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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

L'épreuve des motivations et l'obstacle des instincts primitifs, la Flûte Enchantée, Mozart.

L'épreuve des motivations et l'obstacle des instincts primitifs, la Flûte Enchantée, Mozart.

L’épreuve des motivations.

Le prêtre explique que Tamino n’apprendra où se trouve Pamina que « lorsque la main de l’amitié le conduira à l’intérieur du sanctuaire pour une alliance éternelle. »

Avant d’être admis dans les Mystères, les motivations sont mises à l’épreuve. Toutes les illusions, qui protègent les Mystères, doivent maintenant s’évanouir.

C’est ainsi que les Mystères se protègent des abus. Le chercheur doit d’abord creuser sa « terre » ; il doit scruter sa personnalité.

Dans le rituel de la Franc-maçonnerie, le candidat doit rester quelque temps dans une salle, seul et en silence, pour réfléchir avant d’être admis dans la loge.

Sur les murs de cette salle sont représentés des symboles attirant l’attention sur l’instabilité des choses. Il s’y trouve aussi les lettres VITRIOL, initiales des mots composant la phrase latine suivante : Visita interiora terrae, rectificando invenies occultum lapidem (Visite l’intérieur de la terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée).

Ce n’est que par l’exploration de soi que le candidat parvient à la si nécessaire humilité.

Tamino chante : « O nuit éternelle, quand disparaîtras-tu ? Quand la lumière pénètrera t’elle mes yeux ? ».

Sur quoi, dans le temple, un chœur répond : « Bientôt ou jamais, jeune homme. »

Alors qu’il demande si Pamina est toujours en vie, il reçoit une réponse affirmative.

Cette nouvelle le remplit de reconnaissance et en l’honneur du Tout-Puissant il exprime sa gratitude sur tous les tons.

Il joue de sa flûte et les bêtes sauvages viennent l’écouter. Mais dès qu’il s’arrête, elles prennent la fuite. Les oiseaux eux aussi l’accompagnent en chantant.

« Comme est puissant le son magique qui est le tien, flûte bien-aimée.

En te jouant, les animaux eux-mêmes ressentent de la joie ».

L’obstacle des instincts primitifs.

La flûte enchantée est capable de dompter les forces de la nature, mais pas encore d’appeler Pamina.

Papageno répond en jouant de son carillon.

Ils essayent de se retrouver à l’aide de leurs instruments.

Puis Papageno et Pamina surgissent, fuyant devant Monostatos qui veut les faire enchaîner.

C’est une expérience qui revient constamment pour le chercheur plein d’aspiration.

Son évolution spirituelle est constamment entravée et gênée par ses instincts primitifs.

Dans une telle situation, seule la conscience de la communauté des âmes et des valeurs de l’amitié vient en aide.

Elle rétablit l’équilibre et chasse l’influence destructrice.

A ce moment critique, Papageno fait résonner son carillon.

Le maure et ses esclaves sont alors poussés à danser et chanter, et ils s’en vont en marchant en mesure au son de la musique.

Alors retentit une marche bruyante et un chœur invisible accompagné de trompettes et de cymbales se met à chanter.

« Longue vie à Sarastro ! »

Papageno et Pamina prennent peur. A Papageno qui lui demande : « qu’allons-nous dire ? »

Pamina répond : »la vérité, serait-ce un crime ! ».

Sarastro entre avec sa suite. Il prend place sur un char de triomphe tiré par six lions.

Les lions symbolisent l’amour divin dans ses trois aspects, chacun s’exprimant de façon masculine, donc rayonnant dynamiquement, et féminine, donc manifestant et produisant. Le chœur chante :

« C’est à lui

Que nous soumettons notre joie tout entière.

Qu’en tant que sage,

Il puisse toujours se réjouir de la vie.

Il est notre dieu,

A qui nous nous vouons ».

Pamina s’agenouille en disant : « Seigneur, je suis coupable. Je voulais fuir ton pouvoir, mais la faute n’est pas mienne, ce méchant maure exige mon amour… ».

Sarastro lui répond : « Relève-toi et réjouis-toi, jeune fille aimée. Sans avoir à t’écouter, je sais ce qui est dans ton cœur. Tu en aimes un autre. Je ne veux pas te contraindre d’aimer, mais tu n’obtiendras pas ta liberté. ».

Pamina se défend : « Mon devoir d’enfant m’appelle, ma mère… »

Sarastro continue « …est en mon pouvoir. Si je t’avais laissée entre ses mains, ton bonheur serait anéanti. C’est une femme orgueilleuse, un homme doit guider ton cœur ; sans homme toutes les femmes sortent de leur rôle. »

Ici Sarastro explique pourquoi l’âme doit toujours être soumise à l’Esprit.

Bien que l’Esprit n’agisse pas par la contrainte, l’âme qui cherche doit être séparée de ce qui l’a engendrée, la Reine de la nuit, l’influence de la lune.

Pamina est donc prisonnière de l’Esprit.

A suivre … le jeudi 02 mai 2013… « les stimulations qui font croître la conscience ».

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