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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Nous sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le Deuxième Jour, suite de la rencontre de la colombe et du corbeau.

Quand le candidat chemine vers les noces alchimiques, deux voix parlent en lui : les voix des deux natures. La nouvelle nature de l'Ame en formation parle au nom de la Gnose, l'ancienne nature parle au nom du moi dialectique.

Ces deux voix, sont opposées l'une de l'autre. Il est impossible de les accorder.

La lutte, entre elles, durera jusqu'au moment où l'ancienne nature disparaîtra.

IL est lassant, et déroutant, d'avoir à écouter ces deux voix.

Pour qui l'expérience et cherche un compromis, tente de choisir une voie intermédiaire, les choses tournent mal. A un moment donné, on se retrouve les mains vides, et même pis que cela.

Celui qui a découvert et vécu ce phénomène, souvent dans la souffrance, prend la résolution de ne plus jamais écouter l'ancienne voix.

Il ignorera toujours le corbeau noir, le moi, le protecteur du moi, et il défendra sans cesse la colombe blanche, l'Ame nouvelle.

La voix de la Gnose, la Lumière en nous, ne contraint jamais.

Elle se soustrait toujours à la lutte. Elle se contente de vibrer dans la sérénité.

La voix de la nature, en revanche, essaie continuellement d'éclipser l'influence de l'autre et de nous diriger.

Cela crée une tension intérieure, surtout au moment de prendre une décision.

Dans une telle situation, si le candidat se tourne intérieurement vers la voix de l'Ame, avec spontanéité, donc quand il chasse loin de lui le corbeau noir et veut affermir ses qualités intérieures pour qu'elles puissent s'exprimer, il s'engage toujours dans le bon chemin, le chemin totalement conforme à son destin.

Il n'y a aucune exception à la règle, même si on a parfois l'impression du contraire.

C'est un axiome du chemin de Vie. quiconque suit la voix de l'Ame est toujours et invariablement victorieux et béni, parce que le développement de l'Ame n'est jamais centré sur le moi et fait partie d'un processus menant vers le but prescrit par Dieu.

La voix du moi ordinaire est une fiction : ce n'est qu'en apparence qu'elle vous présente un objectif, pour vous en détourner aussitôt.

Le moi est extrêmement fantasque et toujours solitaire, et, à la fin, il ne vous laisse rien que des ruines.

La conscience cérébrale dialectique est une conscience de soi isolée, elle conduit l'homme à l'individualisme, à une immense solitude et, pour finir, c'est comme si elle l'abandonnait dans un marécage.

La conscience de l'Ame, en revanche, prend sa source dans une grande communauté, appelée Communauté divine.

L'Ame déliée de ses chaînes a la possibilité de se lier à la Communauté des Hommes-Ames tout entière, ainsi que d'en recevoir la force. Pour autant que votre âme soit quelque peu éveillée, vous êtes attiré vers cette grande Communauté divine, qui comporte trois aspects.

Premièrement, on parle d'une Communauté du Père. C'est le premier Mystère gnostique, lequel oeuvre avec la Rose du coeur, l'étincelle latente de l'Esprit, qui éveille le vrai mental.

Par cette activité, vous êtes appelé et relié à la Communauté de Jésus-Christ, la Communauté des Purs, c'est le deuxième Mystère Gnostique, lequel oeuvre avec le nouveau manteau astral et suscite l'orientation vraie.

Par cette activité, se développe alors la Communauté de l'Esprit-Saint, la Communauté du Saint-Graal, troisième Mystère gnostique, lequel oeuvre avec le nouveau corps éthérique, le mettant en état d'agir de manière libératrice et salvatrice.

Celui qui reste, intérieurement, constamment fidèle à cette triple Communauté sera toujours vainqueur. C'est pourquoi l'Ecriture Sainte la désigne sous le nom de Communauté de la Consolation !

Voilà le moyen de suivre le bon chemin, et nous voyons comment C.R.C. emploie intérieurement ce moyen, de façon spontanée, en dehors de toute délibération intellectuelle.

En effet, la spontanéité est une exigence absolue. S'il n'y a pas spontanéité, il y a échec : l'action relève de la morale théologique.

C.R.C. protège la colombe blanche, il s'engage sur le bon chemin.

Puis il s'aperçoit qu'à un moment donné la nouvelle conscience lui a fait prendre une voie, dans laquelle il ne lui est plus permis de faire même un seul pas en arrière. Voilà une autre caractéristique de la vie de l'Ame : les choses faites sont irrévocables.

C.R.C.a laissé son sac avec son pain sous l'arbre, et il ne peut plus aller le chercher. Dès qu'il tente de se retourner, un vent si violent s'élève qu'il lui est impossible de faire front.

Que veut-on nous montrer par là ?

Avoir un sac de pain se réfère à une habitude dialectique très connue. On veut faire des réserves de ce qui est usuel.

On veut se parer définitivement contre toute éventualité. Aucun d'entre nous ne niera que c'est souvent nécessaire dans la nature de la mort.

IL faut compter avec les risques toujours possibles : par exemple, le risque de manquer de nourriture à un moment donné.

En ce qui concerne l'Ame vivante, ce comportement serait, par contre, absolument faux, en effet, celui qui existe et vit par l'âme puise à une source de force vivante et constamment jaillissante, il ne se trouvera jamais à court de pain de Vie. En pareille circonstance le sac de pain, pour faire des provisions, est tout à fait superflu.

Le pain est ici le symbole du premier Mystère Gnostique, qui oeuvre en collaboration avec la Rose du coeur.

Le pain est le produit de la force d'âme née du sang.

Posséder cette force de l'âme signifie travailler avec elle, rayonner avec elle, ici et maintenant, et non pas à la manière typiquement dialectique : en attendant le moment opportun.

C'est pourquoi C.R.C. avance dans une soumission intelligente vers la prochaine étape du chemin libérateur.

Vous savez que C.R.C. s'est mis en route avec du pain, de l'eau et du sel. Peut-être est-ce le moment d'expliquer ici ce que Valentin Andreae veut dire par là.

Le Pain de la Vie attire notre attention sur ce que nous venons d'appeler le premier Mystère, le Mystère de la Rose Croix.

La cruche remplie de l'Eau de la Vie, c'est le deuxième Mystère, le Mystère de la Fraternité des Purs,

Le Sel de la Vie attire notre attention sur le troisième Mystère, le Mystère du Saint-Graal.

Qui pénètre ces trois Mystères, qui se met en route avec le pain, l'eau et le sel peut célébrer la véritable Sainte-Cène.

Il est à même d'accomplir sa résurrection, sa résurrection dans la Tête d'Or, l'aspect le plus élevé du Corps Vivant de l' Ecole Spirituelle actuelle.

A suivre : "Hors d'ici, indignes !"

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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