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Regards et Partage...

Un regard plus spirituel

"le trouble moral" suite de la Flûte Enchantée, de Mozart.

"le trouble moral" suite de la Flûte Enchantée, de Mozart.

Le trouble moral.

La scène suivante présente au spectateur la question de la morale.

Le cœur est confronté aux troubles moraux engendrés par le fait de suivre le chemin.

Le décor se transforme en une chambre égyptienne magnifique.

Trois esclaves du Maure Monostatos parlent de l’évasion de Pamina.

Il semble que le Maure ait voulu la violer.

« Tu connais ce rustre et ses manières ! La jeune fille fut plus maligne que je pensais. Au moment où il croyait la soumettre, elle a crié le nom de Sarastro. Le Maure en a été choqué au point de se trouver paralysé ! ».

Alors Pamina court jusqu’au canal et tente de partir sur une gondole vers un bosquet de palmiers.

Puis les trois esclaves épouvantés d’un supplice si infernal, voient Monostatos se saisir brutalement de la jeune fille, la ligoter et tenter de lui faire violence sans pitié.

« Ma haine te fera tomber dans la perdition ! ».

Les trois esclaves représentent les centres de la personnalité : le cœur, la tête et le plexus solaire.

Ces centres sont soumis à la volonté du désir primitif symbolisé par Monostatos.

C’est le principe égocentrique dur comme pierre qui est en l’homme.

Pamina, qui serait morte plutôt que de se rendre à ce désir égocentrique, tombe évanouie.

Il y a analogie avec la première scène où Tamino s’évanouit poursuivi par le serpent.

La force obscure du désir égoïste et la haine qui en résulte sont nées de la chute. Ces vices sont complètement étrangers à la lumière de l’âme et ont leur source dans le bassin.

Lorsqu’ils touchent le cœur, celui-ci en appelle à Sarastro et aux siens.

Le nom Sarastro semble dériver de Zoroastre ou Sarathoustra. Ce nom renvoit aux serviteurs du soleil, la « Fraternitas solaris », la Fraternité divine.

Le cœur de l’homme tombe sous l’influence des forces provenant du soleil.

Quand l’âme s’ouvre à cette influence, donc qu’elle appelle Sarastro, Monostatos, l’être du désir, est pour un temps neutralisé.

Pour le moment, l’âme nouvelle, Pamina, est encore trop faible, encore trop temporelle pour pouvoir atteindre le bosquet de palmiers – un point précis de la tête – par le canal – le petit circuit céphalique.

Du fait que le chercheur suit le chemin, le désir est de plus en plus contrecarré et domine de moins en moins. Le désir tire toujours le chercheur en arrière et détermine le développement de son âme, il est donc compréhensible que l’âme nouvelle pleine d’effroi s’efforce de se détourner de ces influences négatives.

Dans la mesure où la liaison avec la compréhension fait encore défaut, elle a tendance à se réfugier dans le passé et tente de restaurer l’ancienne liaison avec la mère, la sphère astrale.

A ce moment Papageno apparaît.

Pamina lui fait aussitôt confiance car il porte le portrait qui appartenait à sa mère.

Ils parlent de l’amour.

Papageno est peiné de n’avoir pas encore une petite épouse.

Pamina le réconforte. Elle ne comprend pas encore son devoir sublime de célébrer avec Tamino des noces spirituelles.

C’est pourquoi elle chante avec Papageno un hymne à la collaboration des sexes qui a sa place dans le plan divin.

Cette collaboration toute terrestre s’exprime dans les octaves inférieurs :

« Elle donne du piquant aux jours de la vie. Elle travaille à travers la nature. Son but élevé signifie clairement qu’il n’y a rien de plus noble que l’homme et la femme ; elle est la divinité bénéfique. »

A suivre … jeudi 25 avril 2013 … IIème partie des aspects Gnostiques de la Flûte Enchantée.

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