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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

Le premier jour, Christian Rose-Croix prend conscience de sa propre indignité.

Le premier jour, Christian Rose-Croix prend conscience de sa propre indignité.

A cette lecture, je faillis m'évanouir. Mes cheveux se dressèrent sur ma tête et une sueur froide m'inonda de toute part.

Car si je comprenais qu'il s'agissait des Noces promises, annoncées sept ans auparavant par une vision, attendues depuis longtemps avec un grand désir et prévues par des calculs et analyses poussées de mes positions planétaires, je n'avais pourtant jamais supposé qu'elles
s'accompagneraient de conditions si sévères et si risquées.
Je m'étais imaginé jadis, en effet, qu'il suffirait d'y paraître pour y être un hôte bienvenu et estimé; or, maintenant, on me parlait d'un choix divin dont, pour ma part, je n'avais jamais été certain d'ê
tre l'objet.

Je découvrais aussi, plus je m'examinais, qu'il n'y avait dans ma tête qu'incompréhension
et aveuglement concernant les choses cachées; que je n'étais pas non plus capable de saisir les choses les plus simples, que j ' avais pourtant à faire chaque
jour .

Que j 'étais encore moins destiné par la naissance à percer les secrets de la Nature et à les pénétrer; à mon avis, elle aurait pu trouver un disciple plus vertueux, à qui confier des trésors
si précieux, fussent-ils soumis au temps et au changement.
Je découvrais en outre que mon corps, mon comportement extérieur et mon amour fraternel du prochain n'étaient pas encore vraiment purs et sans taches.
Il m'apparaissait enfin que l'aiguillon de la chair était toujours présent en moi, tourné surtout vers la considération et le luxe de ce monde et non vers le salut de mes sem
blables.

De la sorte, je supputais sans cesse les moyens d'accroître rapidement mon profit personnel, d'édifier des constructions grandioses, d'immortaliser mon nom en ce monde, et entretenais bien d'autres pensées charnelles du même ordre.
Cependant, les paroles obscures relatives aux trois temples me préoccupaient particulièrement; je n'arrivais pas à les expliquer, même après mûres réfle
xions.

Et peut-être n'y serais-je pas encore parvenu sans une miraculeuse révélation.

Oscillant donc de la crainte à l'espoir, ne trouvant en moi qu'impuissance et faiblesse (de sorte qu'il était impossible de venir à mon secours et que l'invitation m'inquiétait), je finis par recourir à ma voie habituelle la plus sûre: avant de m'adonner au repos, faire la profonde et ardente prière que mon bon ange m'apparût, par décret divin, pour me guider dans mon incertitude, comme cela s'était déjà souvent produit auparavant; ce qui, Dieu soit loué, arriva sous forme d'un précieux et grave avertissement, pour mon bien et pour le bien du prochain.

C.R.C. reconnaît la signature de l'invitation, il savait depuis longtemps comment elle lui parviendrait , par le désir de la Gnose, en lui ouvrant son coeur.

Finies, les rêveries idéalistes, il faut avancer. Si vous ne bougez pas ou si vous faites marche arrière, des difficultés surgiront à coup sûr, tels des maux physiques, des tensions psychiques.

Tant que le candidat s'obstine à idéaliser le chemin de la délivrance, il ne fait qu'endosser un costume d'initié, tissé par lui-même de toutes ses rêveries.

Qui a reçu le Sceau est admis dans un processus au cours duquel le moi ne peut jouer aucun rôle que celui de la reddition totale, de l'endura, du dépérissement, qu'il doit réaliser dans la Force de la Gnose.

Le candidat est placé au centre du processus avec ses qualités intérieures du moment et malgré ses manquements et défauts encore présents.

Vous pouvez vous représenter la désolation de C.R.C. dès qu'il eut reçu le sceau.

Que possède-t-il en effet ? Certes, le signe de l'Ordre est gravé sur son sternum, mais pour le reste il ne constate en lui que résistance et aveuglement concernant les choses cachées, et son incapacité à comprendre les choses qui tombent sous le sens, et qu'il a pourtant à faire chaque jour !

Il a l'impression de n'être bon à rien et pense qu'on trouverait partout des candidats plus aptes que lui.

Son corps, son comportement extérieur, son amour du prochain sont-ils bel et bien purifiés ?

Ne lui reste-t-il pas quelques convoitises pour les choses de ce monde?

Les paroles obscures relatives aux trois Temples, dont la signification lui échappe, le frappent surtout : un temple où prier, il connaît cela, un temple où s'adonner aux méditations mystiques, il connaît cela de la même manière, un temple où se rassembler, il connaît cela aussi, un temple où venir écouter, pareillement.

Mais un temple qui soit un lieu de travail, où entrer comme ouvrier ? Et puis cet avertissement pressant ? Comment s'y retrouver ?

Ainsi le nouveau frère, ou la nouvelle soeur, oscille entre l'espoir et la crainte.

C.R.C. est dans une grande détresse intérieure.

Il s'examine à tout instant mais ne découvre en lui que faiblesse et impuissance.

Conscient de ne pouvoir rien faire pour lui-même, il est déconcerté par l'avertissement menaçant qu'il vient de lire. C'est la raison pour laquelle il recourt au moyen le plus sûr qu'il emploie habituellement : avant de s'adonner au repos, prier instamment et ardemment, afin que son bon ange, par décret divin lui apparaisse pour le guider dans son incertitude, ce qui arrive, Dieu soit loué, comme souvent déjà auparavant.

C.R.C.se soumet à la seule reddition de soi, non pas la reddition en tant que méthode culturelle, mais l'abandon de soi à la grâce comme à la disgrâce, avec l'espérance que le chemin vous sera montré intérieurement.

Que veut dire : "le bon ange"?

Il nous suffira de dire pour le moment, qu'un ange est une force naturelle, un être naturel vivant dans l'espace de notre champ de vie, un point focal du septième cercle aural.

Le bon ange en question est une force, qui se développe grâce aux échanges ayant lieu entre un candidat et un foyer directeur du sixième cercle magnétique.

Tous nos faits et gestes dialectiques, présents et passés, créent, autour de nous et en nous, un champ de force.

De même pour toute la vie gnostique. De ce fait, nous avons un bon ange et un mauvais ange qui, aux moments marquants de la vie, nous aident ou nous contrecarrent.

Faire appel, instamment, ardemment, à son bon ange, c'est crier de toute son âme : "Je ne sais plus ce que je dois faire, Seigneur, viens-moi en aide !".

Alors arrive la réponse de la Gnose, par l'intermédiaire du champ de force du Bien qui s'étend autour de nous. Et l'intéressé reçoit une impression du chemin à suivre, généralement en rêve ou dans une vision.

Les Noces Alchimiques de Christian Rose-Croix, Jan van Rijckenborgh

A suivre : Le rêve de Christian Rose-Croix, premier jour.

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