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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le merveilleux Voyage des Noces Alchimiques de  Christian Rose-Croix.

Le récit des Noces Alchimiques démontre, à l'évidence, que l'homme est plus qu'un simple véhicule physique doté de pensée et d'une certaine conscience.

Dans l'étude analytique qu'il en a faite, Jan van Rijckenborgh, dévoilant les arcanes de la langue des Mystères, met en relief toute la valeur de cette oeuvre pour le chercheur qui aspire à la vérité et à l'illumination.

Les mystères de ce récit à étages renferment tout le processus de transformation de l'âme ; ils l'éveillent à une quête de la réminiscence, à une reconquête de sa stature originelle, par la libération des forces latentes du microcosme.

Chacun de nous peut parcourir la voie empruntée par Christian Rose-Croix.

Elle conduit, avec la collaboration de la personnalité, à la transmutation de l'âme.

Ce qui est déjà, en soi, un miracle de la Grâce.

Dans la Tour de l'Olympe, l'âme est apprêtée pour les Noces avec l'Esprit : un microcosme retourne à la vie originelle !

Chaque étape de la Tour correspond à un aspect d'un chemin spirituel.

Les chercheurs y inscrivent leurs différentes contributions, lorsqu'ils se sont engagés sur la voie menant au grand but.

La croissance spirituelle est souvent décrite comme un processus septuple.

Dans la Genèse, la création est détaillée en sept jours.

Quant à l'Apocalypse, elle s'accomplit suivant sept images symboliques.

D'autres traditions enseignent que les cycles de vie des mondes et de l'humanité se déroulent à l'intérieur de sept périodes cosmiques, selon le principe du "monter, briller, descendre".

Les Noces Alchimiques regorgent d'exemples de manifestations septuples : l'humanité est extraite du puits obscur à l'aide de sept cordes.

Le candidat doit résister à la pression de sept poids : sept navires surmontés de sept flammes prennent la mer et tout s'accomplit en sept jours et sept nuits.

Jan van Rijckenborgh écrit à ce propos : "D'abord, il est nécessaire de pénétrer le sens du nombre sept, le nombre parfait... Prêtez attention au fait qu'il s'agit avant tout d'un engagement dans un processus naturel de formation et de croissance qui établit la liaison avec la splendeur profuse de l'Esprit septuple et du nombre parfait.

Il y a sept leçons à apprendre, sept règles à suivre, sept vertus à pratiquer".

Les sept jours de Christian Rose-Croix présentent un développement ascensionnel au long des sept niveaux du microcosme, qui conduit à la résurrection de l'homme nouveau.

Voyage passionnant, à la découverte d'étranges lieux, à travers le dédale du Château Royal, qui n'est autre que notre microcosme, des caves voûtées jusqu'au sommet de la plus haute tour.

Et ce voyage peut conduire chacun d'entre nous, dans une ascension sans fin, aux rivages de la patrie originelle.

A suivre la merveilleuse histoire de Christian Rose-Croix.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le premier jour, la veille de Pâques.

La veille de Pâques.

Un soir, la veille de Pâques, j'étais assis à ma table
et, après m'être entretenu avec mon Créateur en une humble
prière, selon mon habitude, et avoir médité beaucoup de grands
mystères (par lesquels le Père de la Lumière m'avait
amplement démontré Sa Majesté), j'allais préparer dans
mon coeur, avec mon cher agneau pascal, un pur pain sans
levain, quand, soudain, un vent si impétueux se leva que je
crus voir voler en éclat sous sa violence la montagne dans
laque
lle ma maisonnette était nichée.

Pourtant, comme rien de semblable ne m'était arrivé par le fait du diable

(lequel m'avait tourmenté maintes fois), je repris courage et

poursuivis ma méditation jusqu'au moment où, de façon
inhabituelle, quelqu'un me toucha le dos, ce qui m'effraya au
point que j'osai à peine tourner la tête; mais je ressentis de
la joie, pour autant que la faiblesse humaine le permît en
pareille circonsta
nce.


Lorsqu'on m'eut tiré par mon habit à plusieurs
reprises, cependant, je me retour
nai.

Une merveilleuse forme d'apparence féminine se trouvait là, vêtue d'une robe
bleue, somptueusement constellée d'étoiles d'or, comme l
e
ciel.

Dans sa main droite elle tenait une trompette d'or pur,
sur laquelle était gravé un nom, que je parvins à lire mais
qu'il m'est interdit de révéler; dans la main gauche, une grosse liasse de lettres écrites dans toutes les langues, qu'elle devait, comme je l'appris plus tard, porter
dans to
us les pays.

Elle avait aussi des ailes, grandes et
magnifiques, entièrement couvertes d'yeux, grâce auxquelles
elle pouvait s'élever dans les airs et voler plus vite que l'aigle.
J'aurais peut-être pu observer d'autres détails la concernant,
mais comme elle ne resta près de moi qu'un bref instant et
que je n'étais pas encore revenu de mon effroi et de ma
surp
rise, je dus y renoncer.

A peine m'étais-je retourné qu'elle chercha dans sa liasse et trouva enfin une petite lettre
qu'elle déposa avec respect sur la table; puis elle disparut
sans m
ot dire.

Mais en s'envolant, elle sonna si fort de sa
belle trompette que le son résonna dans toute la montagne
et que je restai dans l'impossibilité d'entendre
mes propres paroles pendant près d'un qu
art d'heure.

Tout être humain ne fait que se préparer sans cesse à la fête de la résurrection.

Tout être humain se prépare à l'avenir, ou rêve de l'avenir, sur un plan purement dialectique et social.

Il le faut bien puisque nous vivons là, dans ce monde, le monde de l'espace-temps, où chacun doit prévoir journellement l'avenir.

En quelques heures, "aujourd'hui" devient "hier" et "demain" devient "aujourd'hui".

C'est inéluctable.

Et comme, dans le monde de l'espace-temps, cette attente de l'avenir est la seule chose que nous possédions, nous sommes dépourvus de tout, et pauvres comme Job.

C.R.C. ne parle pas de la résurrection quotidienne sur le plan dialectique, il envisage la résurrection dans le nouveau champ de Vie.

Quand un homme possède une telle aspiration, chaque jour est pour lui "la veille de Pâques".

Animé par ce désir quotidien, il sait en effet que ce jour viendra.

On ne peut pas, et de loin, en dire autant des désirs dialectiques, c'est pourquoi la lutte est perpétuelle en ce monde.

Maintenant, si vous connaissez ce désir nouveau et actuel, si vous le ressentez un tant soit peu, vous savez qu'il entraîne une recherche, une recherche en vue de la satisfaire.

Tout désir engendre une tendance à le satisfaire, à l'assouvir.

Celui qui connaît ce désir supérieur et cette recherche, pour qui c'est déjà la veille de Pâques, est déjà en train de se préparer, avec son cher Agneau Pascal, un peu de pain pur et sans levain.

Car, connaissant déjà quelque chose de son désir d'accomplissement, et cherchant par conséquent à le satisfaire, il éprouve toutes sortes de déceptions dans ses efforts pour atteindre son but.

La réussite n'est pas immédiate.

Les déceptions sont nécessaires pour apprendre ce qui est utile et ce qui ne l'est pas.

Il s'ensuit une clarification, une purification.

Mais après de nombreuses tentatives pour préparer un "pain pur", soudain, à un moment donné, c'est la réussite.

La Lumière gnostique vous touche, et se mêle aux forces dialectiques, ce qui déclenche toujours un processus de fermentation.

A ce moment, votre tâche consiste à créer, à établir une nouvelle base de vie avec la force de Lumière gnostique, et cela en dehors du processus de fermentation.

Si l'on persévère dans l'effort, cette recherche, cette préparation et toutes les situations résultant du désir supérieur reçoivent tout à coup une réponse; un vent si impétueux se lève que le candidat en vient à penser : La montagne dans laquelle est nichée ma maisonnette va voler en éclats sous sa violence!".

Il faut bien comprendre la signification de cette tempête.

Il s'agit ici d'une tempête magnétique.

Tout homme vit d'une certaine force astrale, d'un certain champ magnétique.

La tempête en question se déclenche à la réception d'influences nouvelles, par l'entrée en liaison avec un champ magnétique différent, dont les radiations sont complètement opposées à celles de la nature ordinaire.

Expérience évidemment très remarquable et toujours extrêmement inquiétante.

Les radiations de cet autre champ magnétique sont assimilées par le coeur.

Leurs ondes et vibrations nous imprègnent d'une force correspondant à la pureté de notre sang, au degré de pureté de notre aspiration.

L'événement n'a pas lieu qu'une seule fois, mais bien des fois, comme en témoigne le récit de Christian Rose-Croix.

La chose n'est pas nouvelle pour lui, c'est pourquoi, d'ailleurs, elle ne l'inquiète plus.

Il arrive que certains, subissant la tempête magnétique pour la première fois, éprouvent une telle angoisse qu'ils repoussent, ou font mourir en eux, le pur désir, puis mènent ainsi une vie très malheureuse.

Si les efforts sont continus, un tel attouchement se produit à plusieurs reprises, puis cesse.

De nombreuses tempêtes s'élèvent et perdent ensuite de leur force.

Mais quand un chercheur de la vie nouvelle s'accorde sans cesse, d'une manière de plus en plus juste, à son désir supérieur, il vient un moment où la tempête s'élève, persiste et n'a plus à se calmer.

Les radiations du nouveau champ magnétique ne le quittent plus.

Elles restent sans cesse autour de lui, en lui, et prennent la direction de sa vie.

A partir de là, nous avons deux champs magnétiques.

Le nouvel influx a pour nom Virgo Lucifera, la Vierge porteuse de lumière.

Car c'est sous son influence, par son attouchement permanent, que naît la Vie nouvelle dans le nouveau Temple.

Avant d'en arriver là, beaucoup de choses doivent se passer.

Mais les bases sont jetées, les possibilités existent, c'est pourquoi l'entrée dans le Temple est présentée comme une invitation à laquelle on peut se rendre.

Or, dans un sens ou dans un autre, tout les candidats reçoivent l'invitation.

Beaucoup, du fait de leur apprentissage, ont reçu une invitation extérieure, qui n'en est pas moins une liaison.

Beaucoup connaissent la violence des tempêtes magnétiques, et ils peuvent dire qu'ils ont reçu une invitation intérieure.

Quoi qu'il en soit, tous ceux qui veulent prendre part à la Vie nouvelle doivent se préparer dans les plus brefs délais à recevoir pareille invitation.

Car le moment est venu !

Extrait du livre : Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix,

le premier jour, la veille de Pâques. .J. Van Rijckenborgh.

A suivre : La lettre d'invitation.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le premier jour, La Lettre d'invitation.

Dans une aventure aussi imprévue, je ne savais vraiment
pas que faire, malheureux que j'étais. Je tombai donc à
genoux, priant mon Créateur de ne rien m'envoyer qui
menaçât mon salut éternel; ensuite, plein d'angoisse et de
crainte, je me
tournai vers la lettre.

Elle était si lourde que,
d'or pur, elle n'aurait guère pesé plus. En l'examinant avec
attention, je découvris qu'elle était fermée par un petit sceau,
sur lequel était finement représentée une croix, avec
cette inscription: “In hoc signo + vinces” (D
ans ce signe, tu
vaincras).

Cette découverte me rassura pleinement, je
savais bien que le diable n'apprécierait pas ce cachet et
qu'en outre, il ne lui servir
ait de rien.

J'ouvris donc la petite
lettre avec précaution et y trouvai écrits, en caractères d'or sur fond bleu, les vers suiva
nts:


Voici le jour, voici le jour,
pour celui qui peut se rendre aux Noces du Roi.
Si tu es né pour y prendre part,
élu par Dieu pour la joie,
tu peux gravir la montagne
où se dressent trois temples
et
y contempler le Prodige.


Sois vigilant,
examine -toi,
Si tu ne prends un bain de pureté,
les Noces, certes, te causeront dommage.
Qui ne se lave de ses péchés,
sera trouvé trop léger.
En dessous figurait:
'Sponsus et S
ponsa' (L'Epoux et l'Epouse)

Vous connaissez maintenant l'origine de ce qui vous éprouvez sous le nom de "tempête".

C'est un attouchement magnétique nouveau très particulier rendu possible par une purification préalable, la purification du chercheur en quête du Temple des Mystères.

Grâce à cette purification, l'être devient sensible à l'attouchement, et ceci de façon consciente.

Le point de contact est la Rose du coeur, seul attouchement possible tant que le sanctuaire de la tête et le système magnétique du cerveau ne sont pas encore totalement coupés du champ magnétique ordinaire du monde dialectique.

L'attouchement conscient prend maintenant la forme d'un appel.

Comme un coup de trompette, il retentit et nous transperce.

Il est question de cet appel dans beaucoup de textes sacrés.

Nous y lisons que la voix de Dieu résonne dans la tempête, au milieu du tonnerre ou d'autres cataclysmes naturels, c'est la violence de l'attouchement magnétique, qui jette le candidat dans le désarroi parce qu'aucun organe en lui n'est adapté aux radiations qui vibrent au travers de son corps.

Il subit ces radiations, mais pas un seul de ses organes n'est à même d'y réagir.

Dans une aventure aussi imprévue, on ne sait que faire. C'est pourquoi chacun réagit de manière entièrement personnelle.

Christian Rose-Croix se dispose à prier, il appelle la Fraternité au secours, pourrait-on dire.

Cette demande, cette imploration, cette prière, chaque candidat peut le faire, il en est digne.

C'est dans ces dispositions que Christian Rose-Croix prend la lettre d'invitation dans sa main.

L'attouchement laisse des traces et le candidat ne sera plus jamais le même homme qu'auparavant.

On peut dire que celui qui est appelé une fois porte en lui un signe, un sceau, une cicatrice, une brûlure, une marque dans le sanctuaire du coeur, notamment au sternum, le miroir du coeur (le mot sternum veut dire : qui rayonne).

Qui est ainsi marqué reste réceptif à d'autres attouchements du nouveau champ magnétique.

Il est ouvert à la Gnose : le bouton de rose a éclaté, il s'ouvre.

L'être arrivé là ne peut plus reculer. Marqué par la Fraternité, il portera le sceau de l'Ordre dans les globules rouges du sang.

CRV trouve le sceau sur la lettre, sceau sur lequel est gravée une croix avec cette inscription : "Dans ce signe, tu vaincras".

Celui qui est marqué du sceau de la Fraternité est tranquille et à juste titre.

C'est le symbole de l'Ordre, symbole incontestable. Cette marque du sang et du corps permet à chacun de reconnaître les autres et d'en être reconnu.

Qui construit sur cette base n'est jamais trompé, et tout mal et tout danger s'enfuient à l'apparition de ce signe, il faut en tenir compte.

C'est un signe de reconnaissance, en même temps qu'un signe protecteur, une amulette.

L'on comprend maintenant l'origine des récits et légendes sur les amulettes et pierres magiques.

Quand une homme a été touché, qu'il a reçu la marque de l'Ordre, il doit lire cette lettre, et comprendre le sens de l'attouchement. Généralement il se passe beaucoup de temps avant de découvrir qu'il a reçu une lettre . Plus vite il le comprend, plus tôt il réagit, mieux cela vaut. Il peut ainsi éviter bien des dangers.

L'Ordre possède trois Temples. Un Temple est un chantier de travail, un lieu de service, où est exigé un dur labeur.

Le premier est le Temple de la Foi : de la compréhension et de la reddition de soi.

Le deuxième est le Temple de l'Espérance : de la sanctification et de la régénération.

Le troisième est le temple de l'Amour : de l'accomplissement.

Dans le premier Temple, le vieil homme se constitue prisonnier de la Gnose, des forces christiques du salut.

Dans le deuxième Temple, le vieil homme diminue par l'endura, tandis que croît en lui d'Homme nouveau, l'Autre, l'Immortel.

Dans le troisième Temple, l'oeuvre est accomplie, et célébrée la fête de la victoire, la fête du retour.

Tout candidat doit traverser ces trois chantiers de travail, ces trois Temples.

Cependant, il doit prendre garde à l'avertissement :

sois vigilant,

examine-toi.

Si tu ne prends un bain de pureté,

les noces te causeront dommage.

Pars : si tu vis dans le péché,

tu seras trouvé trop léger.

Cet avertissement vient à point nommé. Celui qui a reçu le signe de l'0rdre est prêt à suivre le chemin. Il est ouvert au champ magnétique nouveau et peut s'y élever.

Mais s'il veut servir deux maîtres à la fois, vivre de deux champs magnétiques opposés, son être entier sera extrêmement perturbé.

Sa vie devient un enfer, son corps un grand tourment. Celui qui veut vivre les noces de CRC mais s'agrippe en même temps à son ancienne vie, découvre que le résultat est un attachement encore plus fort à la terre.

Il lui est également impossible de remettre à plus tard en se disant : "encore un peu ceci, encore un peu cela". Il est possible de supporter la tension de deux champs magnétiques à la seule condition de suivre la voie de Jean-Baptiste, de Jean le Précurseur, le chemin de celui qui réagit directement en disant : "Lui, l'Autre doit croître, et je dois diminuer".

Il faut que le candidat tienne compte du danger logique dont la lettre l'avertit.

Aucune personne appelée par l'Ordre ne subit de contrainte. Chacun peut suivre son propre rythme et remplir ses devoirs normalement. Mais une orientation et une persévérance conséquentes, en direction du But, sont une nécessité absolue.

Extrait du livre : Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix, de Jan van Rijckenborgh.

A suivre : Christian Rose-Croix prend conscience de sa propre indignité. (Premier jour).

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le premier jour, Christian Rose-Croix prend conscience de sa propre indignité.

A cette lecture, je faillis m'évanouir. Mes cheveux se dressèrent sur ma tête et une sueur froide m'inonda de toute part.

Car si je comprenais qu'il s'agissait des Noces promises, annoncées sept ans auparavant par une vision, attendues depuis longtemps avec un grand désir et prévues par des calculs et analyses poussées de mes positions planétaires, je n'avais pourtant jamais supposé qu'elles
s'accompagneraient de conditions si sévères et si risquées.
Je m'étais imaginé jadis, en effet, qu'il suffirait d'y paraître pour y être un hôte bienvenu et estimé; or, maintenant, on me parlait d'un choix divin dont, pour ma part, je n'avais jamais été certain d'ê
tre l'objet.

Je découvrais aussi, plus je m'examinais, qu'il n'y avait dans ma tête qu'incompréhension
et aveuglement concernant les choses cachées; que je n'étais pas non plus capable de saisir les choses les plus simples, que j ' avais pourtant à faire chaque
jour .

Que j 'étais encore moins destiné par la naissance à percer les secrets de la Nature et à les pénétrer; à mon avis, elle aurait pu trouver un disciple plus vertueux, à qui confier des trésors
si précieux, fussent-ils soumis au temps et au changement.
Je découvrais en outre que mon corps, mon comportement extérieur et mon amour fraternel du prochain n'étaient pas encore vraiment purs et sans taches.
Il m'apparaissait enfin que l'aiguillon de la chair était toujours présent en moi, tourné surtout vers la considération et le luxe de ce monde et non vers le salut de mes sem
blables.

De la sorte, je supputais sans cesse les moyens d'accroître rapidement mon profit personnel, d'édifier des constructions grandioses, d'immortaliser mon nom en ce monde, et entretenais bien d'autres pensées charnelles du même ordre.
Cependant, les paroles obscures relatives aux trois temples me préoccupaient particulièrement; je n'arrivais pas à les expliquer, même après mûres réfle
xions.

Et peut-être n'y serais-je pas encore parvenu sans une miraculeuse révélation.

Oscillant donc de la crainte à l'espoir, ne trouvant en moi qu'impuissance et faiblesse (de sorte qu'il était impossible de venir à mon secours et que l'invitation m'inquiétait), je finis par recourir à ma voie habituelle la plus sûre: avant de m'adonner au repos, faire la profonde et ardente prière que mon bon ange m'apparût, par décret divin, pour me guider dans mon incertitude, comme cela s'était déjà souvent produit auparavant; ce qui, Dieu soit loué, arriva sous forme d'un précieux et grave avertissement, pour mon bien et pour le bien du prochain.

C.R.C. reconnaît la signature de l'invitation, il savait depuis longtemps comment elle lui parviendrait , par le désir de la Gnose, en lui ouvrant son coeur.

Finies, les rêveries idéalistes, il faut avancer. Si vous ne bougez pas ou si vous faites marche arrière, des difficultés surgiront à coup sûr, tels des maux physiques, des tensions psychiques.

Tant que le candidat s'obstine à idéaliser le chemin de la délivrance, il ne fait qu'endosser un costume d'initié, tissé par lui-même de toutes ses rêveries.

Qui a reçu le Sceau est admis dans un processus au cours duquel le moi ne peut jouer aucun rôle que celui de la reddition totale, de l'endura, du dépérissement, qu'il doit réaliser dans la Force de la Gnose.

Le candidat est placé au centre du processus avec ses qualités intérieures du moment et malgré ses manquements et défauts encore présents.

Vous pouvez vous représenter la désolation de C.R.C. dès qu'il eut reçu le sceau.

Que possède-t-il en effet ? Certes, le signe de l'Ordre est gravé sur son sternum, mais pour le reste il ne constate en lui que résistance et aveuglement concernant les choses cachées, et son incapacité à comprendre les choses qui tombent sous le sens, et qu'il a pourtant à faire chaque jour !

Il a l'impression de n'être bon à rien et pense qu'on trouverait partout des candidats plus aptes que lui.

Son corps, son comportement extérieur, son amour du prochain sont-ils bel et bien purifiés ?

Ne lui reste-t-il pas quelques convoitises pour les choses de ce monde?

Les paroles obscures relatives aux trois Temples, dont la signification lui échappe, le frappent surtout : un temple où prier, il connaît cela, un temple où s'adonner aux méditations mystiques, il connaît cela de la même manière, un temple où se rassembler, il connaît cela aussi, un temple où venir écouter, pareillement.

Mais un temple qui soit un lieu de travail, où entrer comme ouvrier ? Et puis cet avertissement pressant ? Comment s'y retrouver ?

Ainsi le nouveau frère, ou la nouvelle soeur, oscille entre l'espoir et la crainte.

C.R.C. est dans une grande détresse intérieure.

Il s'examine à tout instant mais ne découvre en lui que faiblesse et impuissance.

Conscient de ne pouvoir rien faire pour lui-même, il est déconcerté par l'avertissement menaçant qu'il vient de lire. C'est la raison pour laquelle il recourt au moyen le plus sûr qu'il emploie habituellement : avant de s'adonner au repos, prier instamment et ardemment, afin que son bon ange, par décret divin lui apparaisse pour le guider dans son incertitude, ce qui arrive, Dieu soit loué, comme souvent déjà auparavant.

C.R.C.se soumet à la seule reddition de soi, non pas la reddition en tant que méthode culturelle, mais l'abandon de soi à la grâce comme à la disgrâce, avec l'espérance que le chemin vous sera montré intérieurement.

Que veut dire : "le bon ange"?

Il nous suffira de dire pour le moment, qu'un ange est une force naturelle, un être naturel vivant dans l'espace de notre champ de vie, un point focal du septième cercle aural.

Le bon ange en question est une force, qui se développe grâce aux échanges ayant lieu entre un candidat et un foyer directeur du sixième cercle magnétique.

Tous nos faits et gestes dialectiques, présents et passés, créent, autour de nous et en nous, un champ de force.

De même pour toute la vie gnostique. De ce fait, nous avons un bon ange et un mauvais ange qui, aux moments marquants de la vie, nous aident ou nous contrecarrent.

Faire appel, instamment, ardemment, à son bon ange, c'est crier de toute son âme : "Je ne sais plus ce que je dois faire, Seigneur, viens-moi en aide !".

Alors arrive la réponse de la Gnose, par l'intermédiaire du champ de force du Bien qui s'étend autour de nous. Et l'intéressé reçoit une impression du chemin à suivre, généralement en rêve ou dans une vision.

Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix, Jan van Rijckenborgh

A suivre : Le rêve de Christian Rose-Croix, premier jour.

Publié par sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le premier jour, Le Rêve de Christian Rose-Croix.

Sitôt endormi, j'eus l'impression de me trouver, avec d'innombrables autres hommes, dans la tour obscure d'une prison, attaché à de lourdes chaînes.

Il n'y avait pas le moindre rayon de lumière, et nous grouillions comme un essaim d'abeilles, aggravant encore nos maux les uns les autres.

Je n'y voyais pas plus que mes compagnons, cependant je percevais que certains
s'efforçaient de s'élever par-dessus les autres, quand leurs fers ou leurs chaînes étaient un tant soit peu plus légers.
Cela dit, personne n'avait beaucoup d'avantage sur les autres; nous étions comme une grappe de raisins, tous pendus les uns aux autres.
Étant restés longtemps ensemble dans cette misère, nous traitant mutuellement d'aveugles et de forçats, nous entendîmes enfin la sonnerie d'un grand nombre de trompettes, accompagnées de coups de timbales si alertes que cela nous réjouit et réconforta dans notre malheur.
Au son de cette musique, le couvercle de la tour fut soulevé et un peu de lumière tomba sur nous. Il aurait fallu voir alors cette bousculade ! Nous grouillions pêle-mêle, au point que
celui qui s'était un peu élevé au-dessus des autres tombait sous leurs pieds. Chacun voulait la position la plus élevée, et moi-même, sans hésiter, malgré mes lourdes chaînes, je
luttai pour me dégager et me hissai sur une pierre que j'avais pu atteindre. Mais là aussi, attaqué à plusieurs reprises, je me défendis de mon mieux, des pieds et des mains. Nous n'avions qu'une seule pensée: se
rions-nous tous libérés?

Se considérant comme parfaitement indigne, incapable, non préparé, C.R.C. ne sait plus que faire. A bout de forces, il s'endort et, pendant son sommeil, il fait un rêve qui lui explique clairement sa situation.

Il lui semble se trouver, avec beaucoup d'autres, dans la tour d'une prison obscure, lourdement chargé de chaînes. Pas le moindre rayon de lumière n'y pénètre et les prisonniers grouillent comme un essaim d'abeilles.

Chacun tente de s'élever au-dessus des autres, quand leurs chaînes ou leurs fers sont un tant soit peu plus légers. Personne n'y voit rien, tout est ténèbres.

Les prisonniers ne peuvent se rendre compte de la lutte que par l'ouïe et le toucher.

Aucun n'a d'ailleurs beaucoup d'avantage comme une grappe de raisin, comme un essaim d'abeilles.

Un chaos grouillant d'individus égocentriques.

Tous, sont, fondamentalement, structurellement et sensoriellement, dans la même situation.

Cette foule qui se bat est composée d'entités possédant un atome-étincelle d'Esprit, et C.R.C. en fait partie.

Tous ressentent leur extrême misère, c'est chose certaine; et tous essaient de s'approprier une meilleure place.

Ils sont plongés dans les ténèbres parce qu'ils ne voient pas les causes de leur misère.

Ils perçoivent leur misère, mais n'en savent pas l'origine; c'est pourquoi ils se querellent et s'accusent les uns les autres violemment.

Vous savez tous combien cette description de la réalité est exacte et complète. Dans ce monde, on pourrait aligner à perte de vue les mouvements, les groupes et les églises qui s'adressent les reproches les plus virulents et tentent de s'approprier la place la plus élevée.

Une telle place se définit du point de vue économique, social, politique ou religieux, et s'évalue d'après le nombre d'adhérents.

Mais la réalité, c'est que cette foule grouille dans le trou du cachot et non pas en dehors!

En d'autres mots : la condition est la même, pour tous, quoi qu'ils fassent.

Cependant, personne ne le voit en raison de l'obscurité: et la lutte continue indéfiniment entre les hommes qui, à ce moment précis, sont dans l'état de C.R.C., sans parler des autres.

Soudain, la situation change. Tandis que tout le monde se traite d'aveugle et de forçat, la sonnerie de nombreuses trompettes et des coups de timbales retentissent.

Mais la lutte ne change pas. Tous ces gents pleins d'angoisse continuent d'agir de la même manière. La lutte, cependant, provoque de l'épuisement et, malgré le côté négatif, une sorte de purification, une sorte d'anémie. Le sang perd quelque chose de son ardeur, et un homme anémié gagne de la sensibilité.

La personnalité obtient quelque réceptivité à un autre champ magnétique.

Il ne s'agit, ici, ni de mérite ni de compréhension, mais d'une conséquence de la lutte.

Celui qui obtient quelque perception des radiations gnostiques n'est ni changé ni élevé, mais juste sensibilisé par les circonstances de la vie dialectique.

Ensuite, au moment où les trompettes retentissent, le couvercle de la tour est soulevé, ce qui fait tomber un peu de lumière à l'intérieur.

La sensibilité croît en même temps que l'épuisement: elle se transforme en sensibilité à la nouvelle Lumière, se traduisant par un désir du sang, une exaspération du sang; dans cette Lumière on voit mieux que jamais auparavant l'état où l'on se trouve.

Etre sensible au Tout Autre n'a pas pour cause une perfection quelconque, mais l'épuisement : non pas un changement de l'être, mais une sorte d'anémie: la cause n'est pas non plus une franc-maçonnerie personnelle, puisque tous ces prisonniers sont encore solidement enchaînés.

Et voilà que, dans cette situation, se développe sans cesse la possibilité d'être secouru, en dehors de tout mérite personnel.

Ne vous leurrez pas en ce domaine : nul n'est meilleur que d'autre, personne n'est bon, pas même un. Quelle consolation, pour C.R.C., tourmenté par sa propre imperfection après avoir reçu le sceau de la Fraternité!

Il n'y a personne qui puisse faire partie de l'Ordre sur la base de ses propres mérites.

"Tous s'en sont éloignés", dit l'Ecriture Sainte. Personne ne doit éprouver de sentiment d'infériorité.

L'action de la Fraternité universelle consiste à faire descendre une corde. Et cela à sept reprises.

A chaque période d'épuisement de l'humanité, la Fraternité salvatrice éxécute ce travail septuple, qui s'exprime, en outre, par la création d'une Ecole Spirituelle.

Et le résultat d'une telle activité, c'est naturellement de déclencher de nouvelles luttes, qui font rage, des plus monstrueuses aux plus ignobles.

Les porteurs de boutons de rose, frappés, brisés dans leur moi, épuisés, anémiés, sont peut-être les plus grands pêcheurs, jusque-là leur lutte ne diffère des combats ordinaires que dans la mesure où ils ne la mènent pas à des fins dialectiques, mais pour se libérer, dans quelque sens que ce soit.

Ceux qui ont reçu le sceau de l'Ordre n'ont donc pas le moindre mérite dont ils puissent se vanter.

Ils reçoivent le grand et merveilleux privilège de suivre le chemin de la vraie délivrance.

Le sceau est une preuve d'admission, non par le mérite mais par la grâce.

Bien qu'il ne soit pas le signe d'une élévation, le sceau de l'Ordre est effectivement la preuve d'une séparation, d'un affranchissement de la nature dialectique.

Sur cette base, l'élève peut commencer le Grand Oeuvre.

Les Noce Alchimiques de Christian Rose-Croix, Jan van Rijckenborgh

A suivre La corde salvatrice.

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Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le premier jour, La corde salvatrice.

Or il en alla tout autrement. En effet, les seigneurs qui nous regardaient d'en haut, par l'ouverture de la tour, s'étant quelque peu divertis de nos gémissements et frétillements, un vieillard aux cheveux blancs nous ordonna de nous tenir tranquilles. Dès que nous eûmes obéi, il prononça les paroles suivantes, pour autant que je m'en souvienne :


Si seulement le genre humain n'avait pas visé trop haut,
il aurait reçu de grands biens, par la justice de ma Mère.
Puisqu'il n'en fait qu'à sa tête, il reste dans de grands tourments, et prisonnier de la nuit.
Or ma Mère bien-aimée ne veut pas voir qu'il a dévié.
Elle fait briller dans la Lumière les splendeurs de ses richesses;
pourtant cela n'arrive que rarement, afin d'en montrer la réalité, sinon on n'y verrait qu'illusion.
En l'honneur de la fête, célébrée aujourd'hui, pour lui rendre mieux grâce, une bonne oeuvre sera accomplie:
une corde sera maintenant descendue.
Qui s'y ac
crochera, la liberté retrouvera.


Dès qu'il eut prononcé ces paroles, la vieille Dame ordonna à ses serviteurs de faire descendre sept fois la corde dans la tour et de remonter ceux qui y resteraient accrochés.

Dieu me permette de décrire en détail l'agitation qui nous saisit:
chacun voulait s'emparer de la corde et, par là même, empêchait les autres d'en faire autant. Cependant, sept minutes s'étant écoulées, une clochette donna un signal:

les serviteurs hissèrent alors quatre personnes cette première fois. Perché sur une pierre contre la paroi de la tour, pour mon plus grand malheur, comme je l'ai déjà dit, j 'étais dans l'impossibilité de m'approcher de la corde, qui pendait au milieu, hors de ma portée.
On redescendit la corde une deuxième fois. Mais les chaînes de la plupart étaient trop lourdes et leurs mains trop faibles pour s'y tenir accrochés, de sorte qu'en tombant ils entraînaient beaucoup de ceux qui auraient peut-être pu s'y cramponner. Plus d'un, oui, furent décrochés par d'autres qui n'étaient pas parvenus à se hisser, tant nous étions envieux les uns des autres dans notre grande misère. Mais j'avais surtout pitié de ceux dont le poids était si grand qu'ils eurent
les mains arrachées et ne purent donc pas remonter.
Ainsi advint-il que, les cinq premières fois, un petit nombre seulement fut ramené. En effet, le signal sitôt donné, les serviteurs halaient la corde si vite que la plupart retombaient les uns sur les autres. La cinquième fois, d'ailleurs, la corde remonta à vide. Aussi la majorité d'entre nous, dont j'étais, commencions à désespérer d'être délivrés et implorions Dieu d'avoir pitié de nous et de nous libérer de ces ténèbres;
sur quoi, quelques-uns furent exaucés . Car, lorsque la corde redescendit pour la sixième fois, plusieurs s'y agrippèrent fermement et, lorsqu'elle se balança en remontant, elle s'approcha aussi de moi, sans doute par la volonté divine.
En hâte, je la saisis, de sorte que je me trouvai au-dessus de tous les autres et qu'ainsi, contre toute attente, je sortis enfin de la tour. Mon bonheur était si grand que je ne sentis pas la blessure qu'une pierre pointue m'avait faite à la tête, dans la remontée, avant d'avoir aidé à hisser la corde pour la septième et dernière fois (comme cela s'était fait toutes les fois précédentes). L'effort fit couler le sang sur mes vêtements mais, dans ma joie, je ne m'en aperçus point.
Lorsqu'on remonta la corde pour la dernière fois, le plus grand nombre y était enfin accrochés; alors la vieille Dame la fit emporter et enjoignit à son fils, un homme d'un grand âge
(ce qui m'étonna beaucoup) d'envoyer un message aux autres prisonniers. Après un instant de réflexion, il dit ces mots:
Chers enfants ici rassemblés, ce qui était prévu depuis longtemps, est enfin accompli,
et, par la Grâce de ma Mère, accordé à vos amis.
Ne soyez pas envieux de leur sort, un temps heureux va bientôt commencer, où tous les hommes seront égaux, et où il n'y aura plus ni pauvres ni riches.
Celui dont on exige beaucoup, devra beauco
up oeuvrer;

Celui à qui il est confié beaucoup, devra montrer qu'il construit.
Laissez donc là vos lamentations:
il n'y en a plus que pour lo
ngtemps!


Ces paroles prononcées, le couvercle fut remis sur le puits et verrouillé, tandis que retentissaient à nouveau trompettes et timbales. Mais le son des instruments n'était pas assez puissant pour couvrir les lamentations des prisonniers de la tour, ce qui me fit venir les larmes aux yeux. Peu après, la Vieille Dame s'assit avec son fils sur des sièges disposés à et effet et ordonna de compter les délivrés. Après avoir pris connaissance de leur nombre, elle l ' inscrivit sur une tablette jaune d'or et demanda le nom de chacun d'entre nous, qu'un page nota également. Puis elle nous regarda les uns après les autres et soupira en disant à son fils, de telle sorte que je
pusse l'entendre clairement:
“ Ah ! que j ' ai pitié des pauvres gens de la tour. Plût à Dieu que j'eusse réussi à les délivrer tous !' Son fils répondit alors: 'Mère, Dieu en a disposé ainsi et nous ne saurions nous y opposer. Si nous étions tous des Seigneurs, possédant tous les biens de la terre, et étions assis à table,
qui nous servirait le repas?” Après quoi la Mère se tut; mais elle reprit bientôt: “ Délivrons donc ces gens de leurs fers”, ce qui fut fait à l'instant. J'étais presque le dernier de la file et, à la différence des autres, je ne pus me retenir de faire une révérence à la Vieille Dame, et de remercier Dieu qui, par son intermédiaire, avait bien voulu, dans sa grâce paternelle, me porter des ténèbres à la lumière. D'autres suivirent mon exemple et s'inclinèrent devant la Vieille Dame. Enfin chacun se vit remettre, comme viatique, une médaille commémorative en or, où étaient gravés, d'un côté, le Soleil levant et, de l'autre - pour autant que je m'en souvienne - les trois lettres D L S (Deus Lux Solis: Dieu, Lumière du Soleil).
Chacun put ensuite prendre congé, retourner à ses occupations, avec cette mission: servir son prochain pour la gloire de Dieu et taire ce qui lui avait été confié. Nous en fîmes la promesse et nous séparâmes. A cause des blessures causées par mes fers, je n'avançais qu'avec
peine et boitais des deux jambes. La Vieille Dame le remarqua aussitôt, se mit à rire, m'appela près d'elle et me dit: “ Mon fils, ne t'afflige pas de ton infirmité, mais souviens-toi de tes faiblesses et remercie Dieu de te permettre d' avoir part, déjà en ce monde et malgré ton imperfection, à une Lumière si élevée; garde ces blessures pour l'amour de moi.”
A ce moment, la sonnerie de trompettes retentit à nouveau, ce qui m'effraya au point de me réveiller. Alors seulement je m'aperçus que tout n'avait été qu'un rêve, mais il était si
profondément gravé dans ma conscience qu ' il continuait à me.préoccuper et que j'avais l'impression de sentir encore les blessures de mes pieds. Quoi qu'il en soit, je comprenais bien que Dieu me donnait d'assister à la célébration de Noces secrètes et mystérieuses; aussi, avec
une confiance enfantine, je remerciai Sa Divine Majesté, la priant de me garder continuellement dans le respect que j'avais pour Elle, de combler journellement mon coeur de sagesse et de compréhension et de le guider, par Sa Grâce, jusqu'au But souhaité, sans mérite aucun de ma part.

A suivre, l'analyse de ce chapitre par Jan van Rijckenborgh.

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Le premier jour, la corde salvatrice, commentaires de Jan van Rijckenborgh.

Le travail des sept cordes jetées au fond du cachot.

Il faut se représenter la corde comme une ligne de force magnétique, un courant de force magnétique, au moyen duquel s'accomplit le travail.

Nous avons dit que l'épuisement du sang, chez l'homme, le rendait sensible à des forces magnétiques différentes, ce dont il prenait en même temps quelque conscience.

Le sang, a sept aspects, sa composition est septuple. Le sang doit arriver à épuisement de septuple manière. Par conséquent, il y a sept groupes, dont l'aspiration et la lutte diffèrent, et sept sensibilités différentes à l'activité de la Fraternité, laquelle oeuvre de façon septuple.

Les sept cordes ne sont pas jetées simultanément. Les sept lignes de force magnétique différentes sont rendues actives les unes après les autres et progressivement, afin d'obtenir une bonne décantation et une juste évolution.

Il apparaît clairement, que C.R.C. ne peut saisir que la "sixième corde, parce qu'il se tenait sur une pierre, contre le mur de la prison", cela signifie qu'il a pu être élevé, dans la Force de Christ et par l'Esprit Saint, en raison de la fermeté de ses efforts conscients en direction du but.

Un petit nombre seulement, un très petit nombre, est sorti les cinq premières fois. Cela est dû à la lutte, qui se démontre permanente dans les actes de violence engendrés par la jalousie et la haine, et d'autre part au fait que cinq des sept lignes de force magnétique ne peuvent élever que très peu d'hommes.

la plupart de ceux qui appartiennent à ces cinq groupes sanguins sont des êtres tellement liés à la nature (leurs chaînes sont trop lourdes, leurs mains trop faibles), qu'ils sont encore inaptes à être secourus, bien qu'ils perçoivent quelque chose de la Lumière en raison de l'état de leur sang, et y réagissent.

Cependant, des cordes leur sont jetées à eux aussi, et ils reçoivent tous leur chance.

Car l'égalité des chances pour tous est une des règles de l'Ordre.

C.R.C.est remonté par la sixième corde : nous remarquons qu'une pierre pointue le blesse alors à la tête, et qu'il ne s'en aperçoit qu'au moment où il aide à tirer la septième et dernière corde avec les autres, l'effort faisant suinter le sang sur ses vêtements.

Elle symbolise la disparition de ce qui obstruait la fenêtre de l'Ame.

Une fois que la corde a été hissée pour la dernière fois, le cachot est refermé pour un temps.

Le fait que certains ne puissent pas être sauvés durant une certaine période d'activité, en raison de l'état de leur sang, montre par là-même la nécessité d'une périodicité dans les efforts de sauvetage entrepris par la Gnose.

Il faut que le sang des hommes soit rendu réceptif à l'activité de la Lumière, et que la force de persévérer soit suffisante.

C.R.C. poursuit son rêve. Tous ceux qui ont été sortis du puits sont délivrés de leurs chaînes et reçoivent une médaille d'or, dont ils auront l'usage pendant le voyage.

D'un côté est représenté le soleil levant, de l'autre les lettres D.L.S.

Tous les rescapés retournent à leur travail, avec le devoir de servir leur prochain pour l'amour de Dieu, et de garder le silence sur ce qu'on leur a confié. Ils en font la promesse.

A ce moment, la sonnerie de trompette se fait entendre de nouveau, sur quoi C.R.C. se réveille, sort de son rêve, et comprend;

Il ne faut pas s'inquiéter de sa faiblesse. Quiconque reçoit le sceau de l'Ordre reçoit en même temps une chance absolument nouvelle.

Le passé est effacé.

Cet homme est délivré de ses fers. C.R.C. reçoit un viatique sous forme d'une pièce de monnaie.

D'un côté flamboie l'aurore qui point, le nouveau matin. C'est sur le soleil levant que le voyageur doit orienter sa boussole. De l'autre côté de la pièce, se trouvent les trois lettres D.L.S. : Deus, Lux, Solis, ce qui donne à entendre que le candidat est, dans son corps physique, lié à la Gnose, Deus.

Il en résulte qu'il a, en lui, la lumière, Lux, d'une vie nouvelle.

Il appartient à la Nouvelle Fraternité, Fraternitas Solaris, La Fraternité du Soleil.

On pourrait dire que ces trois lettres représentent le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

Deus : le Père,

Lux : la Lumière du Fils,

Solacium : la force de la grâce du Consolateur.

Sur cette base, base immense, chacun peut commencer son voyage et le couronner de succès.

Nous espérons ardemment, que, grâce à ce qui précède, vous pourrez, vous aussi, lecteur, saisir la clé de votre propre chemin.

A suivre : C.R.C. se prépare au voyage.

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Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le premier jour, C.R.C. se prépare au voyage.

Là-dessus, je me préparai au voyage, me revêtis de lin blanc et ceignis mes reins d'un ruban rouge sang, que je croisai sur mes épaules.

A mon chapeau, je mis quatre roses rouges, pour me faire reconnaître plus facilement dans la
foule.
Comme provisions, je pris, sur les conseils d'un sage, du pain, du sel et de l'eau, dont je me servis à des moments déterminés, non sans
profit.

Avant de quitter ma hutte, je tombai à genoux ainsi équipé de mes habits de Noces,
priant Dieu de me guider, quoi qu ' il dût m ' arriver, vers une Bonne
Fin.

Et je promis à la face de Dieu que, si quelque chose m'était révélé par Sa Grâce, je ne l'emploierais point pour obtenir honneur et prestige en ce monde, mais pour la
gloire de Son Nom et au service de mon prochain.
Après ce voeu, je quittai ma cellule dans l'espoir et
la joie.

Après toutes les expériences du premier jour, et surtout à cause de son rêve, C.R.C. sait qu'il lui est accordé de se rendre à la cérémonie mystérieuse et secrète des noces.

L'appel à venir aux noces n'est pas un fait extérieur, mais une expérience intérieure très profonde, à la suite de laquelle une compréhension mûrit, dépeinte dans le récit sous forme d'un rêve.

Il faut apprendre à bien faire la distinction entre la compréhension intellectuelle et la pénétration intérieure dont il est question ici.

Comprendre intellectuellement est une activité dialectique du cerveau c'est se charger la mémoire d'une certaine manière.

C'est un phénomène de la conscience, inhérent à l'homme né de la nature, un processus basé, entre autres, sur les propriétés du sang, et le sang constitue un des éléments animateurs de notre vie.

On peut se charger intellectuellement la mémoire de choses les plus insensées, voire d'absurdités les plus énormes : de choses qu'on assimile une fois seulement et qui doivent être rejetées plus tard. Le savoir intellectuel n'est jamais la sagesse. Par conséquent, un homme très intellectuel n'est pas un sage. Son existence est dirigée par son savoir intellectuel, dont les acquisitions s'accumulent dans sa mémoire.

La conscience du moi réussit à faire coopérer la tête et le système foie-rate. L'âme sang joue alors le rôle d'intermédiaire et le coeur n'est qu'un appareil à pomper le sang.

L'Homme véritable, c'est l'homme dirigée par l'Ame véritable. Or l'Ame ne peut accomplir son oeuvre qu'au moyen d'expériences, et ce n'est que par les expériences que la compréhension mûrit.

La compréhension est une acquisition intérieure. Seule cette acquisition intérieure peut activer le cerveau correctement, de la manière prévue originellement, et charger la mémoire, ainsi qu'un autre centre dénommé centre de la sagesse, de façon libératrice.

Il est très difficile pour l'homme actuel, qui n'est qu'une apparence d'homme, d'imaginer pour lui un tel état. toute la vie dialectique est régie par des forces qui agissent en sorte que l'âme ne profite jamais des expériences vécues, que les expériences soient interprétées de façon inexacte, et servent exclusivement à la conservation de la vie personnelle, centrée sur le moi.

La vie dialectique s'oppose à la loi naturelle, et contraint l'être à servir le moi par une volonté et une activité mentales déraisonnables.

Les conséquences sont : misère, peine, amertume, emprisonnement durable de l'Ame véritable.

Car l'âme-sang de l'homme dialectique ne joue plus qu'un rôle purement organique, elle n'est plus qu'un simple élément du corps physique.

Et le corps abritant la personnalité plie sous les coups de fouet de la conscience cétébrale : le moi. La conscience de l'Ame n'existe plus.

L'Ame véritable est un trésor perdu, un organe qui n'a pas été utilisé pour sa véritable destination : et n'a jamais eu la chance de s'épanouir.

Une véritable conscience de l'âme doit naître et exercer un pouvoir absolu sur la conscience du cerveau. Alors seulement la transfiguration devient possible.

L'entité pourra commencer à guérir du grand mal causé à la personnalité.

Cette guérison est appelée noces alchimiques et elle est liée essentiellement au premier jour des noces, il est nécessaire que le candidat ait acquis d'abord quelque compréhension, sans le secours d'aucun guide intellectuel.

Cette pénétration intérieure s'acquiert grâce à un nouvel état sanguin, par l'irruption des forces de rayonnement gnostiques dans le sang, par les courants de l'Ame véritable.

La réceptivité à ces phénomènes provient de l'aspiration à la Gnose, et ce qui engendre cette aspiration, ce sont les expériences amères - expériences actuelles ou bien héritage de l'être aural donc héritage non parental, ou les deux à la fois.

C'est par une telle aspiration, qui vient des profondeurs du sang, que l'homme reçoit les influences de la Gnose. Le coeur n'est plus alors une simple pompe. Car les influences gnostiques, une fois admises dans le sang, agissent sur la conscience cérébrale, celui qui s'y soumet peut alors se laisser guider par ces influx nouveaux, qui travaillent son sang, et c'est le premier signe, en lui, d'une naissance possible de l'Ame, le premier symptôme d'une nouvelle conscience l'Ame.

(l'hypophyse agit par la tête au niveau de la conscience cérébrale, par la Rose du coeur au niveau de la conscience de l'Ame).

L'appel procède d'une aspiration, et d'un processus qui éveille la compréhension profonde.

C.R.C. le décrit sous forme d'un rêve. Dans ce processus, l'élève voit et vit cet appel en perspective, et en saisit la signification, avec le coeur et la tête.

Sa compréhension s'approfondit encore. Une telle acquisition doit être assez solide pour engendrer un acte libérateur.

Le candidat éprouve, comprend intérieurement que la Gnose le dispose à prendre part aux noces secrètes.

C'est pourquoi il est plein de confiance et de reconnaissance, déterminé qu'il est à parcourir le chemin.

Le vêtement de lin blanc que met C.R.C. montre qu'il s'est purifié et préparé pour les processus à venir. La preuve en est le ruban rouge sang passé deux fois sur le sanctuaire du coeur, puis sur les deux épaules et sur le système du foie et de la rate. L'âme-sang est ouverte à la gnose.

les quatre roses représentent le Carré de construction sur la Pierre d'angle, Jésus-Christ, c'est-à-dire : dévouement inébranlable, intelligence active, harmonie créatrice, abnégation et comportement sacerdotal, basés sur la force de l'Ame et éclairés par elle.

L'homme qui peut mettre ces quatre roses à son chapeau, sera toujours reconnu dans la foule.

Mes Mystères gnostiques feront avancer le processus pour un tel homme. Il progressera de force en force.

C'est dans l'état d'être de la première préparation, que prend fin le premier jour. C.R.C. promet, à la face de Dieu, de ne pas détourner à son profit ce qui lui sera révélé, mais d'en faire usage pour la gloire de Dieu et le service de son prochain.

Car telle est la caractéristique de cet état nouveau, du nouvel état du sang, de la possession de la Rose.

C.R.C. commence ainsi le Deuxième Jour, avec du pain, du sel et de l'eau, triple viatique qui l'a soutenu jusqu'à ce point.

Le deuxième jour : les quatre chemins.

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Le deuxième jour, les quatre chemins.

Deuxième Jour.
Dès que je sortis de ma cellule et arrivai dans la forêt, il me sembla que le ciel entier et tous les éléments s'étaient parés pour ces Noces.

A mon sens, les oiseaux chantaient plus joliment que jamais et les faons sautaient si gaiement
alentour que mon vieux coeur bondit de joie et qu'entraîné par leur exemple, je me mis à chanter à pleine voix:
Réjouissez-vous, chers petits oiseaux,
et louez votre Créateur.
Élevez votre chant si clair et pur,
jusqu'à votre Dieu, au plus haut des cieux.
Il a déjà préparé votre nourriture,
et vous la donnera en temps voulu;
acceptez-la tout entière avec reconnaissance.
A quoi bon vous affliger,
et vous plaindre de ce que Dieu
vous a faits petits oiseaux ?
Ne vous posez donc plus de questions.
ll ne vous a point faits hommes?
Taisez-vous donc, tel était son sage désir,
Portez gaiement votre léger fardeau.
Et moi, alors, ver de terre,
disputerai-je avec Dieu?
Avec violence, dans la tempête céleste,
lutterai-je contre le Grand Art ?
Car nul ne contraint Dieu.
Ici, qui ne vaut rien, passe son chemin.
O hommes, soyez donc contents !
Il ne vous a pas faits empereurs ?
N'en soyez pas vexés.
Peut-être avez-vous offensé Son Nom ?
Pensez bien à cela.
L'o
eil de Dieu défie toute obscurité,
Il voit jusqu'au tréfonds de votre coeur,
Nul ne saurait le tromper.


Je chantais du fond du coeur, si bien que toute la forêt en résonnait et que les montagnes renvoyaient l'écho de mes dernières paroles.

Enfin, j'aperçus une belle et verdoyante prairie.

Sur quoi, je quittai la forêt et me dirigeai de ce côté-là.
Dans cette prairie se dressaient trois cèdres magnifiques si larges qu'ils offraient une ombre précieuse et bienvenue, ce dont je me réjouis fort, car, bien que je ne fusse guère avancé, mon ardent désir m'avait rapidement fatigué. Je me hâtai donc vers ces arbres pour m'y reposer quelque peu.
Dès que je me fus approché, mon regard tomba sur un écriteau fixé à l'un d'eux. J'y lus rapidement les mots suivants, tracés en lettres ornées:
« Dieu te protège, invité ! Si jamais la nouvelle des Noces royales est venue à tes oreilles, alors médite les paroles que voici:
Il existe quatre chemins, que l'Epoux te propose au choix par notre entremise. Ces quatre chemins mènent jusqu'au Château du Roi, à condition de ne pas s'égarer sur des voies détournées .
Le premier est court mais périlleux, car il est plein d'écueils sur lesquels tu peux facilement échouer.
Le deuxième est plus long, à cause de ses longs détours, mais il est certain qu'il ne va pas dans la mauvaise direction. Il est plat et facile, à condition de ne dévier ni à droite ni à gauche, et cela à l'aide d'une boussole.
Le troisième est la vraie Voie royale, car il réconforte le coeur par toutes sortes de joies et de spectacles princiers.
Cependant, jusqu'à ce jour, un homme seulement sur des milliers est parvenu à le suivre.
Par le quatrième chemin, il n'a été permis à nul mortel d'atteindre le but, car sa puissance consume, et seuls des corps incorruptibles peuvent le supporter.

Choisis donc lequel des trois tu veux suivre et n'en dévie plus.
Sache bien, cependant, que le chemin sur lequel tu poseras le pied t'est attribué par le destin inéluctable et aussi qu'il est interdit, au péril de ta vie, de revenir en arrière sur un
seul de tes pas.
Voilà ce que nous voulions te faire savoir. Si tu prends à la légère ce sérieux avertissement, tu parcourras le chemin au milieu des plus grands dangers, avec force plaintes et lamentations.

Si tu te sais coupable de la moindre infraction aux lois du Roi, fais demi-tour pour autant que cela soit possible et retourne en hâte chez toi, en reprenant chemin par lequel tu es venu ! »

A suivre, extrait de l'analyse ésotérique de Jan van Rijckenborgh.

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Le Deuxième Jour, les quatre chemins, extrait des commentaires de Jan van Rijckenborgh.

Les quatre chemins.

Le Premier Jour des noces alchimiques est passé et C.R.C. quitte sa cellule, plein de joie, pour commencer son voyage vers la salle des noces.

Le Premier Jour devait le libérer de ses chaînes élémentaires.

Nous sommes libérés de ces chaînes quand l'âme, dans son principe même, pour commencer avec le fluide sanguin, est suffisamment établie dans le sanctuaire de la tête, et que l'homme devient capable de développer une force absolument nouvelle assez grande pour persévérer et faire ce qui le voyage exige de lui.

Cette force n'est pas le simple résultat d'une décision, d'un projet bien réfléchi ou de considérations d'ordre sentimental, mais doit être engendrée par la qualité de l'âme, dont le siège est le sang et la conscience.

Dès que l'âme devient votre guide, par la plénitude gnostique qui imprègne le sang, vous êtes libéré des chaînes élémentaires, et le voyage ainsi que le processus peuvent commencer.

Lorsque les difficultés se présentent, n'est-ce pas merveilleux de pouvoir se dire, parce qu'on le sait de façon absolue : "les difficultés existent, c'est indéniable, mais elles n'auront pas raison de moi. Je possède la force intérieure de passer outre".

Nul besoin de se faire du souci, d'être inquiet, d'avoir peur.

Il faut seulement la certitude et le calme intérieurs, et comprendre comment diriger le bateau au milieu des écueils.

Celui qui se dispose à suivre le chemin doit savoir sur quoi se fond cette libération des chaînes terrestres.

Il doit l'apprendre par l'expérience, le comprendre en profondeur jusque dans le sang.

C'est la seule manière de savoir si l'on a effectivement vécu le Premier Jour.

A cette fin, C.R.C. se met en route avec grand enthousiasme, grande joie et marche en chantant.

Il traverse d'abord une forêt, puis arrive dans une belle prairie verdoyante, où se dressent trois cèdres magnifiques.

Sur l'un d'eux, il découvre un panneau donnant des indications sur les quatre chemins qui mènent à la salle des noces.

Ainsi se présente la première difficulté : lequel de ces chemins doit-il choisir ?

Pour chacun, il y a du pour et du contre. Nous voyons C.R.C. dans l'indécision, ne sachant plus que faire. La certitude, transmise par son rêve, d'être délivré, libéré de sa prison, le tranquillise, mais il paraît manquer encore à ce moment d'une juste vision intérieure du chemin.

Nous voyons clairement que l'âme doit vivre d'un savoir expérimental et d'une conscience nouvelle.

Le savoir dû à l'expérience permet de tirer des conclusions et de comprendre avec certitude les choses qui vont venir. En conséquence, on peut y trouver des directives sur le chemin à suivre.

C'est ainsi que C.R.C. se met en route, sachant par expérience qu'il pourra faire le voyage.

Mais il n'a pas encore l'expérience du chemin lui-même !

Il ne fait que suivre une ligne directrice.

Quand un homme arrive à dégager une ligne directrice à partir de son expérience, il a toujours l'espoir de réussir. C'est ainsi que, dans ces dispositions, C.R.C. sort de la forêt et arrive dans une verte prairie. La couleur verte symbolise ici l'espérance.

Plein d'entrain, C.R.C.se hâte vers les trois cèdres, pour se reposer un peu sous leur ombre.

Que symbolisent les trois cèdres ? Nous savons que le Temple de Salomon était fait en bois de cèdre. Le bois de cèdre joue un grand rôle dans la Bible.

C'est l'expression qui désigne le matériau le plus beau, le plus noble et le plus solide qu'on puisse employer pour une construction.

Les trois cèdres, sur la verte prairie de l'espérance, forment un sanctuaire, un sanctuaire intérieur. On peut les comparer au Triangle du tapis magique de l'accomplissement universel : ils représentent les trois premiers aspects de la Gnose, qui se manifeste :

dans le sang,

dans la Lumière qui nous touche,

dans la compréhension intérieure libératrice.

Guidé par l'espérance, C.R.C. médite sur le Triangle qui se révèle en lui.

Dans le sanctuaire intérieur, la Gnose peut établir sa demeure.

Elle peut utiliser ce sanctuaire. Et tout en méditant, C.R.C. découvre, au début du voyage, ce qu'on appelle la tabula mercurialis, le tableau qui lui donne des indications, c'est-à-dire la compréhension nouvelle qui parle dans son for intérieur.

La voix de l'Ame l'avertit par ces mots :

"Dieu te protège, Invité ! Tu as entendu parler du chemin, tu es invité par le Roi. Porte ton attention sur les quatre chemins.

Le premier est court mais périlleux.

Le deuxième est long, plat et facile, à condition de se diriger avec une boussole et de ne dévier ni à droite ni à gauche . Mais il fait de longs détours !

Le troisième est la vraie Voie royale, mais jusqu'à ce jour un homme seulement sur des milliers est parvenu à le parcourir.

Le quatrième est inaccessible aux mortels, seuls des corps incorruptibles peuvent le supporter".

Quels sont donc ces chemins, tous les quatre si difficiles et si dangereux ?

Remarquez ici que vous ne pouvez suivre que le chemin qui vous est destiné, le chemin pour lequel vous êtes mûr et qui correspond à votre état.

Mais comment savoir lequel est le vôtre ? Comment C.R.C.raisonne-t-il pour sortir de son incertitude et comment, à ce moment-là, parvient-il à la nouvelle conscience, formée par l'expérience ?

A suivre : La rencontre de la colombe et du corbeau.

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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