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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Nous sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.

Pendant ce temps, quelques nobles jeunes filles s'étaient apprêtées et firent leur entrée en grande pompe .

Deux jeunes gens portant des lumières les précédaient. L'un avait un visage enjoué, les yeux vifs et belle allure. L'autre avait l'air impétueux, tout ce qu'il voulait devait s'accomplir comme
je l'appris plus tard.

Derrière eux s'avançaient d'abord quatre jeunes filles.
La première baissait pudiquement les yeux à terre et se comportait avec humilité.
La deuxième aussi était modeste et craintive.
La troisième s'effaroucha pour une raison quelconque en entrant dans la salle.

J'appris que l'exubérance la mettait mal à l'aise .
La quatrième portait quelques petits bouquets en signe de générosité et d' amour.
Ces quatre jeunes filles étaient suivies de deux autres,
vêtues avec un peu plus de somptuosité: elles nous saluèrent courtoisement.

L'une portait une robe bleue constellée d'étoiles d'or, la deuxième, une robe verte ornée
de fines rayures rouges et blanches. Les deux avaient sur la tête des fichus légers et vaporeux, qui leur allaient à merveille.
A la fin il en vint une qui portait une couronne sur la tête et tournait plus ses regards vers le ciel que sur la terre.

Nous crûmes tous que c'était l'épouse.

Mais ce n'était pas encore elle, bien que pour l'honneur, la richesse et le rang, elle la surpassât de beaucoup et que ce fût elle qui, par la suite, conduisit les Noces.
A cet instant, suivant tous l'exemple de notre Jeune Fille,
nous nous jetâmes à genoux devant elle, malgré toute la modestie et la piété qu'elle montrait. Elle nous tendit à chacun la main, en nous demandant de ne pas nous en étonner, c'était la moindre chose qu'elle pouvait nous offrir.
Nous devions, cependant, lever les yeux vers notre créateur, apprendre ainsi à connaître sa toute puissance, continuer sur le chemin entrepris et faire usage de la grâce qui nous était accordée, pour l'honneur de Dieu et le salut des hommes.
Bref, ses paroles étaient absolument différentes de celles de notre Jeune Fille, encore quelque peu profanes.

Elles me pénétrèrent jusqu'à la moelle des os. «Et toi,» me dit-elle ensuite, «tu as reçu plus que les autres, veille aussi à donner plus en retour.»

Cette recommandation m'étonna fort.
A la vue des jeunes filles et au son de la musique, nous crûmes qu'il fallait déjà danser.

Mais ce n'était pas encore le moment.

Les poids, dont nous avons parlé plus haut, étaient restés au même endroit.

La Reine—je ne sais toujours pas qui elle était—ordonna à chaque jeune fille d'en prendre un.
A notre Jeune Fille, toutefois, elle donna le sien,~ le dernier et le plus gros, et nous ordonna de la suivre.

Notre suffisance avait beaucoup diminué; je remarquai que notre Jeune Fille était bien intentionnée à notre égard, mais que nous n'étions pas si estimés que certains parmi nous commençaient à le croire.

Nous suivîmes donc en rang et fûmes conduits dans la première salle, où la Jeune Fille suspendit le poids de la Reine, pendant que l'on chantait un beau cantique spirituel.
Dans cette salle, il n'y avait rien de précieux sinon quelques splendides livres de prières, introuvables ailleurs.

Au centre, un pupitre pouvait servir de prie-Dieu.

La Reine s'y agenouilla.

Nous dûmes nous agenouiller autour d'elle et répéter les prières que La Jeune Fille lisait dans un petit livre, afin que les prochaines Noces fussent célébrées pour l'honneur de Dieu et notre salut. Puis nous allâmes dans l'autre salle, où la première jeune fille suspendit son poids,
et ainsi de suite jusqu'à l'achèvement de toute la cérémonie.
La Reine nous tendit à nouveau la main et s'en alla accompagnée de ses jeunes filles.
Notre présidente s'attarda encore un instant, mais comme il était déjà deux heures du matin, elle ne voulut pas nous retenir davantage .

Quoiqu'elle eût plaisir à rester parmi nous, me semblait-il, elle nous souhaita bonne nuit en nous
recommandant de dormir en paix.

C'est ainsi qu'à regret elle prit cordialement congé de nous.
Nos pages avaient reçu des ordres et nous montrèrent à chacun nos chambres.

Ils restèrent à nos côtés, dans un deuxième lit, afin de nous offrir leurs services en cas de
besoin.

Ma chambre (je ne peux rien dire des autres) était royalement décorée de beaux tapis et de splendides tableaux.

Mais ce qui me plaisait à l'extrême, c'était mon page, capable de parler si excellemment de tout et si savant dans les arts que nous passâmes encore une heure ensemble avant d'aller dormir, vers trois heures et demie.
C'était, à vrai dire, la première fois que j'aurais pu dormir tranquille.

Pourtant un rêve angoissant me tourmenta toute la nuit: je m'affairais après une porte impossible à ouvrir jusqu'au moment où je finis par y parvenir.
Le temps passa à des irréalités de ce genre avant de m'éveiller, enfin, vers le lever du jour.

A suivre, les commentaires de Jan van Rijckenborgh

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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