

en Vie et en Esprit.

Après avoir soutenu les assauts du basilic, le candidat peut accéder à l'état véritable de la prêtrise.

Les forces de l'âme nouvelle sont libérées dans la conscience, et mises au service du prochain, dans une septuple offrande.

Le pélican, qui nourrit ses sept petits du sang de son coeur, est le symbole de la tâche sacerdotale d'un authentique Rose-Croix.

Le rite écossais rectifié de la franc-maçonnerie comporte un grade de Rose-Croix :

Les Chevaliers Rose-Croix", aussi appelés "Chevaliers du Pélican".

L'oeuvre sacerdotale d'amour du prochain est placée sous l'influence de la planète Vénus.

Le pictogramme la désignant, constitué d'une croix surmontée d'un cercle, signifie que l'amour divin s'exalte au-dessus de la matière.

Par l'apprentissage de l'amour du prochain, le candidat teinte de rouge la rose de la croix de sa vie jusqu'à ce qu'elle scintille de cet éclat cuivré propre au métal vénusien.

Dans un "bestiaire" du Moyen-Age, registre des animaux réels et imaginaires, avec leurs attributs, on trouve cette dénomination :

"Pie Pelicane, Jésu Domine" (ô Pélican plein de charité, Seigneur Jésus).

On apprend ainsi que le pélican ne mange pas plus que le strict nécessaire à la sustentation, qualité indiquant l'empire sur soi-même, ainsi que l'équilibre métabolique des énergies, nécessaire à ce stade du chemin.

Au sens le plus large de sa portée symbolique, le pélican incarne le Corps Vivant d'une véritable Ecole Spirituelle, conçu comme la voûte protectrice d'un champ de force, et figuré par les ailes ouvertes de l'oiseau abritant les sept oisillons.

Divers mythes mentionnent que le pélican met à mort ses enfants qui, après trois jours, ressuscitent grâce au sang de son coeur.

C'est l'image du champ de force spirituel, sonnant le glas du transitoire, avant l'éveil de l'éternelle floraison.

A suivre : le Phenix.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #du corbeau au phénix
Le Phénix. Mercure.

Le Phénix.

D'or pur sont mes ailes déployées

au sortir de la tombe,

toutes dettes annulées

par la grâce du pardon.

Jésus-Christ, céleste Phénix,

m'accueille dans Son royaume,

Le Royaume éternel

du Roi de résurrection.

Lorsque la tâche sacerdotale a été fidèlement exécutée, survient nécessairement la victoire sur la vie inférieure.

Pour cette raison, le pélican est souvent lié au phénix, l'oiseau mystique de la résurrection, ou plus exactement, symbole de la transfiguration, la seconde résurrection.

La planète Mercure et le vif-argent sont en rapport avec cette phase du processus.

Le candidat célèbre la première résurrection en réalisant la renaissance de l'âme.

C'est la phase du cygne, base de la transfiguration.

Dans la seconde résurrection, le "divin vif-argent" amène l'éther nerveux à un degré d'intensité tel qu'un jeu de flammes jaillit au sommet de la tête du candidat, le feu de la Pentecôte.

C'est l'heure de la victoire sur la mort.

Dans l'Epître aux Corinthiens, Paul énonce : "Alors s'accomplira la parole qui est écrite : la mort a été engloutie dans la victoire.

La Parole, l'énergie divine, a été depuis longtemps inscrite dans le candidat, inscrite dans son coeur.

L'irruption de la force mercurienne provoque son effusion dans l'âme et le corps.

L'Esprit divin fait alliance avec l'homme qui aspire à l'élévation.

Le feu de la Pentecôte couronne la tête de ses flammes. La tête du phénix est parée d'une majestueuse couronne de plumes.

On trouve aussi des représentations du phénix à deux têtes, pour montrer que l'homme est androgyne, qu'il unit en lui le masculin et le féminin.

Telle la queue ardente d'une comète, le rayonnement de l'Ame spirituelle emplit le champ de respiration du candidat et le nimbe d'or.

Tout ce qui subsistait de corruptible est consumé.

L'or est le métal du soleil. Il est la synthèse des sept métaux, parmi lesquels on trouve l'argent (la lune) symbole de la lumière de l'âme.

Les sept métaux sont aminés à fusionner, sous l'action du vif-argent.

Dans ce nouveau composé, le facteur gluten, constellation impure des métalloïdes du sang qui servent de vecteurs aux influx karmiques, est totalement dissous.

Dans les Noces Alchimiques, Christian Rose-Croix mentionne la splendeur du phénix.

Sa gorge brille de l'or du chakra thyroïdien, son corps et ses ailes sont d'un pourpre éclatant.

Dans la symbolique rosicrucienne, ces images renvoient au Graal intérieur du candidat, et au manteau violet du prêtre-roi, dont le pèlerin s'enveloppe à la fin du voyage.

Sur une ancienne lithographie, figure le nid embrasé du phénix, de rameaux tressé, puissant symbole de la renaissance.

De même, les initiales capitales I.N.R.I. inscrites sur la croix du Golgotha renvoient au phénix : Igne Natura Renovatur Integra : Par le feu, la nature est renouvelée entièrement.

Voici, donc, le chemin suivi par l'homme pour se libérer des chaînes de la nature de la mort, conformément à son illustration par les animaux ailés des Mystères : du corbeau au phénix.

Le chemin de la purification et de l'expérience intérieure qui, à travers le désert de l'existence terrestre, conduit à un état de l'âme dont l'axe central est le service à son prochain.

fin.

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“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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