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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Pierre sur
Publié dans : #regard sur un film
L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

L’odyssée de Pi est à première vue une histoire merveilleuse pleine d’imagination qui relate le récit d’un adolescent perdu en pleine mer suite au naufrage du cargo sur lequel sa famille avait embarqué. Mais dès les premières images, le film confronte le spectateur à des considérations d’ordre religieux, moral et spirituel. Cette omniprésence des choses divines, tout au long du film, pousse le spectateur à chercher une interprétation qui dépasse la dimension de simple divertissement. C’est sous ce prisme que nous aimerions livrer quelques clés d’interprétation qui font surgir une cohérence qui va bien au-delà de la structure narrative. Cela nous fait dire que ce film n'est autre qu’une nouvelle métaphore de l’épopée que l'homme doit entreprendre afin de libérer pleinement le potentiel spirituel qui est enfoui en lui. Même si le film propose un va et vient entre réalité et fiction, nous aborderons le récit comme un seul et même espace de sens. Aussi, nous nous pencherons sur la formation du jeune Pi, ensuite nous analyserons l’odyssée sur l’océan entrepris bien malgré lui par le héros et enfin ce sera au tour du troisième espace narratif, l’ultime message délivré par Pi adulte au canada.

Le film ne raconte pas la vie de Pi de façon chronologique. C’est le héros lui-même qui parle de sa vie passé. Mais on se rend compte, à la fin du film, qu’il n’hésite pas à introduire des éléments imaginaires afin de servir son véritable but : donner du sens. Aussi, la formation que Pi reçoit durant son enfance relève plus du mythe, de la légende que de la réalité. Le film ouvre ses premières scènes sur le zoo dans lequel l’enfant grandit et dont le propriétaire n’est autre que le père. Mais, étrangement, les images évoquent plus le jardin d’Eden, lieu originel du premier homme Adam, père de l'humanité, que d’un simple zoo. Cette évocation a une forte coloration biblique qui donne le ton à la narration. Pi est élevé en Inde, grand royaume d’orient, dans un zoo mythique. Ce ne sera pas la seule évocation à la genèse puisque plus tard dans le récit, le jeune héros compare son départ du zoo à l’Arche de Noé. Évocation prémonitoire.

L’enfance du petit indien se déroule dans le cadre culturel et religieux de l’hindouisme. Mais, accidentellement, Pi va rencontrer le christianisme. L’émerveillement qui en découle va le pousser à poursuivre sa recherche du phénomène religieux en explorant l’islam. Aussi, très vite, Pi intègre une forme de syncrétisme des trois grandes religions. Il va au-delà des formes exotériques des institutions religieuses afin d’en retirer les éléments fondateurs. Mais sa formation sera complétée grâce à l’introduction des principes de la raison qui permettent d’équilibrer la tendance religieuse. C’est, donc, par l’entremise de son père que le jeune Pi sera sensible aux vertus de la raison. Pour parachever cette formation, Pi recevra une éducation artistique. Sensible à la musique, il jouera du tambour indien. C'est par l'art, comme moyen pour servir le divin, qu'il rencontrera l'amour.

Son éducation ainsi achevée, l’odyssée(1) du héros peut commencer(2).

 

L'aventure débute lorsque la famille de Pi embarque sur le cargo qui doit les emmener au Canada.

Arrêtons-nous un instant sur la direction de ce voyage : toujours plus à l’Est. Il part de l’Inde, l’orient direction du soleil levant, symbole de l'homme solaire, spirituel, et se dirige vers le Mexique, l’Amérique latine, le continent de l’Eldorado, de l’or, soleil incarné. C’est un véritable périple du divin qui est offert au héros.

L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

Laissons, maintenant, de coté le naufrage, la tempête, que nous traiterons ultérieurement et qui bouleverse le voyage initial et la vie de Pi. Projetons-nous sur l’embarcation de survie dans laquelle Pi va passer la majeure partie de son voyage. Après le naufrage du navire, Pi se retrouve avec quatre animaux dans l'embarcation : La hyène, le zèbre, le chimpanzé, le tigre. Le film nous donne les clés d’interprétation comme étant le symbole d’archétypes humains. Après de tragiques affrontements, il ne reste plus que le tigre et Pi. Or, le film précise que le tigre et Pi sont la même personne. La cohabitation de ces deux êtres semble impossible et Pi est obligé d’imaginer un radeau sommaire de survie, hors de l'embarcation, relié a cette dernière par une corde. Le canoë est entièrement dominé par le tigre. Dans la symbologie, la barque secoué par la tempête a souvent représenté l'homme malmené par la vie. Le film détaille cette métaphore. En effet, la barque est neutre et représente la personnalité(3) qui est l'espace qui recueille le principe animateur, la conscience. Ici, deux consciences cohabitent. Il s'y trouve la conscience animale, naturelle représentée par le tigre et la conscience humaine dont l’intérêt spirituel est perçu comme un principe incontournable de la vie. Cette double nature qui coexiste dans la personnalité crée le conflit auquel on assiste. N'ayant pas encore pu dompter l'aspect naturel, animal, l'homme conscience en devenir spirituel doit s'exiler de la barque mais garde un lien tenu avec la barque, car sans elle il se sait perdu.

« Il doit croître et je dois diminuer »

Cette citation biblique de Jean le Baptiste est formidablement illustré dans le film. En effet, pour que les principes spirituels puissent s'imposer comme guide, la conscience naturel et la conscience humaine égocentrique doivent disparaître. Ce processus se présente en deux temps dans le film. Tout d'abord c'est l'aspect homme moi, mais a vocation spirituelle, qui cherche a dompter sa nature animale, biologique afin de reprendre pied dans la barque. Cette étape permet une cohabitation fragile mais possible des deux aspect humains dans la personnalité/barque. Cette étape, permet au système de contempler les manifestations du divin dans son environnement (le ciel, les poissons, etc...) Enfin, la seconde étape et l'acceptation de l'homme de laisser la place au divin en lui laissant le gouvernail de sa vie et d'en prendre les rênes. Pi interpelle Dieu en lui demandant : « Qu'attends tu de moi ? ». On établit un lien étroit avec la citation biblique « que ta volonté soit faite et non la mienne ». Pi bascule de la contemplation du divin, il découvre merveilles sur merveilles(4), vers la perception de l'intervention de Dieu dans sa vie comme guide de son existence(5). Les forces animatrices égocentriques qui lui ont permis de surmonter le naufrage sont écartées et laissent une place libre pour la conscience âme/esprit. Quant à la dimension naturelle, elle est totalement exsangue. En effet, le tigre est entre la vie et la mort et Pi est épuisé. Il est d'ailleurs intéressant de noter comme la vision hiérarchise des consciences (conscience naturel, conscience humaine puis conscience spirituelle) implique une responsabilité vis à vis de la conscience inférieure. Pi prend soin du tigre jusqu'au bout car il sait que sa vie dépend de la présence du tigre qui le stimule. Mais Pi est, à son tour, pris en charge par le destin divin. Cette vision s'apparente avec l'idée originelle des caste indienne en s'appuyant sur la capacité a assumer une responsabilité collective toujours plus vaste(6). Aussi, voit-on Pi qui apporte de l'eau douce pour désaltérer le tigre, puis du poisson pour le nourrir et enfin du réconfort tant l'épuisement est grand. Il en est de même de la Vie qui est l'expression de l'intervention divine dans ce monde et qui aide Pi a survivre durant ce périple en lui donnant la nourriture, l'eau et le réconfort dont il a besoin. C'est ainsi qu'il interprète son séjour sur l'île carnivore qui lui offre malgré tout un asile salutaire bien qu'éphémère.

L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

Il est nécessaire, maintenant, d'analyser le rôle et la signification des tempêtes. Celles-ci causent toujours une rupture avec la réalité précédente. Lors du naufrage Pi, en perdant sa famille et le lieu sûr du cargo, est l’équilibre de son univers et qui contribue à sa pérennité. Tout s'écroule mais il survie et se retrouve avec lui-même et sa double nature. C'est une étape importante car elle permet d'entamer un processus de spiritualisation de son système. Puis, lors de la seconde tempête, ceux sont les vivres et l'eau qu'il perd. Il ne peut plus assumer sa survie. Il est obligé de s'en remettre totalement au divin. Ces tempêtes permettent par un dépouillement graduel de la conscience naturelle une révélation du spirituelle en lui. Les tempêtes interviennent lorsque le système de la conscience humaine est arrivé à une limite et qu'il ne peut de lui-même effectuer une purification qui va au delà de ses possibilités. Elles sont donc une intervention du destin qui marque des étapes de conscience et ouvre sur une nouvelle possibilité de développement.

L’odyssée de Pi ou l’épopée de la divinisation de l’homme

Cette odyssée marque bien l’émergence et l'implantation de la conscience divine dans le système naturel égocentrique. Il y a une spiritualisation de la création qui prend part aux mystères spirituels.

L'odyssée achevé, le troisième espace narratif prend tout son sens. Il est l'espace de la connaissance. Il sait, pour l'avoir vécu, la signification de cet odyssée et ce qu'il implique intérieurement. C'est lui qui offre toutes les clés d’interprétation de cette aventure épique. Il propulse cette histoire dans le domaine du mythe en en faisant une métaphore de la quête spirituelle de l'homme. Il fait de sa propre aventure un canevas universel d'apprentissage. C'est une méta histoire qui touche toute la manifestation entière. Son odyssée devient une réactualisation des mythes religieux. C'est ce qu'il propose au spectateur avec la dialogue final entre Pi et l'écrivain :

Pi- Quel Histoire préférez-vous ? (entre l'histoire réelle et fictionnelle du tigre)

Ecrivain- La fiction.

Pi- Il en est de même de Dieu.(7)

Cette affirmation fait basculer tous les récit religieux tel que la Bible, le Mahabarata, la vie de Jésus, telle quelle est rapportée, ou celle de Bouddha dans le domaine de la fiction. L'histoire même de Dieu comme représentation imagée et imaginée par les institutions religieuses recouvre également la dimension mythique. Ils deviennent tous des récit épiques et merveilleux fait d'apparitions magiques et de miracles afin de sensibiliser, de stimuler, d’éveiller et d'accompagner l'homme dans sa véritable quête, celle de Dieu.

Son odyssée tout comme les grands mythes fondateurs ne peuvent s'affirmer comme des réalités passées mais bien comme des modèles symboliques d'une quête bien réelle qui doit être mener à son terme par l'être humain.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

(1) Périple aventureux initiatique qui révèle les véritables qualités du héros (Ulysse dans l’Iliade)

(2) Si on élude l’analyse du prénom Pi, dont le caractère mathématique est explicitement exprimé dans le film, ce n’est pas par désintérêt mais cela est plutôt dû à une surabondance d’interprétations qu’il implique.

(3) Personnalité vient de « personare » qui veut dire résonner a travers.

(4) On pense à la scène de nuit ou Pi decouvre la mer phosphorescente et lors de la deuxième tempête il voit les cieux s'ouvrir.

(5) Il remercie Dieu de lui pourvoir la nourriture nécessaire a sa survie (le poisson). Il remercie Dieu de lui avoir offert un repos temporaire en découvrant l’île carnivore.

(6) les brâhmanes (brāhmaṇa, ब्राह्मण, lié au sacré), prêtres, enseignants et professeurs ; les kshatriya (kṣatriya, क्षत्रिय, qui a le pouvoir temporel, aussi - râjanya), roi, princes, administrateurs et soldats ; les vaishya (vaiśya, वैश्य, lié au clan, aussi - ârya), artisans, commerçants, hommes d'affaires, agriculteurs et bergers ; les sudra (śūdra, शूद्र, serviteur), serviteurs.

(7) Ce dialogue n'est pas la réplique exact du film car il est retranscrit de mémoire. Mais au delà des mot c'est bien le sens qui nous intéresse et qui est ici rapporté.

Bande-annonce de l'Odyssée de PI en VF HD

Publié par Axelle sur
Publié dans : #regard sur la féminité

16/02/13

La création de la Femme

En hébreu homme se dit ish et femme isha. Celui que la Bible nomme Adam n’est pas l’homme en tant que représentant mâle de l’espèce humaine, c’est l’Homme en tant que Principe.

Adam a été façonné avec la poussière de Adama, la terre, mélangée à l’eau. L’hébreu n’est pas la seule langue à associer l’être humain à la terre, humain et humus proviennent également de la même racine.

Mais Adam n’est pas uniquement matière puisque Dieu lui a donné la vie en soufflant dans ses narines. L’être humain est donc formé de 2 énergies distinctes : la matière (féminine) et le souffle divin (masculin) qui l’anime ; on peut dire aussi que l’humanité est féminine face au Dieu masculin qui lui insuffle la vie.

Au moment de la création de la femme, Adam va se nommer lui-même du nom de Ish, la partie masculine de l’humain, et il va nommer sa partie féminine Isha.

On peut les entendre comme étant l’homme (Ish) et la femme (Isha), mais on peut le voir à un autre niveau. Ish serait alors être sa partie consciente, extérieure et Isha sa partie féminine intérieure, profonde et inconsciente.

En créant la femme à partir du côté d’Adam (le côté et non la côte !), Dieu permet à Adam d’opérer une dissociation et peut donc reconnaître ces deux parties de lui-même. Or, jusqu’à présent l’homme n’a jamais été nommé Ish, qu’il le sera encore dans le verset suivant et plus jamais ensuite.

Donc l’Homme, le Adam, contient les deux polarités masculine et féminine, Ish et Isha, et peut maintenant les dissocier, C’est l’être humain, homme ou femme, double – on pourrait même dire duel, au sens de porteur de la dualité, constitué :

• d’une partie masculine « extérieure », matérielle : Ish,

• et d’une partie féminine intérieure, spirituelle et immatérielle : Isha

On peut associer son autre « côté » obscur ou invisible Isha, à l’inconscient des psychologues, ou à une part d’inconnu, ou encore et peut-être surtout comme une part féminine qui peut accueillir et se laisser féconder par le Divin.

Après avoir dissocié Ish et Isha, il faut les faire communiquer ensemble, les mettre face à face. Symboliquement il s’agit de laisser Ish et Isha, s’épouser en nous pour atteindre l’unité dans l’androgynat intérieur propre à tout être humain.

Or, l’humanité fait le lien entre le Ciel et la Terre comme le disent aussi les Chinois. Elle fait le lien ou permet leur mariage en son sein ? Car si l’une des qualités évidentes du féminin est sa capacité à se faire réceptacle et matrice, c’est pour accueillir et faire croître, mais aussi transformer et transmuter ce qu’il accueille en son sein.

Lorsque l’on parle de Ish et Isha, on ne se situe pas encore dans un espace sexué. On est dans un espace ontologique puisque la matière qui nous constitue est ontologiquement féminine comme l’humanité l’est dans sa relation à Dieu qui est lui ontologiquement masculin, et qui peut donc l’épouser. Et la qabbale présente fréquemment le peuple hébreu comme la Isha de Dieu.

Regardons maintenant comment l’hébreu différencie Ish de Isha.

Les mots Ish et Isha possèdent deux lettres communes qui forment le mot esh : feu et une lettre spécifique à chacun.

Ish porte doublement le feu :

• en tant que esh, feu extérieur, objectif ou objet ;

• avec sa lettre spécifique yod, qui porte l’information en germe au cœur de nos cellules dans le feu de notre ADN et renvoie au sujet.

Dans Ish, les lettres du mot feu, esh, forment un écrin pour le germe de lumière du yod qui peut ainsi grandir comme le foyer tout petit lorsqu’on l’allume grandit jusqu’à devenir feu de joie.

Quant à Isha, puisque le féminin des mots se fait en plaçant un hé à la fin, Isha peut être entendue comme un feu féminin qui peut se laisser féconder par le feu masculin de l’Esprit.

Un midrasch (texte d’exégèse de la Bible) dit que lorsque Ish et Isha s’unissent, si la présence divine est au milieu d’eux, leur union perdurera, mais que si Dieu est absent, il ne restera que le feu extérieur, esh, qui dévore et détruit le couple.

Ish contient le feu/information en germe (yod) au cœur de son nom, mais on peut aussi considérer qu’en tant que part extérieure du Adam, il contient Isha (son autre côté, féminin du feu spirituel).

En permettant les noces intérieures de Ish et Isha, Adam permet à l’étincelle divine, au feu de l’Esprit de croître en lui. Adam devient Ish pour son Isha intérieure, comme Dieu est Ish pour Adam, l’humanité, Isha de Dieu.

 

 

15/02/13

En écho à cette belle réflexion, quelques lignes de "la femme solaire" de Paule Salomon :

 

" Toute femme est dépositaire d'une pépite d'or authentique qui lui permet

d'illuminer la vie humaine, la sienne et celle de l'homme... *Toute femme

est enceinte d'un soleil*. Une compréhension intime, originelle permet à la

femme d'accéder au coeur d'elle-même, à son essence, à une émanation

d'ordre subtil.

Cette essence féminine se communique par une vibration de vie et d'âme qui

parle directement à la nature de l'homme et le polarise vitalement,

affectivement et spirituellement...

Au moment où les valeurs ont besoin de refleurir dans les déserts du

confort et du stress, un visage de femme se dessine en pointillé dans le

schéma du futur ; il inspire et introduit les changements de valeurs dans

la civilisation...

...La femme solaire ouvre sur une civilisation éclairée"

 

merci pour ce beau partage

 

Michèle

15/02/13

Le féminin de l'être éprouve l'âme du monde, le féminin connait l'obstination aveugle de l'esprit du monde, ce principe corrompu qui

souille ce qui est BEAU et FRAGILE.

Pourtant un chant sacré que l'on peut percevoir et qui n'est pas un chant

constitués de « notes » s’étend et respire au cœur des choses au cœur du

tout.

Ce chant est un océan...sans limite ou le tout se réconcilie avec son

origine...

Chercher la force, la puissance sans l'amour.

Chercher l'ordre sans comprendre le féminin de l'être est la spécialité de

l'esprit du monde, ce monarque corrompu...

Merci Nadine pour ce beau texte,

Jean-Michel

 

13/02/13

Bonjour Nadine,

> Oui c'est magnifique et juste, merci pour ce partage Nadine

Oui chaque jour grandie en moi cette clairvoyance de la responsabilité des Femmes dans cette et sur cette Terre.....

Beaucoup de réflexions et de prises de conscience et partages à ce sujet.

Et si vous le voulez bien, je serais partante pour créer un groupe de

réflexions à ce sujet.

Nous savons tous, que l'action part du cœur et doit être pensée par des

têtes pour que nos mains et nos pieds puissent agir.

Alors oui portons au plus haut ce Féminin Sacré pour l'Amour de l'humanité

tout entière et pour cette Terre Mère qui nous offre tant de gratitude...

 Nous pouvons encore et maintenant tout transformer
 Et il nécessaire pour cela de se détourne  de tous les alarmistes et de
 tous les catastrophiques du plus petit au plus grand pour se  relier en
nous mêmes au principe créateur et faire les réparations et les pardons
  chacune à notre niveau dans notre vie.....
 et cela de cercle en cercle pourra toucher toute l'humanité.
 Toute une lignée de femme dans la génération ascendante et descendante.
 Alors restons éveillées dans nos cœurs, irradions cette chaleur autour de
 nous, pensons la Lumière dans nos cœurs et ressentons l'amour dans nos
 têtes....
Oui Oui OUI
 Martine

12 /02/13

Peut-être devons nous demander en un dernier courage aux femmes, gardiennes de l'eau, du feu de la terre, de la vie .
 De gravir les grandes éminences sacrées et faire offrande au
 Crépuscule du reste de notre ferveur pour que  Demain ne
  soit pas sans Lumière.
  de  Pierre Rabhi

Nadine

31/02/13

La Nature de la femme

- Je suis cycle, je suis mouvement, je suis Vie.

- Tu es nature. Va, vends tout ce que tu as. Et suis-moi.[i]

- Je suis la lune. Je suis Vierge lors de la lune ascendante, dans ma jeunesse. Je suis en quête de moi-même, de renouveau, la joie et l’inspiration m’envahissent. Mon printemps est pureté et intellect. La pleine lune -ronde comme mon ovule- me découvre Mère, ma maternité s’épanouit dans l’amour rayonnant, ma maturité me permet enfin d’être protectrice, nourricière, féconde. Mon été est manifesté. La lune descend et me fait vivre Enchanteresse, je suis magicienne, femme sage. L’âge est à l’automne des idées[ii], ma nature séductrice et impulsive peut aussi être sexualité, folie et destruction. L’initiation se vit dans le retrait ; jusqu’à la nouvelle lune, où mes règles apparaissent et me transforment en Sorcière. La vieille femme en moi vit de magie et de sagesse à l’heure où l’hiver est celui du défaire, du non-manifesté, de l’oracle.

- Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes ; elles me sont à charge. Lavez-vous, purifiez-vous.[iii]

- Je te livre mon âme telle qu’elle est, telle que tu me l’as fait découvrir.

- Tes lunes, ta nature cyclique est au service de l’Eternel en toi.

- Ma lune est réceptacle de l’Esprit. Mon sang est Tien. Ma maternité deviendra autre, elle sera céleste. L’aspect masculin et l’aspect féminin vivent en moi dans mon microcosme. L’aspect masculin de mon âme obéit car il sait, il connaît le plan divin. L’amour universel peut être dévoilé et manifesté grâce à sa dynamique et à sa volonté supérieure. Je l’accepte, je le vis. Et je suis femme. Je suis profondément calice dans cette vie. Je suis Graal. Mon utérus est une coupe dont le but ultime est de recevoir l’Esprit.

Sans les prêtresses, dans le processus de l’élévation,Pas de moissons libérées.[iv]

[i] Mathieu, 19 : 16-18
[ii] Baudelaire, Les Fleurs du Mal, « L’Ennemi »
[iii] Esaïe, 1 : 14-16
[iv] La Parole vivante, Catharose de Petri, dernier chapitre « La vocation de la femme »

La nature de la femme
Publié par Pierre sur
Publié dans : #regard sur le sens de la vie

L’amour, dont Jesus-Christ s’est fait le symbole vivant, n’est autre que le processus unique de création. Il est offrande permanente qui doit s’anéantir en lui-même afin de se réélaborer perpétuellement et par là même s’offrir en tant que principe créateur, c’est-à-dire, principe de Vie.

Il est donc structurellement opposé à la conscience humaine qui doit, elle, acquérir pour affirmer son existence. Elle n’existe que par ce qu’elle possède. C'est-à-dire, que n’ayant pas d’existence (autonome ?) propre, elle doit être définie par des éléments extérieurs. Ainsi, stoppe-t-elle le processus originel dès le premier stade. Elle reçoit mais ne peut s’anéantir en une non-existence pour renaitre en création. C’est pourquoi sa destinée est marqué par la mort puisque incapable de donner la vie. Elle porte en elle-même cette angoisse de mort qu’elle sait inéluctable et qui la pousse dans un frénétique besoin d’affirmation de soi comme pour se rassurer de la vérité de sa propre existence.

Publié par Pierre sur
Publié dans : #regard sur le sens de la vie

Nous nous sommes souvent demandé : Qu’est ce que la vie ? Que veut-elle nous enseigner ? Qu’avons-nous à y vivre ? Quel sens y donner ?

Nous aimerions aborder ces questions à travers un élément, élément essentiel, fondateur de vie : L’Amour

L’amour n’est autre que le sel de la vie. N’est-ce pas à travers ce sentiment que l’être humain expérimente ses plus beaux, ses plus intenses, ses plus nobles moments de vie ?

L’amour se manifeste tout au long de la vie d’un homme. Dès sa plus tendre enfance, l’être humain va expérimenter une expression de l’amour : l’amour filial. Puis, plus tard, en grandissant ce sera au tour de l’amour d’un partenaire et enfin, l’amour maternel ou paternel.

Toutes ces expressions de L’Amour impliquent et font vivre à l’être qui les éprouve de hautes qualités humaines : générosité, don de soi, sacrifice, …

Il est intéressant de constater que si ces aspects de l’Amour sont révélés par des événements extérieurs, ils proviennent, néanmoins, tous de l’intériorité de l’être humain. C’est pourquoi le cœur a été choisi comme symbole de l’Amour.

L’Amour un et indivisible, l’amour universel a fait sa demeure dans le cœur humain. Ainsi, chaque être vivant, chaque individu porte en lui ce souffle d’Amour, qui n’est autre que le souffle de vie qui anime toute la création, le pneuma.

Pour celui qui désire entreprendre cette quête du profond, dans le silence de l’être, saisira chaque minute qui passe comme une occasion de célébrer l’union entre lui-même et le principe de Vie, de révéler en lui l’Amour universel, énergie primordiale qui sous-tend toute la création. Notre vie ainsi légitimée trouve dans la réalisation de cette quête sa plus noble expression.

Publié par sur
Publié dans : #regard sur un livre

Lors de cette étude, nous désirons entreprendre avec le lecteur le décryptage du conte de St Exupéry « le Petit Prince », afin d'établir un lien entre la narration du récit et le mythe du devenir spirituel de l’homme. Pour mener à bien l’objectif fixé, le lecteur devra faire abstraction des éléments narratifs auxquels eut recours l'auteur pour rendre agréable le récit et lui donner un caractère poétique et naïf (personnification de la fleur etc...) En effet, ces éléments peuvent brouiller les pistes voire perturber la représentation de la trame en tant que ré-actualisation de l’épopée de l’humanité qui poursuit sa destinée divine.

Une fois ce dépouillement fait, le conte apparaît comme une succession de symboles fort frappants appartenant à la tradition universelle. Aussi, comme nous le verrons par la suite, certaines images font étrangement écho à la tradition biblique ou à un ésotérisme plus contemporain appartenant à certaines traditions rosicruciennes.

Le lecteur avisé fera lui-même ces rapprochements bien que certains d’entre eux peuvent sembler plus hermétiques que d’autres. Il s'agit donc de mettre en lumière le contenu symbolique éminemment spirituel et de l’offrir au lecteur désireux d’aller au-delà d’une simple histoire pour enfant.

Dès la dédicace, l’auteur met le lecteur face à une exigence essentielle : redevenir enfant. Il ne s'agit pas ici d' une jeunesse physique, mais bien plutôt d’une jeunesse de l’esprit. Le lecteur doit retrouver la faculté imaginative propre à l’enfant, la flexibilité, la souplesse de l'esprit qui n'a pas encore été formaté par une utilisation excessive d'une pensée raisonnable et analytique. Il ouvre l'être à une forme plus imaginative et analogique, à une sensibilité qui laisse une plus grande place à la pénétration du "magique". C’est de ce pré-requis que l'auteur démarre véritablement son histoire.

Une fois ce préambule achevé, il place le lecteur face à une des grandes étapes du processus de développement spirituel. Le narrateur se trouve dans le désert à cause d'une panne d'avion. Le désert est un symbole fort. Il correspond à une frontière, à la fin d'un développement basé sur l'ego et au début d'un processus qui repose sur l’âme divine. L'homme qui, après avoir épuisé toutes les stimulations que vont lui offrir la vie de ses sens et de son ego, se trouve véritablement dans un désert à la fois de stimulation et surtout de sens (signification). Toutes les directions ou tentatives sont veines pour satisfaire le profond sentiment d'insatisfaction qui règne en lui. Il ne sait plus vers quoi se tourner. Il est alors métaphoriquement dans un désert. La panne de son avion ne fait que confirmer l'impasse dans laquelle il se trouve. Il n'a plus d'échappatoire. Aussi, si le désert marque un terme à cet ancien système de vie, il offre dans le silence, ou absence de stimulation, la possibilité de gestation d'une autre réalité, d'une autre conscience. Il marque, ainsi, le début d'un nouveau processus de développement possible basé sur la conscience âme spirituelle. Ainsi, apparaît, sorti de nulle part, le petit prince. C'est un être qui vient du ciel, symboliquement il est divin. Son apparition est très intéressante. Sa question semble si incongrue que l’aviateur ne comprend pas tout à fait la question. Il ne comprend pas non plus d'où a pu surgir cet être. En effet, il ne peut pas, au départ, le reconnaître autant par le langage que par sa présence énigmatique. Cette impossibilité à le reconnaître est due au fait que l'âme ne fait pas partie du monde de l'ego. Le petit prince vient d'une autre planète. L'âme appartient à une autre réalité, à un autre domaine de conscience. Cependant, remarquons bien que l'ego, l'aviateur, n'a pas le choix de ("ne pas lui obéir" ou "de lui obéir ou non" (?) lui obéir. La puissance du mystère est telle que la conscience moi est contrainte de lui obéir, ce qu'elle fait sans rechigner. A partir de ce moment-là, le lien est établi. Remarquons que tout le long du récit le petit prince ne répond pas aux questions de l'aviateur, mais plutôt il lui raconte l'épopée de sa vie. Cela n' est pas dû au fruit du hasard, car la conscience âme ne répond pas aux exigences de l'ego, elle enseigne l'être sur les réalités spirituelles. Elle ne lui parle pas, elle lui raconte sa vie, son origine.

Commence alors un jeu discursif qui permet de faire cohabiter deux espaces symboliques en même temps. L'espace symbolique aviateur/petit prince et petit prince/ rose. On se rend compte alors que le rapport qui unit chacun des deux binômes est identique mais ils ne se réfèrent pas au même plan de manifestation.

Afin d'éclaircir ce procédé, analysons la planète du petit prince. Sa planète ronde est toute petite. On peut littéralement le traduire par une notion chère à l’antiquité qui voyait l'homme comme un microcosme, soit petit monde. On nous dit de cette planète, qu'elle possède trois volcans, c'est-à-dire trois centres de conscience. Mais seuls deux sur trois fonctionnent, le troisième étant endormi. Une autre présence est fondamentale, la rose. C'est à dire l'âme divine. Le lien entre le microcosme et le divin est actif. Le Petit Prince entretient parfaitement sa planète. Il est le gardien des règles. Il acquiert un statut de serviteur de l'Ordre. Il est tel Abel, une entité qui maintient les rites, qui prend soin de ses attributs et de son lien avec le divin. La présence de la rose atteste de cette liaison. Cependant, le microcosme ne peut aller au-delà de cette fonction. Il ne peut qu'entretenir l'héritage légué, mais en aucun cas il pourra permettre une expansion du divin, c'est à dire prendre part à la fonction créative divine.

A ce sujet nous aimerions faire une digression. Le Petit Prince est obsédé par les pousses de baobabs qui mettent en péril l'intégrité de sa planète. Anaphoriquement nous pouvons établir un lien entre les baobabs et le système du penser non maîtrisé, sujet aux impulsions du corps astral. En effet, une pensée commence avec peu d'ampleur, au moment de sa naissance. Elle est encore suffisamment frêle pour que l'individu, en ne l'alimentant pas, puisse la faire disparaître. Si par « paresse » ou « négligence » la pensée est alimentée, elle devient petit à petit un baobab aux racines profondes qui pousse le système à son autodestruction. C'est ce que Shakespeare dénonce lorsqu'il écrit Othello. Il présente un roi, parfait sous tous les aspects, qui se laisse insidieusement empoisonner par une pensée insignifiante et saugrenue. Mais par négligence il alimente celle-ci qui le poussera à la folie, c'est-à-dire au meurtre de celle qu'il aime.

Donc, d'Abel, le Petit Prince doit devenir Caïn, c'est-à-dire en finir avec le rite pour devenir lui-même créateur. Il doit devenir non pas un gardien mais véritablement un créateur du divin. Voilà pourquoi seulement deux des trois volcans fonctionnent. Le centre de l'esprit, c'est-à-dire la tête, la Connaissance, le nouveau penser n'est pas encore en activité. Pour cela, il rompt son lien avec sa patrie, afin de mettre en activité ce centre de la Connaissance et d'acquérir le pouvoir créateur. Le premier homme était un être vivant et le dernier sera un être vivifiant.

Nous voici aux portes du mythe d’Adam et Ève. Ils vivent en harmonie avec la manifestation divine. Mais la connaissance nécessite une rupture avec la manifestation. Afin de la retrouver après un processus de formation, ils mordent le fruit de la dialectique, de l'arbre du bien et du mal. Mais cette dialectique n'est pas la nature de la mort. Il s'agit de la dialectique prévue par Dieu, c'est-à-dire un espace pédagogique où le microcosme s'inscrit dans un processus de maturation. Ce processus n'est en rien source de cristallisation mais bien d'apprentissage. Le Petit Prince illustre ainsi les vagues microcosmiques qui ont plongé dans ce processus. Aussi, la pureté du Petit Prince et le souvenir de son lien divin (la rose) lui permettent de suivre sans encombre les leçons de cette dialectique divine. Elles l'enseigneront. Mais dans un premier temps, il rencontre des microcosmes dégradés qui ont perdu le lien et le souvenir avec leur réalité spirituelle. Ils sont pleinement identifiés à une dialectique de cristallisation. Aussi très rapidement sans s'y attacher, le Petit Prince découvrira des caractéristiques égotiques propres à la nature cristallisante : l'orgueil, la vanité, l'autorité etc… Seul, à ses yeux, l'homme au réverbère trouve grâce. Cela est d'autant plus normal que l'allumeur de réverbère respecte lui aussi la loi, c'est-à-dire le rite. Mais la loi n'est plus, à ce moment, adéquat dans le système du Petit Prince. C'est pourquoi elle apparaît comme absurde. Le Petit Prince arrive donc sur Terre, dans le désert lui aussi, tel Jésus dans l'étable. Il poursuit sa gestation. On apprend par son récit que les grandes forces dialectiques, le renard, lui enseigne la valeur du spirituel. Sa rose n'est pas semblable aux milliers d'autres. Il apprend donc le discernement. Le souvenir est remplacé par le sentiment de responsabilité et c'est ce nouveau sentiment qui le meut. Ces forces lui offrent même la possibilité de retour vers sa planète originelle. Elles offrent la résolution de toutes les énigmes posées par la dialectique divine. C'est donc par l'intermédiaire du serpent que le cycle peut s'achever.

Tel Judas qui permet la révélation christique au monde, le serpent, en donnant métaphoriquement la mort, permet à l'entité un voyage sans risque de retour vers la manifestation divine. Ainsi l'âme éveillée du microcosme, sous la figure du Petit Prince, enseigne le système nouvellement éveillé de l'aviateur sur son origine et sa mission en dévoilant les tribulations de son processus. Ce mythe, en tant qu’épopée des vagues d'incarnations des microcosmes est révélé au microcosme déchu qui fait de nouveau l'expérience consciente du lien rétabli avec sa réalité spirituelle. Cela n' est pas un hasard si la durée du séjour dans le désert est de 8 jours. En effet, la valeur symbolique du 8 en tant que porte ouvrant sur le chemin initiatique de l'âme s'inscrit parfaitement dans la cohérence de notre analyse. Le narrateur réussit donc un tour de force en superposant les réalités macrocosmique et microcosmique. Il démontre, ainsi, la simultanéité de ces processus qui s' inscrivent dans un processus collectif ou individuel.

Cette rencontre, qui confond l'un et l'autre plan, permet de reprendre le récit comme si l'aviateur et le Petit Prince étaient une seule et même personne ou plus précisément comme s'il s'agissait d'un seul et même processus de maturation. Les voilà tous deux dans le désert avec la soif qui les tenaille. Ils suivent chacun leur propre processus mais en même temps ils parcourent le même, car il est de caractère universel. Il est en lui-même un processus archétypal. Le Petit Prince enseigne l'aviateur simplement car il se trouve sur un plan de manifestation plus vaste. Cependant cela ne l'empêche pas d'avoir à réaliser lui-même la quête héroïque et c'est parce qu'il parcourt ce processus qu'il peut l’enseigner.

Revenons à la soif et au manque d'eau. Nous comprenons rapidement que cette eau est également métaphorique. D’où le discours du Petit Prince : « oui c'est cette eau là que je veux », « elle est bonne pour le cœur ». Il ne s'agit pas ici de n'importe quelle eau ni de n'importe quel puits. En effet, le Petit Prince se réfère à l'eau de Vie issue de la source de la Vie. Elle est l'énergie de Vie qui soutend toute la manifestation. Elle est l'Aleph de la Cabale, c'est-à-dire l'énergie primordiale et régénératrice. C'est pourquoi elle a la capacité d'animer le cœur c'est-à-dire l'âme. Elle offre des forces vives pour que le nouveau système qui se met en place puisse entrer en activité et se substituer efficacement à l'ancien système. Sans cette nourriture, donc sans la capacité à puiser dans le puits universel, le nouveau système ne peut devenir opérationnel. Le Petit Prince et l'aviateur sont donc tous deux pourvus de nouvelles forces. L'un finalisera le processus c'est-à-dire le retour à sa patrie originelle en déposant métaphoriquement son corps, c’est-à-dire en mourant dans cette nature et l'autre pourra reprendre son voyage avec son avion. Cette mort ne laisse point de trace, le corps disparaît car elle est une mort qui a vaincu la mort. L'aviateur quant à lui poursuit sa tâche en témoignant de son expérience du divin au monde. Ainsi, il rassure et rassemble tout ceux qui cherchent. Il met en lien ceux qui ont vu ou expérimenté le Petit Prince en leur demandant de rentrer en contact avec lui. Une communauté est donc possible sur la base de l'expérience au divin. Son lien avec l’âme est indélébile et les cieux ou les étoiles sont là pour lui rappeler à chaque instant son attache au spirituel.

Le caractère universel des symboles qui sous-tendent la trame explique le succès mondial de ce livre qui, loin de se contenter d'une histoire enfantine, transmet des valeurs universelles et des représentations spirituelles du devenir de l'homme. Consciemment ou inconsciemment, le lecteur est confronté à une réalité nourricière qui résonne dans le fondement même de sa structure c'est-à-dire dans la dimension spirituelle de son être qui sous-tend sa vie et lui offre non seulement le sens véritable de son existence mais également sa légitimation universelle.

vous l'aurez compris les couleurs sont la participation de tous....

bye

Du mythe du devenir  l’Homme  au conte de St Exupéry

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