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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

L'homme né de la nature déchue, de la Flûte enchantée, Mozart

L'homme né de la nature déchue, de la Flûte enchantée, Mozart

L’homme né de la nature déchue.

Les trois accords magistraux du début de l’ouverture évoquent le « Trigonum Igneum » dont parlent la Rose-Croix.

L’on montre comment, par un mésemploi de la force du feu du serpent, l’homme est tombé dans le chaos, intérieur comme extérieur, et comment, par des expériences décevantes, il mûrit jusqu’à un point où tout développement ultérieur sur le plan horizontal devient impossible.

Les envoyées de la Reine de la Nuit abandonnent Tamino inconscient, alors apparaît Papageno. C’est l’homme-oiseau, paré d’un vêtement de plumes.

Il symbolise ce qu’il y a de profane dans l’homme.

Dans un sens plus large, c’est le symbole de l’homme de la nature à qui l’atmosphère de la planète terre est fondamental. C’est un habitant de l’air, un oiseau.

« Je ne suis qu’un homme naturel ». déclare t’il par la suite à l’un des prêtres avec une certaine suffisance.

Papageno est un vrai « fanfaron ». l’élément air est aussi le symbole de la sphère mentale, parce que l’intellect superficiel de l’homme terrestre n’a qu’une portée limitée et ne connaît ni son origine ni son milieu.

C’est pourquoi Papageno ne peut pas comprendre que Tamino croit être un fils du roi.

Papageno ne fait qu’attraper des oiseaux pour la Reine de la Nuit et ses suivantes.

En échange, il reçoit à boire et à manger, et précisément : du vin, des pains de sucre et des figues.

Il n’en sait pas davantage et ne le veut pas non plus. Attraper des oiseaux signifie ici capter les projections mentales et les désirs mentaux qui remplissent la sphère mentale.

De ces idées, toutes accordées à la nature, découle le processus d’échange des matières subtiles en interaction avec l’être aural.

« Tel état de conscience, tel état de vie »

L’homme dialectique est nourri dans son aura par des forces transformées qui déterminent entre autre son état de conscience.

Cette nourriture est un succédané qui trouble et enferme la conscience en la satisfaisant.

Voilà pour le vin et les figues sucrées, qui ne permettent aucune véritable croissance de l’âme au sens libérateur.

D’un côté, Papageno représente l’homme de la masse, qui appartient à ce monde par toutes les fibres de son être. D’un autre côté, il est la propre nature de l’homme : le moi.

L’homme spirituel déchu doit faire des expériences à l’aide de cet être qui vit entièrement des forces de la planète et dont l’existence dépend exclusivement de cette nature.

Du point de vue exotérique, Papageno paraît représenter l’homme de la masse.

Le nom « Papa-gen-o »suggère l’idée de parenté, de paternité, de propagateur de sa propre espèce. C’est le but naturel de cet être et son accomplissement le plus élevé.

Il est donc logique que, par la suite, après son union avec Papagena, il disparaisse de la scène.

Il n’a pas la capacité d’être initié.

On comprend maintenant pourquoi c’est le favori du public. Par son comportement il montre à ses semblables les faiblesses, les défauts et les besoins typiquement humains. Tout le monde peut s’identifier à lui.

Tamino, la conscience supérieure, remarque à son réveil que Papageno n’est en fait pas un homme mais un des esprits serviteurs de la Reine de la Nuit dont son père lui a parlé.

La radiation émanant de la conscience de l’homme originel véritable est l’être conçu par Dieu.

Cette force fait comprendre au chercheur que sa personnalité terrestre n’a rien de commun avec l’homme originel.

Papageno n’est qu’un robot biologique, un outil servant à faire des expériences.

Il est donc périssable. Papageno se satisfait du boire et du manger. Par ailleurs il n’a jamais contemplé la Reine de la Nuit et refuse de croire qu’il soit possible de la voir.

« Quel œil humain pourrait la voir à travers ses voiles noirs ? »

Tant dans ses perceptions que dans son besoin de compréhension l’homme naturel est extrêmement limité.

Quand Papageno prétend que c’est lui qui a tué le serpent, les dames le punissent. Elle lui donnent de l’eau et une pierre comme nourriture, elles lui ferment la bouche avec un cadenas d’or pour qu’il ne trompe plus aucun étranger.

Si la petite conscience-moi s’imagine vaniteusement qu’elle a déjà vaincu la force de la kundalini, cette arrogance est aussitôt punie.

Les forces secourables se retirent afin que le moi parvienne à une connaissance de soi lucide.

A suivre… le jeudi 18 avril 2013 … « Tamino tombe amoureux de l’âme divine ».

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