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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

IIème partie des aspects gnostiques de la Flûte Enchantée, Mozart.

IIème partie des aspects gnostiques de la Flûte Enchantée, Mozart.

II ème partie des aspects gnostiques de la Flûte Enchantée de Mozart.

Dans le précédent article sur La Flûte Enchantée, il apparaît que Mozart avait une grande connaissance de l’homme naturel et qu’il en donne une image très subtile. Il présente le chercheur qui, soutenu par des forces spirituelles, se met en route pour trouver l’âme originelle. Ce faisant, il rencontre une puissante opposition.

Après le célèbre duo de Pamina et de Papageno, qui fait l’éloge de l’amour entre homme et femme, l’action se déplace vers un bois sacré.

A l’arrière plan se trouve un temple portant cette inscription : Temple de la Sagesse.

Il est relié par une colonnade à deux autres temples. Sur celui de droite est inscrit : Temple de la Raison et sur celui de gauche : Temple de la Nature.

Trois enfants brandissant des palmes d’argent précèdent Tamino.

Le palmier est une plante solaire et symbolise la vie spirituelle. La structure d’une feuille de palmier est très semblable aux lignes de force de la « spinalis ». Les palmes sont d’argent parce que les trois enfants représentent trois forces dynamiques actives dans l’âme. Ils posent comme exigence : persévérance, patience, silence.

« Ce chemin, jeune homme,

Te conduit vers le but,

Mais tu dois vaincre

De façon virile.

Ecoute donc notre maxime :

Sois persévérant, patient,

Et silencieux. »

A Tamino qui demande s’il peut sauver Pamina, ils répondent :

« Ce n’est pas à nous de le dire. »

Ces trois forces doivent effectuer un travail préparatoire. Elles pourvoient le système vital d’une énergie dynamique. Elles réitèrent leur exigence et Tamino répond :

« Le bon conseil de ces enfants,

Je l’enferme dans mon cœur pour l’éternité.

Où suis-je ?

Que va-t-il advenir de moi ?

Ceci est-il le séjour des dieux ?

Les portes, les colonnes montrent

Que la sagesse, le zèle et l’art

Sont ici réunis.

Là où le zèle règne et où la paresse doit fuir

Le maître ne reçoit pas le vice sans plus…

Vaillamment, je me risque à franchir la porte.

Le but est noble, vrai et pur.

Frémis, lâche scélérat,

Mon devoir est de sauver Pamina ! ».

Dans le lointain retentit la voix d’un prêtre : « Arrière ! »

Il est interdit à Tamino d’ouvrir la porte de droite et celle de gauche.

Il frappe à la troisième porte.

Finalement il est admis dans le Temple de la Sagesse.

La compréhension est ici la clé qui lui ouvre le chemin.

Un vieux prêtre apparaît et dit : « Où veux-tu aller, audacieux étranger ?

Que cherches-tu dans ce sanctuaire ? »

Tamino répond : « L’essence même de l’amour et de la vertu. »

Le prêtre : « Ces paroles sont d’une grande signification ! Mais où les trouveras-tu ? Etant donné que des sentiments de mort et de vengeance t’enflamment encore, tu n’es pas guidé par l’amour et la vertu ! ».

Quand Tamino apprend que Sarastro règne dans le temple de la Sagesse, il veut repartir, aveuglé comme il l’est, et ne plus jamais revenir.

Le prêtre lui explique donc qu’il a été induit en erreur.

Au cours de ce dialogue, nous voyons comment le vieux prêtre sait par deux fois éveiller en Tamino des doutes sur ses préjugés. Mais tout cela se passe dans une atmosphère bien différente de celle qui prévalait chez la Reine de la Nuit où régnaient émotion, impulsion et pensées inconsidérées alimentées par le désir et l’angoisse.

Le prince est à présent davant le Temple à ciel ouvert au milieu des bois, à un endroit où pénètrent les rayons du soleil et où l’homme en paix peut entendre la voix intérieure.

Ce n’est pas pour rien que le vieux prêtre est appelé « l’orateur », c’est la voix de notre conscience.

Il ne révèle pas directement la sagesse, mais il met au grand jour, par des questions habiles, les inconséquences, les dissimulations et surtout l’absence d’amour de nos pensées.

C’est ainsi que l’animosité et les préjugés de Tamino disparaissant peu à peu à l’endroit de Sarastro, il prononce ces paroles remarquables :

« Eternelle nuit, n’auras-tu pas de fin ? »

Mon œil verra-t-il la clarté du matin ? »

Moment crucial qui lui fait comprendre que les forces lunaires sont cause de la « nuit éternelle » de sa conscience.

Dans cet opéra, les aspects féminins et masculins ont un arrière-plan.

La femme en raison de la polarisation de son corps astral est négative, c’est-à-dire réceptive. Elle est plus directement liée à la sphère astrale que l’homme. Cela apparaît, entre autres, dans l’influence de la lune sur le cycle féminin.

Le féminin s’exprime dans les processus de croissance et de développement.

En général le féminin sert aussi à représenter l’influence incessante de la force astrale terrestre.

Le développement culturel est une préparation sur le chemin de l’initiation.

Mais cette phase doit se terminer à un moment donné.

Les valeurs qui se sont alors développées sont inversées, retournées.

La Reine de la Nuit qui s’était d’abord montrée positive, présente maintenant son aspect ténébreux.

Du point de vue gnostique, cela est exact. Le chercheur sur le chemin doit opérer en lui-même un revirement.

Déception et opposition dans son être l’entraînent à briser toutes les idoles.

A suivre… lundi 29 avril 2013… « L’épreuve des motivations ».

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