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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Gisele sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

Aspects Gnostiques de La Flûte Enchantée, de W. A. Mozart

 

Aucun opéra n’a acquis une popularité mondiale comme la  Flûte Enchantée  de Mozart. Il faut certainement l’attribuer à la musique, mais aussi à l’influence magique qu’il exerce sur la psyché du spectateur, influence qui se communique principalement au subconscient.

 

La Flûte Enchantée  est en général considérée comme un drame relatant la lutte de la lumière et des ténèbres, lutte qui finit par la victoire de la lumière et un hymne à l’amour humain et divin.

On a régulièrement tenté de l’interpréter par rapport aux rites initiatiques de la Franc-maçonnerie, tandis que par ailleurs on en a nié sciemment l’arrière-plan maçonnique. Si la  Flûte Enchantée contient des rites maçonniques, ceux-ci ne sont pourtant que l’expression symbolique extérieure de la réalité spirituelle qui sous-tend l’action.

Il faut donc tenter d’interpréter cette réalité.

Goethe, membre d’une loge maçonnique comme Mozart, savait que seul un initié spirituel pouvait expliquer la trame de cet opéra. Il dit à propos du sujet que c’est l’expression d’un

« secret ouvertement révélé ».

Mozart quant à lui saisissait intuitivement ou même connaissait la pleine signification de la réalité spirituelle sous-jacente ainsi que la sérénité du champ gnostique, et c’est ce qui inspira sa merveilleuse musique.

Le mardi 02 avril 2013.

Lire la suite : Le triangle de Feu, Aspects Gnostiques de la Flûte Enchantée de Mozart

La Flûte Enchantée, de W. A. Mozart
Publié par Gisele sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

Le triangle de feu.

 

Avant le lever du rideau, l’ouverture indique par trois accords majestueux de l’orchestre tout entier les trois marches qui mènent à la vie divine : foi, espérance, amour.

En introduction d’un rite maçonnique, il est donné sur l’épaule du candidat deux fois trois coups successivement courts et longs, au total six coups.

C’est exactement ce que Mozart fait entendre dans la suite d’accords du début de l’ouverture.

 

Au commencement du deuxième acte, les prêtres rassemblés désignent les trois vertus fondamentales exigées pour l’admission aux épreuves : vertu, discrétion et charité.

Pour terminer le chœur final chante la sagesse, la beauté et la force.

La terminologie chrétienne désigne cette trinité « le Père, le Fils et le Saint-Esprit ». La mythologie égyptienne parle d’Osiris, Isis et Horus.

Ils forment ensemble le « Trigonum Igneum », le triangle flamboyant de force spirituelle, qui correspond à la structure triple du temple humain avec ses trois sanctuaires : tête, cœur et bassin (siège de l’activité).

Dans l’anatomie de l’homme, en relation avec ces aspects cachés magiques, on constate de nombreux rapports triangulaires entre organes.

Ainsi dans la tête : la pinéale, l’hypophyse et la thyroïde ; ensuite on peut considérer que le cœur, la tête et la thyroïde forment une unité, ainsi que le cœur, le foie et la rate.

Le chemin initiatique mène progressivement à des interactions harmonieuses de ces rapports triangulaires.

C’est ainsi que l’on voit clairement pourquoi le chiffre trois est au centre de cet opéra aussi bien en ce qui concerne les personnages que les accessoires.

Les trois accords majestueux symbolisant en quelque sorte le titre, le thème de l’ensemble du chemin, sont suivis d’une courte transition telle l’approche hésitante du chercheur.

Puis dans les motifs au rythme rapide de la fugue on entend les coups de marteaux des candidats travaillant à la sculpture de la pierre, à la construction du temple.

Le jeudi 4 avril 2013

A lire la suite (lundi 08 avril 2013) première scène, la Compréhension.

Le triangle de Feu, Aspects Gnostiques de la Flûte Enchantée de Mozart
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

La Compréhension.

La première scène nous montre un temple circulaire au milieu d’un espace rocailleux.

Tamino, le prince, descend d’un rocher armé d’un arc mais sans flèche et portant un « magnifique costume de chasse japonais », ce qui laisse entendre qu’il vient du lointain orient, là où apparaît le soleil spirituel et où il se lèvera de nouveau un jour.

C’est le pays d’origine de Tamino. Ce dernier incarne la conscience supérieure latente en l’homme, le principe spirituel qui s’est éloigné de l’Ordre originel divin et s’est égaré dans le monde matériel (l’espace rocailleux).

Cette « chute » dans le péché lui a fait perdre et oublier la mission assignée par Dieu, et de ce fait la maîtrise de son pouvoir créateur appliqué dans un but déterminé (il porte un arc mais pas de flèche). C’est ainsi qu’il ne peut se défendre contre le serpent qui le poursuit.

« Au secours ! » chante Tamino sur une musique dramatique et mouvementée, « sinon je suis perdu, victime du serpent perfide ! ».

Le serpent, le dragon des Mystères, est le symbole du feu du serpent, l’aspect spirituel du système cérébro-spinal qui agit dans la tête, le cœur et le bassin.

D’après la Bible, cette créature fut la cause de la chute lorsqu’Adamas, l’homme originel, céda à la tentation et mésusa des trois puissants pouvoirs créateurs du feu du serpent : de la pensée, d’où les fausses conceptions, du sentiment, d’où une mauvaise assimilation, de la volonté, d’où de fausses réalisations.

De la sorte une disharmonie toujours plus grande le domine progressivement et l’enchaîne totalement à la matière.

Comme ce mauvais emploi de la force du feu du serpent, la kundalini, continue de plus belle de nos jours, l’image du serpent qui nous poursuit est une illustration très actuelle de la réalité quotidienne. Sans en être conscients, nous sommes constamment en train de fuir les conséquences catastrophiques de ce mauvais emploi.

Les forces qui libèrent nos désirs, notre volonté et notre pensée égocentriques, s’opposent sans cesse à celles des autres, et c’est ainsi que nous semons continuellement des germes de conflits, de maladies et de mort.

Jusqu’au moment psychologique où l’homme en fait soudain l’expérience consciente et se rend compte à quel point il est poussé par la nature de son être déchue.

La poursuite par le serpent n’est donc pas une expérience unique, mais l’expérience permanente de chacun.

Quand on commence à s’apercevoir de cette réalité, la détresse de l’âme grandit, l’âme « crie », elle appelle au secours.

Or ce cri ne reste pas ignoré. Lorsque Tamino n’a plus la force de résister et qu’il s’évanouit, la porte du Temple s’ouvre et trois dames voilées entrent portant chacune une lance d’argent dont elles transpercent le serpent.

« Victoire ! victoire ! L’acte héroïque est accompli. Il est libéré grâce à notre courage ! ».

A suivre … le jeudi 11 avril 2013… suite de la Compréhension

La Compréhension, début de l'acte 1, la Flûte Enchantée, de Mozart.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart

Suite de la Compréhension.

Où se joue cette première scène ?

On peut dire qu’elle a lieu essentiellement dans la tête bien que les trois temples, qui représentent les trois centres de la conscience de l’homme, la tête, le cœur et le bassin

(plexus solaire), coopèrent.

C’est que la tête est le siège de la conscience active dominante. Ici trois courants de l’âme, trois forces astrales brisent l’interaction désordonnée des trois pouvoirs magiques et annihilent l’influence du subconscient dans le centre du bassin.

Les entités féminines et l’argent (métal lunaire) dont sont faites leurs lances indiquent qu’il s’agit de processus s’accomplissant dans l’âme. Le féminin représente l’âme parce qu’il s’agit d’un principe qui enfante, qui manifeste. La lune régente la sphère de l’âme, la sphère astrale terrestre.

Dans notre monde, l’âme connaît trois développements correspondant aux trois activités de la pensée, du sentiment et de la volonté, dans le but d’ordonner le chaos des fonctions créatrices de l’homme.

Les nombreux systèmes philosophiques et pratiques qui ont pour but d’ordonner et d’affiner la vie astrale se résument à la culture de la compréhension (science ou occultisme), à la culture du sentiment (morale ou mysticisme) et à la culture de l’activité (humanisme).

Cette triple école de l’âme apparaît sous forme d’églises, de sectes, de mouvements scientifiques, sociaux et politiques, et entretient des courants psychologiques correspondants qui influencent constamment le chercheur. Chacune de ces trois influences tourbillonne en permanence autour de lui pour s’imposer à lui.

Les trois dames apparaissent le visage voilé, ce qui indique que ces forces ne sont pas reconnaissables. Ce sont les forces exécutrices des puissances de ce monde qui servent la « Reine parée d’étoiles rayonnantes », la sphère astrale et l’être aural correspondant, et maintiennent le monde dialectique, la nature déchue.

Cet objectif tout simple se cache souvent derrière des idéaux fort élevés auxquels l’homme est très réceptif en raison de son faible souvenir de l’Ordre divin originel.

Le développement du moi de la nature est dû à la culture des forces psychiques, ce qui est nécessaire jusqu’à un certain point car il faut pouvoir s’exprimer dans la nature avec ce moi.

C’est pourquoi la Fraternité divine soutient ce développement horizontal comme préparation au chemin vertical.

Mais un tel développement reste toujours temporaire et sujet à des moments de crises.

Ce n’est qu’un commencement.

Ces crises sont des points de rupture du cours de la vie égocentrique. L’incitation à réaliser de idéaux élevés en est la conséquence et n’est encore souvent que belle apparence qui, considérée d’un point de vue supérieur, n’est pas dénuée d’une certaine hypocrisie.

Le délivrance du serpent par les trois dames n’est donc aussi qu’une apparence, la nature fondamentale de l’homme dialectique n’en étant pas pour autant vaincue.

Ces trois dames se disputent le privilège de veiller sur le prince.

Toutes trois aimeraient vivre avec lui.

C’est ainsi qu’à sa manière l’âme naturelle aspire à l’origine divine.

Mais comme aucune d’elles ne veut s’en retourner la première vers la reine, elles partent finalement ensemble pour rapporter à celle-ci les événements.

Tamino a perdu connaissance et ne réagit pas.

La conscience du chercheur se ferme toujours plus aux impulsions de la nature dialectique en raison de tant d’expériences décevantes.

Lorsque Tamino finit par se réveiller, il s’étonne de découvrir que le serpent maléfique est mort.

A ce premier stade le chercheur ne sait pas encore que le développement de son être, qui dure depuis des siècles, lui accorde encore un certain temps.

Les forces et influences inférieures chaotiques sont temporairement enchaînées mais sans que le chercheur soit lui-même prisonnier.

A suivre … le lundi 15 avril 2013 … « L’homme né de la nature déchue ».

Suite de la Compréhension, acte 1, la Flûte Enchantée, Mozart.
Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
L'homme né de la nature déchue, de la Flûte enchantée, Mozart

L’homme né de la nature déchue.

Les trois accords magistraux du début de l’ouverture évoquent le « Trigonum Igneum » dont parlent la Rose-Croix.

L’on montre comment, par un mésemploi de la force du feu du serpent, l’homme est tombé dans le chaos, intérieur comme extérieur, et comment, par des expériences décevantes, il mûrit jusqu’à un point où tout développement ultérieur sur le plan horizontal devient impossible.

Les envoyées de la Reine de la Nuit abandonnent Tamino inconscient, alors apparaît Papageno. C’est l’homme-oiseau, paré d’un vêtement de plumes.

Il symbolise ce qu’il y a de profane dans l’homme.

Dans un sens plus large, c’est le symbole de l’homme de la nature à qui l’atmosphère de la planète terre est fondamental. C’est un habitant de l’air, un oiseau.

« Je ne suis qu’un homme naturel ». déclare t’il par la suite à l’un des prêtres avec une certaine suffisance.

Papageno est un vrai « fanfaron ». l’élément air est aussi le symbole de la sphère mentale, parce que l’intellect superficiel de l’homme terrestre n’a qu’une portée limitée et ne connaît ni son origine ni son milieu.

C’est pourquoi Papageno ne peut pas comprendre que Tamino croit être un fils du roi.

Papageno ne fait qu’attraper des oiseaux pour la Reine de la Nuit et ses suivantes.

En échange, il reçoit à boire et à manger, et précisément : du vin, des pains de sucre et des figues.

Il n’en sait pas davantage et ne le veut pas non plus. Attraper des oiseaux signifie ici capter les projections mentales et les désirs mentaux qui remplissent la sphère mentale.

De ces idées, toutes accordées à la nature, découle le processus d’échange des matières subtiles en interaction avec l’être aural.

« Tel état de conscience, tel état de vie »

L’homme dialectique est nourri dans son aura par des forces transformées qui déterminent entre autre son état de conscience.

Cette nourriture est un succédané qui trouble et enferme la conscience en la satisfaisant.

Voilà pour le vin et les figues sucrées, qui ne permettent aucune véritable croissance de l’âme au sens libérateur.

D’un côté, Papageno représente l’homme de la masse, qui appartient à ce monde par toutes les fibres de son être. D’un autre côté, il est la propre nature de l’homme : le moi.

L’homme spirituel déchu doit faire des expériences à l’aide de cet être qui vit entièrement des forces de la planète et dont l’existence dépend exclusivement de cette nature.

Du point de vue exotérique, Papageno paraît représenter l’homme de la masse.

Le nom « Papa-gen-o »suggère l’idée de parenté, de paternité, de propagateur de sa propre espèce. C’est le but naturel de cet être et son accomplissement le plus élevé.

Il est donc logique que, par la suite, après son union avec Papagena, il disparaisse de la scène.

Il n’a pas la capacité d’être initié.

On comprend maintenant pourquoi c’est le favori du public. Par son comportement il montre à ses semblables les faiblesses, les défauts et les besoins typiquement humains. Tout le monde peut s’identifier à lui.

Tamino, la conscience supérieure, remarque à son réveil que Papageno n’est en fait pas un homme mais un des esprits serviteurs de la Reine de la Nuit dont son père lui a parlé.

La radiation émanant de la conscience de l’homme originel véritable est l’être conçu par Dieu.

Cette force fait comprendre au chercheur que sa personnalité terrestre n’a rien de commun avec l’homme originel.

Papageno n’est qu’un robot biologique, un outil servant à faire des expériences.

Il est donc périssable. Papageno se satisfait du boire et du manger. Par ailleurs il n’a jamais contemplé la Reine de la Nuit et refuse de croire qu’il soit possible de la voir.

« Quel œil humain pourrait la voir à travers ses voiles noirs ? »

Tant dans ses perceptions que dans son besoin de compréhension l’homme naturel est extrêmement limité.

Quand Papageno prétend que c’est lui qui a tué le serpent, les dames le punissent. Elle lui donnent de l’eau et une pierre comme nourriture, elles lui ferment la bouche avec un cadenas d’or pour qu’il ne trompe plus aucun étranger.

Si la petite conscience-moi s’imagine vaniteusement qu’elle a déjà vaincu la force de la kundalini, cette arrogance est aussitôt punie.

Les forces secourables se retirent afin que le moi parvienne à une connaissance de soi lucide.

A suivre… le jeudi 18 avril 2013 … « Tamino tombe amoureux de l’âme divine ».

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
Tamino tombe amoureux de l'âme divine, suite de la Flûte Enchantée de Mozart.

Tamino tombe amoureux de l’âme divine.

Les trois dames présentent à Tamino un portrait de Pamina, la fille de la Reine de la Nuit.

Sous le charme de cette image, Tamino ne prête plus attention à la conversation entre elles et Papageno.

Il tombe amoureux de l’âme divine et le désir du salut s’éveille en lui. Sous l’influence du cœur, la conscience se tourne vers l’intérieur. Tamino fait la première expérience de l’étincelant rayonnement de l’Amour divin dans le cœur du chercheur.

Il s’agit de la nouvelle animation.

« Cette vision est d’une beauté enchanteresse qu’aucun œil n’a encore jamais vue ! Je sens que cette image divine emplit mon cœur. Je ne lui connais pas de nom, mais cela brûle comme un feu. Cette expérience est-elle l’amour ? Oui, c’est uniquement l’amour ! Oh, si seulement je pouvais la trouver ! Si seulement elle se tenait devant moi ! Je l’enlacerais dans le ravissement d’une étreinte chaude et pure. Et elle serait éternellement mienne ! ».

Comment se fait-il que Pamina, l’âme divine, soit la fille de la Reine de la Nuit ?

Avant la séparation des deux ordres de nature, la Reine de la Nuit rayonnait encore de sa pureté originelle. Elle était bien, au sens divin, la « Reine parée d’étoiles ».

De la nature originelle l’acte créateur divin engendra Pamina, l’âme pure, présente dans le cœur humain comme archétype.

Quand cette force divine agit de nouveau en l’homme, Tamino apparaît, l’image est dévoilée, le but du chemin se montre clairement aux yeux du chercheur et lui fait voir le chemin.

Les dames rapportent à Tamino que la Reine de la Nuit a décidé de lui donner le bonheur s’il délivre sa fille des mains de Sarastro, « le mauvais et puissant démon ».

Ainsi la Reine reste fidèle à son but égoïste de se soumettre l’esprit et l’âme.

Elle ne remarque pas qu’elle contribue ainsi à sa propre perte.

Tamino apprend que Sarastro a enlevé Pamina lorsque celle-ci se trouvait seule dans son lieu préféré, un bois de cyprès.

Les cyprès symbolisent le lieu consacré du sanctuaire du cœur. C’est l’endroit que la Fraternité protège aussi longtemps que possible des influences dialectiques de manière à ce que la radiation christique puisse y descendre dès que l’homme s’y ouvre.

Alors suit une vision indispensable sur le chemin spirituel.

Il s’agit de la confrontation avec la Reine de la Nuit, de la compréhension de la réalité et de la force de la nature non divine.

Pendant un orage terrible, le décor se transforme en une salle splendide.

La Reine siège sur un trône constellé d’étoiles.

Mozart montre ainsi le firmament aural avec, au centre, Luna, la lune appelée aussi la « mère démente ». La lune détermine tous les processus de croissance terrestres en transformant l’énergie solaire.

Son influence s’étend à la terre entière si bien qu’on peut l’appeler à juste titre la souveraine de la vie terrestre.

Tamino entend les plaintes de la mère malheureuse, trop faible pour avoir pu s’opposer à l’enlèvement de la fille. Elle promet la main de Pamina à Tamino si celui-ci réussit à la sauver.

Après cette vision, les trois dames remettent à Tamino une flûte d’or, la flûte enchantée, comme présent de leur princesse.

Cette flûte le protègera et le soutiendra au cours de ses plus grandes épreuves.

« Avec elle, tu pourras transformer les actions et passions humaines toutes puissantes. L’attristé deviendra joyeux et le célibataire tombera amoureux. Cette flûte a plus de valeur que l’or et des couronnes. Car elle donne satisfaction et bonheur ».

La provenance de cette flûte sera dévoilée plus tard.

Entretemps Papageno est pardonné. On lui enlève le cadenas de la bouche et il reçoit pour mission de « se hâter d’aller avec Tamino jusqu’au château de Sarastro sans s’arrêter en chemin » et de le servir comme magicien. Un carillon l’argent doit le protéger des bêtes sauvages.

Ces deux instruments magiques symbolisent les forces magiques de l’esprit (l’or) et de l’âme (l’argent). Les bêtes sauvages représentent les instincts et passions de ce monde qui doivent être neutralisés par le carillon d’argent et par les vibrations de l’Esprit Saint descendant dans le feu du serpent. Il s’agit des sept sons correspondant aux sept aspects de l’Esprit Saint, comme la lyre d’Orphée.

A la question : « Comment trouver le château ? » les dames répondent : « Trois jeunes gens, beaux, bons et sages accompagnent votre voyage. Ils vous montrent le chemin, ne suivez que leur juste conseil. »

Les trois jeunes gens représentent ici les trois forces d’idéation de la Gnose.

Ils rayonnent depuis le sixième domaine cosmique et dynamisent les trois sanctuaires du temple humain.

L’aspect philosophique assure le renouvellement de la pensée, l’aspect moral, la purification du cœur, et l’aspect réalisateur se manifeste par la réalisation du corps-âme-esprit.

Ces trois forces sont rayonnées par la Fraternité de la Vie sous les aspects « Graal », « Cathare » et « Croix aux roses ».

L’influence des trois dames cesse naturellement dès lors que l’on parcourt le chemin de la nature supérieure.

A ce moment les « octaves supérieures » prennent en charge la tâche réellement libératrice ; les forces terrestres de Mercure, Vénus et Mars se retirent pour laisser agir les planètes des Mystères Uranus, Neptune et Pluton, lesquelles renouvellent complètement le cour, la tête et le bassin.

A suivre … le mardi 23 avril 2013… » le trouble moral »

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
"le trouble moral" suite de la Flûte Enchantée, de Mozart.

Le trouble moral.

La scène suivante présente au spectateur la question de la morale.

Le cœur est confronté aux troubles moraux engendrés par le fait de suivre le chemin.

Le décor se transforme en une chambre égyptienne magnifique.

Trois esclaves du Maure Monostatos parlent de l’évasion de Pamina.

Il semble que le Maure ait voulu la violer.

« Tu connais ce rustre et ses manières ! La jeune fille fut plus maligne que je pensais. Au moment où il croyait la soumettre, elle a crié le nom de Sarastro. Le Maure en a été choqué au point de se trouver paralysé ! ».

Alors Pamina court jusqu’au canal et tente de partir sur une gondole vers un bosquet de palmiers.

Puis les trois esclaves épouvantés d’un supplice si infernal, voient Monostatos se saisir brutalement de la jeune fille, la ligoter et tenter de lui faire violence sans pitié.

« Ma haine te fera tomber dans la perdition ! ».

Les trois esclaves représentent les centres de la personnalité : le cœur, la tête et le plexus solaire.

Ces centres sont soumis à la volonté du désir primitif symbolisé par Monostatos.

C’est le principe égocentrique dur comme pierre qui est en l’homme.

Pamina, qui serait morte plutôt que de se rendre à ce désir égocentrique, tombe évanouie.

Il y a analogie avec la première scène où Tamino s’évanouit poursuivi par le serpent.

La force obscure du désir égoïste et la haine qui en résulte sont nées de la chute. Ces vices sont complètement étrangers à la lumière de l’âme et ont leur source dans le bassin.

Lorsqu’ils touchent le cœur, celui-ci en appelle à Sarastro et aux siens.

Le nom Sarastro semble dériver de Zoroastre ou Sarathoustra. Ce nom renvoit aux serviteurs du soleil, la « Fraternitas solaris », la Fraternité divine.

Le cœur de l’homme tombe sous l’influence des forces provenant du soleil.

Quand l’âme s’ouvre à cette influence, donc qu’elle appelle Sarastro, Monostatos, l’être du désir, est pour un temps neutralisé.

Pour le moment, l’âme nouvelle, Pamina, est encore trop faible, encore trop temporelle pour pouvoir atteindre le bosquet de palmiers – un point précis de la tête – par le canal – le petit circuit céphalique.

Du fait que le chercheur suit le chemin, le désir est de plus en plus contrecarré et domine de moins en moins. Le désir tire toujours le chercheur en arrière et détermine le développement de son âme, il est donc compréhensible que l’âme nouvelle pleine d’effroi s’efforce de se détourner de ces influences négatives.

Dans la mesure où la liaison avec la compréhension fait encore défaut, elle a tendance à se réfugier dans le passé et tente de restaurer l’ancienne liaison avec la mère, la sphère astrale.

A ce moment Papageno apparaît.

Pamina lui fait aussitôt confiance car il porte le portrait qui appartenait à sa mère.

Ils parlent de l’amour.

Papageno est peiné de n’avoir pas encore une petite épouse.

Pamina le réconforte. Elle ne comprend pas encore son devoir sublime de célébrer avec Tamino des noces spirituelles.

C’est pourquoi elle chante avec Papageno un hymne à la collaboration des sexes qui a sa place dans le plan divin.

Cette collaboration toute terrestre s’exprime dans les octaves inférieurs :

« Elle donne du piquant aux jours de la vie. Elle travaille à travers la nature. Son but élevé signifie clairement qu’il n’y a rien de plus noble que l’homme et la femme ; elle est la divinité bénéfique. »

A suivre … jeudi 25 avril 2013 … IIème partie des aspects Gnostiques de la Flûte Enchantée.

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
IIème partie des aspects gnostiques de la Flûte Enchantée, Mozart.

II ème partie des aspects gnostiques de la Flûte Enchantée de Mozart.

Dans le précédent article sur La Flûte Enchantée, il apparaît que Mozart avait une grande connaissance de l’homme naturel et qu’il en donne une image très subtile. Il présente le chercheur qui, soutenu par des forces spirituelles, se met en route pour trouver l’âme originelle. Ce faisant, il rencontre une puissante opposition.

Après le célèbre duo de Pamina et de Papageno, qui fait l’éloge de l’amour entre homme et femme, l’action se déplace vers un bois sacré.

A l’arrière plan se trouve un temple portant cette inscription : Temple de la Sagesse.

Il est relié par une colonnade à deux autres temples. Sur celui de droite est inscrit : Temple de la Raison et sur celui de gauche : Temple de la Nature.

Trois enfants brandissant des palmes d’argent précèdent Tamino.

Le palmier est une plante solaire et symbolise la vie spirituelle. La structure d’une feuille de palmier est très semblable aux lignes de force de la « spinalis ». Les palmes sont d’argent parce que les trois enfants représentent trois forces dynamiques actives dans l’âme. Ils posent comme exigence : persévérance, patience, silence.

« Ce chemin, jeune homme,

Te conduit vers le but,

Mais tu dois vaincre

De façon virile.

Ecoute donc notre maxime :

Sois persévérant, patient,

Et silencieux. »

A Tamino qui demande s’il peut sauver Pamina, ils répondent :

« Ce n’est pas à nous de le dire. »

Ces trois forces doivent effectuer un travail préparatoire. Elles pourvoient le système vital d’une énergie dynamique. Elles réitèrent leur exigence et Tamino répond :

« Le bon conseil de ces enfants,

Je l’enferme dans mon cœur pour l’éternité.

Où suis-je ?

Que va-t-il advenir de moi ?

Ceci est-il le séjour des dieux ?

Les portes, les colonnes montrent

Que la sagesse, le zèle et l’art

Sont ici réunis.

Là où le zèle règne et où la paresse doit fuir

Le maître ne reçoit pas le vice sans plus…

Vaillamment, je me risque à franchir la porte.

Le but est noble, vrai et pur.

Frémis, lâche scélérat,

Mon devoir est de sauver Pamina ! ».

Dans le lointain retentit la voix d’un prêtre : « Arrière ! »

Il est interdit à Tamino d’ouvrir la porte de droite et celle de gauche.

Il frappe à la troisième porte.

Finalement il est admis dans le Temple de la Sagesse.

La compréhension est ici la clé qui lui ouvre le chemin.

Un vieux prêtre apparaît et dit : « Où veux-tu aller, audacieux étranger ?

Que cherches-tu dans ce sanctuaire ? »

Tamino répond : « L’essence même de l’amour et de la vertu. »

Le prêtre : « Ces paroles sont d’une grande signification ! Mais où les trouveras-tu ? Etant donné que des sentiments de mort et de vengeance t’enflamment encore, tu n’es pas guidé par l’amour et la vertu ! ».

Quand Tamino apprend que Sarastro règne dans le temple de la Sagesse, il veut repartir, aveuglé comme il l’est, et ne plus jamais revenir.

Le prêtre lui explique donc qu’il a été induit en erreur.

Au cours de ce dialogue, nous voyons comment le vieux prêtre sait par deux fois éveiller en Tamino des doutes sur ses préjugés. Mais tout cela se passe dans une atmosphère bien différente de celle qui prévalait chez la Reine de la Nuit où régnaient émotion, impulsion et pensées inconsidérées alimentées par le désir et l’angoisse.

Le prince est à présent davant le Temple à ciel ouvert au milieu des bois, à un endroit où pénètrent les rayons du soleil et où l’homme en paix peut entendre la voix intérieure.

Ce n’est pas pour rien que le vieux prêtre est appelé « l’orateur », c’est la voix de notre conscience.

Il ne révèle pas directement la sagesse, mais il met au grand jour, par des questions habiles, les inconséquences, les dissimulations et surtout l’absence d’amour de nos pensées.

C’est ainsi que l’animosité et les préjugés de Tamino disparaissant peu à peu à l’endroit de Sarastro, il prononce ces paroles remarquables :

« Eternelle nuit, n’auras-tu pas de fin ? »

Mon œil verra-t-il la clarté du matin ? »

Moment crucial qui lui fait comprendre que les forces lunaires sont cause de la « nuit éternelle » de sa conscience.

Dans cet opéra, les aspects féminins et masculins ont un arrière-plan.

La femme en raison de la polarisation de son corps astral est négative, c’est-à-dire réceptive. Elle est plus directement liée à la sphère astrale que l’homme. Cela apparaît, entre autres, dans l’influence de la lune sur le cycle féminin.

Le féminin s’exprime dans les processus de croissance et de développement.

En général le féminin sert aussi à représenter l’influence incessante de la force astrale terrestre.

Le développement culturel est une préparation sur le chemin de l’initiation.

Mais cette phase doit se terminer à un moment donné.

Les valeurs qui se sont alors développées sont inversées, retournées.

La Reine de la Nuit qui s’était d’abord montrée positive, présente maintenant son aspect ténébreux.

Du point de vue gnostique, cela est exact. Le chercheur sur le chemin doit opérer en lui-même un revirement.

Déception et opposition dans son être l’entraînent à briser toutes les idoles.

A suivre… lundi 29 avril 2013… « L’épreuve des motivations ».

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
L'épreuve des motivations et l'obstacle des instincts primitifs, la Flûte Enchantée, Mozart.

L’épreuve des motivations.

Le prêtre explique que Tamino n’apprendra où se trouve Pamina que « lorsque la main de l’amitié le conduira à l’intérieur du sanctuaire pour une alliance éternelle. »

Avant d’être admis dans les Mystères, les motivations sont mises à l’épreuve. Toutes les illusions, qui protègent les Mystères, doivent maintenant s’évanouir.

C’est ainsi que les Mystères se protègent des abus. Le chercheur doit d’abord creuser sa « terre » ; il doit scruter sa personnalité.

Dans le rituel de la Franc-maçonnerie, le candidat doit rester quelque temps dans une salle, seul et en silence, pour réfléchir avant d’être admis dans la loge.

Sur les murs de cette salle sont représentés des symboles attirant l’attention sur l’instabilité des choses. Il s’y trouve aussi les lettres VITRIOL, initiales des mots composant la phrase latine suivante : Visita interiora terrae, rectificando invenies occultum lapidem (Visite l’intérieur de la terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée).

Ce n’est que par l’exploration de soi que le candidat parvient à la si nécessaire humilité.

Tamino chante : « O nuit éternelle, quand disparaîtras-tu ? Quand la lumière pénètrera t’elle mes yeux ? ».

Sur quoi, dans le temple, un chœur répond : « Bientôt ou jamais, jeune homme. »

Alors qu’il demande si Pamina est toujours en vie, il reçoit une réponse affirmative.

Cette nouvelle le remplit de reconnaissance et en l’honneur du Tout-Puissant il exprime sa gratitude sur tous les tons.

Il joue de sa flûte et les bêtes sauvages viennent l’écouter. Mais dès qu’il s’arrête, elles prennent la fuite. Les oiseaux eux aussi l’accompagnent en chantant.

« Comme est puissant le son magique qui est le tien, flûte bien-aimée.

En te jouant, les animaux eux-mêmes ressentent de la joie ».

L’obstacle des instincts primitifs.

La flûte enchantée est capable de dompter les forces de la nature, mais pas encore d’appeler Pamina.

Papageno répond en jouant de son carillon.

Ils essayent de se retrouver à l’aide de leurs instruments.

Puis Papageno et Pamina surgissent, fuyant devant Monostatos qui veut les faire enchaîner.

C’est une expérience qui revient constamment pour le chercheur plein d’aspiration.

Son évolution spirituelle est constamment entravée et gênée par ses instincts primitifs.

Dans une telle situation, seule la conscience de la communauté des âmes et des valeurs de l’amitié vient en aide.

Elle rétablit l’équilibre et chasse l’influence destructrice.

A ce moment critique, Papageno fait résonner son carillon.

Le maure et ses esclaves sont alors poussés à danser et chanter, et ils s’en vont en marchant en mesure au son de la musique.

Alors retentit une marche bruyante et un chœur invisible accompagné de trompettes et de cymbales se met à chanter.

« Longue vie à Sarastro ! »

Papageno et Pamina prennent peur. A Papageno qui lui demande : « qu’allons-nous dire ? »

Pamina répond : »la vérité, serait-ce un crime ! ».

Sarastro entre avec sa suite. Il prend place sur un char de triomphe tiré par six lions.

Les lions symbolisent l’amour divin dans ses trois aspects, chacun s’exprimant de façon masculine, donc rayonnant dynamiquement, et féminine, donc manifestant et produisant. Le chœur chante :

« C’est à lui

Que nous soumettons notre joie tout entière.

Qu’en tant que sage,

Il puisse toujours se réjouir de la vie.

Il est notre dieu,

A qui nous nous vouons ».

Pamina s’agenouille en disant : « Seigneur, je suis coupable. Je voulais fuir ton pouvoir, mais la faute n’est pas mienne, ce méchant maure exige mon amour… ».

Sarastro lui répond : « Relève-toi et réjouis-toi, jeune fille aimée. Sans avoir à t’écouter, je sais ce qui est dans ton cœur. Tu en aimes un autre. Je ne veux pas te contraindre d’aimer, mais tu n’obtiendras pas ta liberté. ».

Pamina se défend : « Mon devoir d’enfant m’appelle, ma mère… »

Sarastro continue « …est en mon pouvoir. Si je t’avais laissée entre ses mains, ton bonheur serait anéanti. C’est une femme orgueilleuse, un homme doit guider ton cœur ; sans homme toutes les femmes sortent de leur rôle. »

Ici Sarastro explique pourquoi l’âme doit toujours être soumise à l’Esprit.

Bien que l’Esprit n’agisse pas par la contrainte, l’âme qui cherche doit être séparée de ce qui l’a engendrée, la Reine de la nuit, l’influence de la lune.

Pamina est donc prisonnière de l’Esprit.

A suivre … le jeudi 02 mai 2013… « les stimulations qui font croître la conscience ».

Publié par Gisèle sur
Publié dans : #La Flûte Enchantée de Mozart
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Les stimulations qui font croître la conscience.

On peut se demander pourquoi Pamina est sous la garde de Monostatos.

N’est-ce pas pour remporter la victoire sur le terrestre ?

Il faut qu’il y ait confrontation avec le désir primitif. Cela stimule la formation de la conscience. La liaison finale et puissante avec l’Esprit, les Noces alchimiques de l’âme et de l’Esprit, de Tamino et de Pamina, doit être ainsi soigneusement préparée afin qu’aucune perturbation n’intervienne.

Pamina doit donc être patiente ; pour le moment, elle ne peut pas agir librement. Elle reste donc liée au principe du désir, autrement elle se rattacherait directement à sa mère, l’être aural.

Monostatos introduit Tamino.

Les deux jeunes gens tombent dans les bras l’un de l’autre pendant que le chœur chante :

« Qu’est-ce que cela signifie ? ».

Monostatos sépare les amants et prie Sarastro de les punir.

Cependant lui-même reçoit comme « récompense 77 coups de bâton sur la plante des pieds » Après quoi Tamino et Papageno sont introduits les yeux bandés dans le temple de l’épreuve. Le chœur chante :

« Quand vertu et justice couvrent de gloire le grandiose chemin, alors la terre est un royaume céleste et les mortels sont semblables à Dieu ».

L’âme reçoit des forces non terrestres.

Au début, les acteurs se trouvent dans un bosquet de palmiers. Les troncs sont d’argent et les palmes d’or. Dix-huit trônes en branches de palmiers portent chacun une pyramide et une grande corne noire sertie d’or. Au milieu se tient la plus grande pyramide et les arbres les plus hauts. Les palmiers sont le symbole du soleil. Les palmes d’or et les troncs argentés indiquent où l’âme se trouve sur le chemin libérateur. Elle a déjà reçu de forces non terrestres.

Sarastro paraît avec les autres prêtres. Ils avancent solennellement tenant chacun une palme à la main.

Dans la Bible, les palmes qu’agitent les libérés sont le symbole de la paix divine. La corne représente la force divine. Dans l’Evangile de Luc 1,69, il est dit :

« Et il a suscité pour nous une corne de salut dans la maison de David, son serviteur. »

La forme d’une corne fait penser à l’image de l’épée de lumière qui relie le champ de force de l’Ecole Spirituelle à la Nature supérieure. Dans l’Apocalypse de Jean, l’agneau a 7 cornes. Ce sont les sept Esprits de Dieu. Le nombre 18 évoque les 18 serviteurs qui veillent, selon la légende maçonnique classique, sur le tombeau du maître constructeur Hiram Abiff. Ici aussi sont les trois centres du temple de l’homme qui unissent en eux les forces rayonnantes et réceptrices. La pyramide est constituée de quatre triangles reposant sur un carré de base. Cette image peut être rapprochée de celle du tapis magique.

Le triangle de feu et le carré de construction forment ensemble les sept aspects du Saint-Esprit Septuple qui s’est relié au système vital du chercheur.

Il éprouvera plus tôt la félicité des dieux…

Les prêtres délibèrent sur le désir de Tamino, qui se tient à la porte nord du Temple du soleil.

Sarastro déclare que Tamino dispose des trois qualités de vertu, silence et bienfaisance.

Les prêtres soufflent dans leur corne par trois fois en signe d’adhésion. A leur porte-parole qui demande ce qui se passerait si Tamino mourait dans ses jeunes années – il a vingt ans – Sarastro répond : « Alors il serait remis à Isis et Osiris, et il éprouverait plus tôt que nous la félicité des dieux ».

Qui a enflammé sa foi pendant sa vie, sera emporté par la mort matérielle jusqu’au nouveau champ de vie et se réveillera en ce lieu.

Après qu’est donné l’ordre de conduire Tamino et ses compagnons sur le parvis du temple, retentit cette prière solennelle :

« O Isis et Osiris,

Conférez à ce nouveau couple la sagesse de l’Esprit

Qui conduit leurs pas,

Donnez-leur la patience dans le danger.

Montrez-leur que l’épreuve produit des fruits

Et s’ils devaient descendre dans la tombe,

Récompensez-les alors selon leur vertu,

Et prenez-les dans votre demeure. »

A suivre … le mardi 07 mai 2013… « Epreuves préparatoires ».

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