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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Publié par Nous sur
Publié dans : #Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix.
Le Deuxième Jour, La rencontre de la colombe et du corbeau, extrait du commentaire de Jan van Rijckenborgh.

Il y a quatre chemins qui conduisent au but préliminaire du voyage de C.R.C.

Il les aperçoit devant lui. L'un d'eux lui est destiné : cela veut dire que tout homme doit exécuter l'acte libérateur juste, inspiré par une âme vivante libératrice.

Voici maintenant une question importante : comment un candidat qui commence à montrer cette qualité d'âme peut-il prendre le bon chemin, sans se tromper ?

Les ésotéristes dialectiques pensent qu'il n'y a que deux voies: celle de la tête et celle du coeur.

La voie occulte et la voie mystique. Or il existe quatre chemins de délivrance :

1 le chemin ésotérique

2 le chemin de l'évolution

3 le chemin de la magie gnostique

4 le chemin astral

Par chemin ésotérique, nous ne désignons pas ce qu'on entend par là à notre époque : la culture du moi et le développement de certaines qualités par des exercices et des efforts contraignants, comme la pratique du yoga et tout ce qu'on inclut sous ce nom.

Certainement pas non plus un entraînement exclusivement scientifico-intellectuel, où le coeur, l'aspect mystique, ne joue pas le moindre rôle.

Nous désignons ainsi la possibilité, fondée sur une qualité intérieure véritable présente dès la naissance, provenant du passé du microcosme, de parvenir au cours d'une seule vie à une totale reddition de soi et à une transfiguration prodigieuse, en mobilisant et en utilisant toutes les qualités intérieures; la possibilité, d'entrer de haute lutte dans le Royaume.

Nous appelons le deuxième chemin, le chemin de l'évolution. C'est la voie de développement de ceux qui réagissent à l'appel intérieur au réveil par une intense aspiration et s'efforcent de purifier et d'élever leur vie : mais c'est la personnalité qui est vue comme l'animal à cultiver et à élever.

De tels hommes s'emparent avidement de tout ce qui respire la beauté, la pureté et le raffinement intérieur comme nourriture vitale, en sorte qu'à la longue, par l'épanouissement et la croissance de la vie intérieure, l'amour du prochain et l'engagement sincère au service des hommes apparaissent.

Il va de soi qu'une telle sublimation du comportement développe également des qualités d'âme, mais comme la compréhension libératrice fait défaut, le chemin de la délivrance n'est pas découvert, et l'on s'avance sur une base erronée : celle de la culture de la personnalité.

De nombreuses vies pleines d'expériences sont nécessaires sur ce chemin plat et facile, le long duquel, toutefois, par manque de juste entendement, nous pouvons faire mille détours, tourner en rond par mille déviations et nous égarer sur mille voies sans issue, pour que la conscience finisse par reconnaître qu'il y a des limites infranchissables, et que l'âme, épuisée d'errer et de recommencer sans arrêt, se souvienne à nouveau de l'Esprit et se dirige vers lui.

On connaît aussi des personnes qui, malgré des qualités intérieures excellentes, leur amour et leur dévouement, frappent par leur passivité en ce qui concerne le chemin, leur manque total ou presque d'action sur elles-mêmes. Leur comportement est irréprochable, mais encore dénué de ce qui est justement nécessaire à la grande réalisation : le juste entendement, poussant à l'action sur soi au sens de la Gnose, le véritable esprit de franc-maçonnerie personnelle, l'acte magique qui libère.

Le quatrième chemin est exclu pour nous. Il ne peut être suivi que par des entités montrant, après leur mort, tant de qualités propres à l'Ame nouvelle, et une telle orientation intérieure qu'elles peuvent se maintenir dans le microcosme avec une partie de leur personnalité et se risquer à confier leur corps astral au feu astral nouveau.

Reste le troisième chemin, la vraie Voie royale, le chemin de la magie gnostique, le chemin où le bouton de Rose s'éveille de son sommeil de mort, le chemin qui nous est présenté à tous, le chemin des vrais joies royales.

Toutefois, jusqu'à ce jour, à peine quelques-uns sont parvenus à le suivre jusqu'à la libération finale: cela parce que le moi joue continuellement de mauvais tours à l'homme, qui préfère l'illusion temporelle au salut éternel.

On veut bien s'astreindre à gravir l'échelle sociale pour atteindre une position dans la société. On s'impose à cette fin les plus grands sacrifices. On prend volontiers de grands risques. Cela va ainsi quelques années, jusqu'au jour où une crise cardiaque ou un autre mal nous rattrapent, car les maux courent plus vite que nous !

Le refus ou l'acceptation du chemin de la délivrance n'est pas une question de foi ou de manque de foi, comme on l'a prétendu un jour. Ne vous bercez pas d'illusions ! Ce qui est nécessaire, c'est l'aspiration profonde à devenir un homme véritable , sinon on ne veut pas sortir de l'état animal ordinaire.

Devant le choix à faire, C.R.C. a faim d'une solution, il en appelle à ses qualités intérieures, à ce qu'il a acquis intérieurement. Il mange de ce pain et le partage avec la colombe blanche.

Mais aussitôt, paraît le corbeau noir !

A suivre...

À propos

“Nous sommes nombreux à avoir un regard différent, disons plus spirituel sur notre monde. Ce blog se veut un essai pour communiquer cette vision plus sereine et conforme à l’essence de l’être humain.”

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